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Guinee : Gabegie, Le règne de l’impunité
 03 juin 2005   Lansana C.

Laissons de côté les mesquineries et les abus causés au Comité de lutte contre la corruption, pour nous intéresser à certains cadres au casier judiciaire chargé, mais qui ont été malgré tout, nommés à des postes de responsabilité très élevés de l’Etat. Des personnes fortement chargées par des investigations financières durant leur gestion, se sont très souvent retrouvées à des niveaux très élevés de l’administration malgré tous les antécédents durant l’exercice de leur fonction de gestionnaire de la chose publique. Citons quelques exemples précis :

- Alpha Mady Soumah, ancien ministre des mines a été démis de ses fonctions de directeur général adjoint de la SEEG pour une sombre affaire de détournement de fonds au préjudice de cette société.

- Le ministre Cheick Amadou Camara, après son éviction du poste de directeur national du Trésor, a été traduit devant une commission de recouvrement siégeant au Camp Samory Touré, avec des preuves solides sur les fautes commises. Après avoir reconnu les faits, il a été sommé de rembourser les montants compromis. Ce qu’il a fait. Quelques années plus tard, il devient ministre de l’Economie et des Finances. «Ce qui devrait arriver est inévitablement arrivé». Octroi abusif de marchés de gré à gré en violation des lois, étouffement des scandales financiers, détournements à travers des faux dossiers savamment montés.

- Le récent et ancien tout puissant gouverneur de Conakry, M’Bemba Calvaire Bangoura, pendant qu’il exerçait au ministère de l’Enseignement pré-universitaire, a écopé d’une sanction pour indélicatesse financière dans la manipulation des ressources du projet de la Banque Mondiale dénommé PASE. Cela n’a pas empêché qu’il soit propulsé Gouverneur de la Ville de Conakry, avec une pérennité exceptionnelle au poste, malgré les abus, les brutalités et les détournements effectués pendant l’exercice de ses fonctions de gouverneur et enfin, après tout, il se retrouve de nouveau gouverneur à Faranah. - L’actuel Secrétaire général du Ministère de l’Hydraulique et de l’Energie a été accusé, à tort ou à raison, d’avoir détourné 800 000 dollars dans le cadre de la révision de l’avion DASH. Il exerçait la fonction de directeur général de Air Guinée. Incarcéré pendant plusieurs mois, voire une année, il a été sorti de prison, réinstallé dans ses fonctions, promu quelque temps après, au poste de secrétaire général. Le problème de fond est de savoir pourquoi interpeller un haut cadre de l’Etat, l’incarcérer et après le libérer sans rien dire sur son éventuelle culpabilité ou sur sa non-culpabilité. Pourquoi avoir interrompu la procédure judiciaire enclenchée ?

- L’ancien Gouverneur de Conakry durant les événements des 2 et 3 février, a été gravement accusé de recel, parce qu’un véhicule, pillé dans une des sociétés concessionnaires de la place, était immobilisé dans son domicile de fonction. Au moment où l’Etat, à travers son premier magistrat, était en danger, une autorité de premier plan est mouillée dans une sombre affaire de véhicule. Limogé pour un bref temps, il réapparaît sous différentes formes, politiques, administratives, policières avant d’être nommé ministre de la sécurité, un ministère clé dans la lutte contre le banditisme et l’insécurité, les vols et les détournements de deniers publics. Il n’a jamais été élucidé par aucune juridiction du pays s’il est fautif ou victime d’une simple manipulation de ses adversaires.

