Côte d'Ivoire: L’attitude suspecte de la Communauté Internationale
06 janvier 2006
Que pouvons nous dire à la communauté nationale et surtout internationale, afin qu'elles comprennent qu'une rébellion comme le MPCI et autres bandes armées ne sont jamais prêts pour s'inscrire véritablement dans un processus de paix, malgré les énormes sacrifices fait par le président et les défenseurs des valeurs démocratiques, en acceptant encore une fois des assassins au premier rangs du gouvernement de la Côte d'Ivoire version Banny.
Dans cet élan de compromis pour la paix, le président Laurent GbaGbo n'a pas hésité à accepter le remplacement du ministre de l'Economie et des Finances. Bien que celui-ci ait montré sa compétence en réussissant à payer les fonctionnaires, même les déplacés des zones assiégées, dans une ambiance austère.
Tous les robinets des finances ont été fermés contre ce pouvoir. Mais ce ministre a réussi ce pari de maintenir la Côte d'Ivoire debout.
Quand à l'attitude de la communauté internationale, nous l'avons toujours dénoncée depuis le début de ce coup d'Etat manqué, car cela passe souvent inaperçu et n'est pas souvent pris en compte.
Pour rappel, cette communauté internationale condamne ce coup de force et ensuite elle contraint le pouvoir légitime et légal à discuter avec ces bandes armées. Quelques fois même, la communauté internationale joue le porte-parole de la rébellion. C'est pourquoi nous ne sommes pas surpris de ces attaques, bien qu'ils ont près de la moitié des membres du gouvernement. Ils savent que quelque soit la violation, ils ne seront jamais inquiétés par la communauté internationale.
Cette communauté internationale qui crie sur tous les toits que l'Afrique n'est pas démocratique et quand l'Afrique applique et suive les principes de fonctionnement d'un Etat, elle la sabote.
Elle s'apprête à introduire des gens non élus au parlement ivoirien : les rebelles .
Cela est grave et inquiétant pour nos peuples qui veulent enfin avoir leur liberté dans ce système de gestion étatique qu'est la démocratie.
C'est contre cette manière de traiter les pays africains que nous nous insurgeons. Et nous ne comprenons pas encore certains africains qui vendent l'âme et la dignité de leurs peuples pour leur seul prestige. .
Je vous remercie.
Jean-Claude Gnahoua
Représentant du Congrès Panafricains des Jeunes Patriotes (COJEP-Suisse)
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