Guinée : élections communales et communautaires boudées par les Guinéens
19 décembre 2005
Comme on pouvait s’y attendre, sachant le résultat à l’avance, les guinéens ne se sont pas bousculés devant les bureaux de votes.
Pour sanctionner leurs leaders politiques qui ont appelé d’aller voter massivement, ils sont restés tranquillement à la maison.
Des irrégularités ont été signalées à Kaloum en l’occurrence des urnes parallèles bourrées ont été découvertes par des sympathisants de l’UFR.
Quant à la commune de Matam, un bureau de vote fantôme aurait été découvert, c'est-à-dire que le gouvernement organise des élections de secours au cas où !
A Dixinn, on observe le même désert devant les bureaux de vote, dans cette commune certains électeurs n’avaient même pas retiré leurs cartes d’électeurs.
Dans certains camps militaires les représentants de l’opposition ont été tout simplement chassés par des officiers dévoués du pouvoir en place, notamment à Kankan où des représentants du RPG se sont vu intimés de quitter le camps militaire pour « permettre le bon déroulement des élections » comme le disait on officier un peu sur ses nerfs.
Quant à l'UFDG de Bâ Mamadou, il demande l'annulation des tous les votes dans les camps militaires qu'il conidère être encore moins democratiques que les autres du reste du pays.
A travers ces élections, les populations de Conakry, celles de l’intérieur du pays et l’opposition ont compris qu’il est impossible pour le gouvernement guinéen d’organiser des élections justes.
Tout observateur averti sait aujourd’hui que les jours du régime de Lansana Conté sont comptés, les Guinéens avaient cru à la petite fenêtre entrouverte par le ministre de l’intérieur. Ils sont aujourd’hui totalement déçus et floués.
Nous y reviendrons !
M. Ousmane Bah depuis Conakry
Correspondance spéciale pour www.nlsguinee.com
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