- Concernant le cas spécifique de M. Fodé Soumah, tout puissant vice-gouverneur de la Banque Centrale, parrain national du PUP, il est de notoriété publique que pendant la Première République, M. Soumah travaillait au crédit national de Madina, où il a été coincé pour vol et détournement. Sommé, par le Directeur du Crédit National d’alors, M. Guilao, qui, après que le fonctionnaire eut reconnu les faits, exige de lui, à ses risques et périls, cela en bon père de famille, qu’il aille chercher le reliquat des fonds détournés. Fodé Soumah saisit l’opportunité pour prendre la tangente sur Dakar. Il n’est revenu qu’à l’avènement de la 2ème République pour amorcer son ascension fulgurante qui ne s’appuie sur aucune expérience et qui ne tient nullement compte de son passé de fraudeur. Plus près de nous, malgré l’existence prouvée de sortie illicite de fonds en devises par le système des bons volants d’une valeur de 22 millions de dollars, en violation de toutes les règles et procédures de gestion et de la déontologie bancaire, il a été promu ministre de la jeunesse et son dénonciateur mis brutalement à la retraite par des méthodes peu orthodoxes. Ce genre de situation est fréquent dans la Fory gouvernance.

Son compère, M. Mamadou Sylla, PDG du groupe Futurlec est connu des tribunaux guinéens, des banques privées, pour y avoir laissé plusieurs ardoises, et pour avoir été emprisonné dans certains cas. M. Mohamed Camara, ex-maire de Matoto, est connu des services financiers comme fournisseur en denrées alimentaires des prisons civiles, fournisseur des organisateurs de l’OCI. Il a été dénoncé publiquement par le ministre des finances d’alors, Ibrahima Kassory Fofana, pour vol, surfacturation et recyclage de factures dans les circuits de paiements de l’administration financière, ceci devant tous les députés en plénière à l’Hémicycle. Il est demeuré le tout puissant député-maire de Matoto jusqu’à l’affaire du riz en juillet-août 2004.

M. Yacine Barry, député à l’Assemblée nationale, président de la Commission Economie et Finances, a été radié de la Fonction publique avec une vingtaine de cadres pour des motifs que nous ignorons. Il a été le seul réhabilité sans que l’on ne sache pourquoi, ni connaître le tribunal qui a examiné le dossier et qui a décidé de son sort favorable et de la suite réservée à ses autres camarades d’infortune. Ont-ils été réhabilités ? Sinon, quel est le degré de leur culpabilité?

Très récemment M. Youssouf Camara, ancien chef de division des grandes entreprises à la Direction Nationale des Impôts a été incarcéré, inculpé et condamné en même temps que Léopold Lamah, le directeur national adjoint des impôts et M. Paloma, du gouvernorat de Conakry. M. Camara a été soustrait de prison, réhabilité, réinstallé de nouveau comme chef de division des grandes entreprises sans que l’on ne sache réellement les motifs qui ont prévalu à sa grâce et qui justifient son innocence. Certains de ses compagnons d’infortune croupissent toujours en prison pendant que d’autres se retrouvent encore dans la rue.

Si nous nous fions aux quelques cas énumérés ci-dessus, nous constatons que dans le système de la Fory Gouvernance, le vol, le détournement des deniers publics, est une qualité, une vertu et non un délit. L’important étant d’avoir des alliés solides et savoir redistribuer une partie de l’argent détourné. En revanche, la compétence, l’intégrité morale, l’attachement aux nobles idéaux de la bonne gouvernance, sont des tares qu’il faut absolument éviter si l’on veut bénéficier des largesses des autorités du pays et rester à son poste. Dans le système de gestion de la Fory gouvernance, tout fraudeur est considéré comme une victime de la conspiration ethno-stratégique, des méchants opposants, des ennemis du régime, des adversaires féroces, des ambitieux pernicieux et manipulateurs.

Le corps judiciaire est perçu comme un corps corrompu au service des riches, des puissants, des ennemis du régime et tous inféodés à l’argent pour détruire, anéantir les vaillants fonctionnaires patriotes acquis à la cause du régime. L’ethno-stratégie, le népotisme, la corruption, les alliances matrimoniales, feront le reste. Ceci, dans le plus grand mépris de la justice, de la bonne gouvernance et du respect du contribuable anonyme. Dans un tel contexte, l’effort des journaux pour informer les populations est solitaire. La dénonciation, courageuse. Mais, le mal est profond. Car il s’agit d’un système politique mûrement réfléchi et appliqué avec constance, les objectifs en arrière-plan, étant perceptibles à l’œil nu. En République de Guinée, l’Exécutif agit seul, méprise les lois en vigueur, les institutions républicaines que sont la Cour Suprême, l’Assemblée nationale, le Conseil national de la communication, le Conseil Economique et Social. A titre illustratif, voici quelques exemples. L’Exécutif engage nos troupes dans des guerres tribales, inter-ethniques dans les pays voisins en prenant le parti d’un clan au détriment des autres bandes armées. Des milliers de nos soldats vont y combattre. Plusieurs y meurent sans statut précis, sans indemnités substantielles pour leur famille, sans aucune reconnaissance de l’Etat, même à titre posthume.

L’Etat y dépense des milliards et des milliards de nos francs et aussi plusieurs millions de devises fortes. Des civils guinéens sont assassinés par les hordes sauvages, provenant des bandes rivales, des femmes sont violées, des enfants plongés dans l’abandon et le désespoir.

Malgré la longévité des interventions et leurs multiplications à travers la sous-région, il n’a jamais été question d’une consultation même de forme de l’Assemblée nationale bien que rassuré du vote mécanique des députés de la Mouvance qui sont largement majoritaire au parlement ne serait ce que pour légaliser les dépenses effectuées. Pourtant, personne au sein de cette institution ne proteste, ni ne dénonce au moins pour la forme les pratiques anti-constitutionnelles de l’exécutif. La nature ayant horreur du vide et comme il est de pratique dans des telles circonstances, l’exécutif viole les lois du pays autant de fois que l’opportunité se présente, saute d’un pays à l’autre ; sans aucune crainte d’interpellation par les élus du peuple, pour continuer des guerres inutiles et sans enjeux réels pour le pays. Comme rétribution pour la Guinée des énormes sacrifices consentis, les vainqueurs de ces pays, au lieu de nous tendre une main fraternelle pour service rendu, pointent sur nous un doigt accusateur et parlent de menées subversives et déstabilisatrices de leurs nouveaux régimes. D’un autre coté, dans l’exercice de sa vocation traditionnelle, l’Assemblée nationale, à travers les sessions budgétaires, examine les lois de finance que les députés approuvent à la fois dans son volet recette et dans son volet dépense, au terme de chaque session.

Les dépenses ainsi votées et inscrites au budget, sont exécutées difficilement à hauteur de 30%, alors que les autres 70% sont absorbés par des dépenses impromptues non budgétisées en faveur des cercles des puissants du système que sont entre autres Santullo, Enco 5, Mamadou Sylla de Futur catastrophe comme aime à la dire Jean-Marie Doré, et Roda Fawaz de la société Katex internationale. Cette dernière a bénéficiée ces trois derniers mois, d’un payement d’une contre valeur de 15 millions de dollars en francs guinéens ceci malgré la grave crise financière que supporte l’Etat, incontestablement ces sommes se sont retrouvées sur le marché parallèle à la recherche de devises fortes. Parfois certains des montants décaissés dans le cadre des dépenses impromptues, sont absorbées par quelques autres privilégiés ayant des appuis solides dans le cercle restreint des parents et amis des très haut placés.

Malgré la contre performance des décaissements inscrits dans la loi des finances, l’année suivante, les députés examinent une nouvelle loi des finances sans tirer les leçons du passé, sans se soucier des causes répétitives des autorisations qui déclenchent l’ouragan des dépenses illégales, et sans chercher les raisons pour lesquelles les dépenses non budgétisées sont exécutées largement et prioritairement sur les dépenses inscrites dans la loi des finances ; enfin sans se préoccuper des dispositions réglementaires à prendre pour mieux éviter de nouveaux dérapages. Dans le volet recettes, à travers ses services déconcentrés, l’Exécutif lève des impôts qui ne sont pas inscrits dans la loi des finances (cas de IMDL, l’Impôt minimum de développement local passé de 2000 à 5000 francs guinéens).

Sans que la Cour Suprême n’ait daignée invalider la décision qui est pourtant illégale dans sa forme et dans son fond. Tout semble indiquer que les élus du peuple sont conscients des dérapages enregistrés du fait des dépenses impromptues et pourtant à la session suivante, ils votent des nouvelles lois de finance, sans protester, sans rappeler l’Exécutif à l’ordre et sans recourir à l’arbitrage de la Cour Suprême ou celui du peuple qui les a mandatés.

Ceci arrive soit parce qu’ils sont ignorants de leurs devoirs, soit par veulerie. Cela, parce que plusieurs de nos députés sont plus préoccupés à recevoir des tickets d’essence, de cartons de poissons, de primes et perdiems, de véhicules tout terrain, que de dénoncer les dérives autoritaires de l’Exécutif. S’agissant de la Cour Suprême, c’est encore plus grave. Rappelez-vous qu’en son temps, Maître Lamine Sidimé, nommé premier ministre, avait confisqué pour une longue période, la présidence de la Cour Suprême qu’il a pratiquement exercée cumulativement avec sa nouvelle fonction de Premier Ministre. Une seule personne cumule les fonctions de l’Exécutif et du judiciaire dans un Etat de droit, sans qu’officiellement une structure légale ne proteste !

Au-delà de cette situation, la Cour Suprême guinéenne n’a jamais dénoncé les violations flagrantes de la loi par l’Exécutif. Elle n’a jamais dénoncé la désignation d’un fraudeur à un poste de responsabilité, à encore moins se préoccuper des violations permanentes et flagrantes des conventions internationales par l’Exécutif, conventions qu’elle a ratifiées dans le cadre du respect des clauses contractuelles. Elle ne manifeste son existence que lorsqu’un pauvre homme d’affaire s’y aventure ou y est entraîné pour un pourvoi en cassation.

Concernant le Conseil National de la Communication, sa seule raison d’être est de suspendre des journaux, les punir au profit de l’exécutif, les sanctionner, abusivement au besoin. Il a perdu sa force de défendre le moindre journaliste, du plus petit fait anodin. Illustrons ce comportement par un cas connu de tous les auditeurs de la radio Africa N°1 à travers le dossier de M. Ben Daouda Sylla, journaliste et correspondant de presse, privé injustement de salaire de fonctionnaire depuis plusieurs années sur des bases quasi informelles, puisqu’il n’y a aucun jugement. Le CNC constate cette situation et garde le silence comme si de rien n’était, avec le plus grand mépris des lois et règlements en la matière.

Le constat en République de Guinée est l’acceptation par les forces vives, les citoyens, les intellectuels, cela depuis la Première République, de l’existence d’un pouvoir exécutif solitaire, oppressant, et autoritaire qui considère que la loi est faite pour les autres. elle s’applique aux sans défenses, aux populations faibles et marginalisées. L’opinion publique, le respect des règles et procédures en vigueur, l’avis des partenaires au développement, les conventions internationales, tout ceci n’a aucune valeur, aucune importance. sinon, comment expliquer la décision unilatérale, brutale d’expulser un homme d’affaire très connu de la place, qui a vécu-là depuis une vingtaine d’années, ayant investi plusieurs milliards de nos francs dans l’hôtellerie, la restauration, le commerce avec des centaines de travailleurs à sa charge. Les motifs officiels évoqués sont relatifs à des brutalités policières sur des citoyens guinéens et les modalités soit disant illicites d’acquisition de l’infrastructure hôtelière.

Mais il faut souligner que la police mise en cause, relève de l’autorité de l’Etat, les ministres impliqués dans la transaction de cession et la gestion commerciale du dossier appartiennent au gouvernement en fonction. Aucune des personnes relevant de l’autorité de l’Etat et concernée par les dérapages constatés, n’a été inquiétée par l’Etat. La justice n’a jamais été saisie de plainte contre X et dans la même période, le gouvernement prétend à tort ou à raison, vouloir attirer de nouveaux investisseurs privés dans le pays. Ni la Cour Suprême, ni les autres institutions républicaines n’ont dénoncé ou essayé de mettre le dossier en conformité avec les lois guinéennes. En République de Guinée, la lâcheté face à l’oppression et au pillage des gouvernants est collective. La souffrance stoïque, une religion. Le fatalisme et la résignation, une raison de vivre, une philosophie de comportement dans la résistance.

En République de Guinée, les populations, l’élite intellectuelle, les forces vives de la nation sont spécialistes de réjouissances, de déclarations de bravoure après les oraisons funèbres des puissants du moment. A titre d’exemple, rappelons qu’après la mort du Président Sékou Touré le 26 mars 1984, Conakry pleurait hypocritement à chaudes larmes à qui mieux-mieux. une semaine après, le 3 avril 1984, la rue chantait et dansait, de joie réelle, pour avoir enfin recouvré la vraie liberté. Les cadres s’exprimaient et dénonçaient avec véhémence les pratiques “ barbares ” en vigueur sous la première République, alors que ce sont les mêmes cadres démagogues dans la plupart des cas, qui rédigeaient nuitamment les lettres anonymes sur leurs collègues, leurs supérieurs hiérarchiques, leurs voisins de quartiers, abandonnaient leurs épouses et leurs enfants à la dépravation commanditée par les autorités d’alors.

Ce sont les mêmes qui juraient fidélité et dévouement indéfectible aux “ nobles idéaux ” du parti quelques jours seulement avant le 3 avril 1984 Pour redresser la situation guinéenne, maîtriser les dérapages économiques et financiers, combattre la corruption et le sentiment d’impunité au sein de l’administration, il faut une réelle volonté politique, un changement de philosophie dans la gestion de la chose publique. L’attentisme, la résignation et la complicité active de toutes les forces vives du pays est un gage certain pour la perpétuation du vol, du détournement des deniers publics, avec son corollaire de misère, de pauvreté dans le pays et d’images négatives et repoussantes à l’extérieur. En conclusion, l’on peut affirmer sans risque de se tromper que les 22 millions de dollars sortis frauduleusement sous forme de multiples petits bons de caisse sur un à deux ans de la Banque Centrale, ne seront jamais recouvrés par le trésor public dans le système de la Fory Gouvernance.

Les fraudeurs connaissent parfaitement les mécanismes et les méandres du système et ont, d’ores et déjà, affûté leurs armes pour mobiliser à tour de bras, de personnalités de premier plan appartenant tous à une même région. Ils créent des associations, des O.N.G regroupant des hauts cadres de l’Etat, des personnalités de la société civile, des officiers militaires à la retraite, pour soit disant assurer le développement d’une région du pays alors qu’en réalité, il s’agit purement et simplement de se protéger des poursuites judiciaires pour les biens mal acquis, de légaliser les vols et le détournements et aussi grâce à cette couverture, continuer le brigandage des maigres ressources financières du pays. Tandis que pour certains membres, l’adhésion à cette nouvelle structure est un piédestal pour de nouvelles promotions ou une garantie de pérennisation à leur poste juteux, même s’ils sont inefficaces et corrompus.

Pour d’autres, une aubaine afin d’assurer gracieusement le quotidien alimentaire. Pour l’ensemble des adhérents, cette organisation est un instrument de contre-pouvoir face aux réformes en perspectives. C’est aussi et surtout un instrument ethno stratégique dans la course effrénée pour la succession du Général Lansana Conté. Toute ces personnes ayant adhérée à cette organisation ne se préoccupent nullement du vécu quotidien des habitants des quartiers difficiles de Conakry, encore moins de ce que pensent les ressortissants des autres régions naturelles du pays. Encore moins des conséquences négatives d’une réaction à la chaîne que cela peut déclencher par mimétisme au niveau des ressortissants de ces régions naturelles-là. Pourtant, la Guinée est une et indivisible.

Toutefois, les ruses et les astuces marcheront dans un laps de temps et on pourra échafauder des mensonges pendant longtemps mais la vérité finit toujours par triompher.

MANE ROBERT
Source : Le Lynx


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Cette faillite économique est le résultat du pillage systématique des biens publics, le clientellisme, la corruption, le détourment des fonds publics et une mise à l'écart de la majorité des cadres compétants et intègres du pays.
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