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    Info presse - ARGSZ : Compte rendu de la Commémoration du Cinquantenaire de la Guinée à Zurich


     samedi 08 novembre 2008   

    A l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance de la République de Guinée, l’ARGSZ a tenu à marquer l’événement à travers la journée commémorative qu’elle a organisée le samedi 04 octobre 2008 à Zurich. Nous vous livrons ici le compte rendu de cette journée de commémoration.

    Introduction

    Après l’accueil et l’installation des invités, la cérémonie proprement-dite a commencé aux environs de 17h00. Le président de l’Association des Ressortissants Guinéens et Sympathisants (ARGSZ) à Zürich, Monsieur Ly Elhadji Baila a ouvert la conférence par un bref discours de bienvenue. Avant de passer la parole au Secrétaire de I’ARGSZ, monsieur Ly Elhadji Baila a évoqué en quelques mots sa satisfaction de voir tout ce monde réuni autour de la commémoration du cinquantenaire de notre pays la Guinée.

    Présentation de l’ARGSZ

    Le Secrétaire Général de l’ARGSZ, M. Barry Salieu (voir photo) a présenté l’association ARGSZ, organisatrice de la journée commémorative du cinquantenaire.

    Barry Salieu, Secrétaire Général de l’ARGSZ

    M. Barry Salieu rappellera entre autre les circonstances dans lesquelles l’Association des Ressortissants Guinéens et Sympathisants à Zürich fut créées. Il dira en substance :

    « l’Association des Ressortissants Guinéens et Sympathisants à Zürich existe depuis 2003. Elle est créée suite au décès d’un compatriote du nom de Diallo Boubacar. C’est lors des tracasseries qui ont suivi le rapatriement de son corps que le besoin de se retrouver dans une structure associative s’est renforcé au sein de la communauté guinéenne de Zürich… »

    « Ainsi en juin 2003, l’ARGSZ fut créée avec des statuts et des règlements intérieurs adoptés par tous ses membres. Depuis, elle ne cesse de se développer à travers des activités socioculturelles, sportives et autres... L’ARGSZ compte s’ouvrir en participant activement à la création d’une fédération des associations des guinéens de Suisse avec bien sûr le respect de certaines règles de procédures garantissant la pérennité de la dite fédération...», a poursuit monsieur Barry.

    Enfin, le Secrétaire Général de l’ARGSZ a rappelé ceci : « s’agissant de cette journée commémorative qui s’inscrit dans le cadre de nos activités, l’ARGSZ la place sous le signe de réconciliation nationale. A l’issue de cette conférence -débat, l’ARGSZ compte élaborer un document de synthèse qui fera objet d’une large diffusion en vu d’apporter une contribution aussi modeste soit-elle à la construction d’une Guinée Nouvelle. »

    Après cette phase introductive qui a vu les interventions successives du Président et du Secrétaire Général de l’ARGSZ, le Conseiller de l’ARGSZ et Modérateur des débats Monsieur Sakho Tibou procédera à la présentation des membres du Bureau Exécutif de l’ARSGZ ainsi que les invités de marque qui ont répondu présents à la journée de Commémoration.

    Présentation des invités

    1) Les associations guinéennes de suisse

    - Délégation de l’Association des Ressortissants Guinéens et Sympathisants du Canton de Vaud (ARSCAV)
    - Délégation de l’Association des Guinéens de Genève et France Voisine (AGGF)
    - Délégation de l’Association des Guinéens de Berne (AGB)
    - Délégation des Guinéens de Biel/Bienne
    - Délégation des Guinéens de Bâle

    2) Les Conférenciers

    - M. Diallo Issa Ben Yacine, politologue et diplomate de carrière ayant servi aux Nations Unies en tant que Directeur de Cabinet du Secrétaire général Javier Pérez de Cuellar ; Secrétaire Exécutif de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique, etc...
    - Elhadj Diallo Lelouma, fonctionnaire international à la retraite (B.I.T /Genève)
    - Mme Ursula Reimer, membre de „lnternationale Gesellschaft für Menschenrechte (IGFM-Allemagne)"
    - M. Bah Thierno Oumar, fonctionnaire international à la retraite (HCR)
    - M. Djely Samoura, président de CAPS-CDH (Genève)
    - M. Jules Yamo, acteur politique guinéen et employé de banque à la retraite
    - M. Attigou Bah, ancien leader du mouvement estudiantin à l’UGAN de Conakry.

    3) Autres Invités

    - Madame Zoller Regina, PsychoSozialer Dienst (PSD) - Asyl-Organisation Zürich
    - Madame Diallo Brigit Evers, Soziale Arbeit mit jungen Migrantinnen - Vorstand „Verein sos rassismus“
    - La communauté malienne de Zurich
    - La Communauté léonaise de Zurich

    • Après la présentation des invités, le modérateur M. Tibou Sakho, ouvrira officiellement la Conférence en donnant la parole au premier conférencier M. Diallo Issa Ben Yacine pour le thème I, intitulé : « bref rappel historique et sens de la commémoration du cinquantenaire ».

    M. Diallo Issa remerciera d’abord la communauté Guinéenne de Zürich d’avoir réuni les Guinéens de Suisse pour commémorer ensemble les 50 ans d’indépendance avant de prononcer un discours édifiant dont voici le résumé :

    « La commémoration des 50 ans de l’indépendance de la Guinée a un sens. Je dis bien commémoration, je ne parle pas de célébration car dès qu’on parle de célébration on divise les guinéens en deux groupes au moins : ceux qui pensent qu’il n’y a rien à célébrer et ceux qui pensent qu’il faut danser, célébrer parce que l’indépendance nous a beaucoup apportés.

    Par conséquent, il n’est pas correct de parler de célébration mais plutôt de commémoration. C’est un événement important, une occasion exceptionnelle de réfléchir ensemble sur un bilan de parcours à la suite de quoi nous devons prendre des décisions. Des décisions qui ne privilégient pas le discours mais plutôt l’action. Il s’agit de savoir au fait :

    - Qu’avons-nous fait de l’immense espérance de l’indépendance proclamée il y a un demi-siècle ?
    - Qu’avons nous fait des abondantes ressources naturelles et humaines, de cet héritage si envié que nous avions le devoir sacré de gérer dans l’intérêt des générations futures ?
    - Quel bilan de 50 ans de construction nationale?
    - Qu’est-ce qui a été fait ou n’a pas été fait ? Bien fait ou mal fait ?
    - Qu’est-ce qui a été fait et qui n’aurait pas dû être fait ?

    Cinquante ans après l’indépendance on a connu deux régimes différents. Aujourd’hui nous sommes entrés dans une phase nouvelle avec beaucoup d’attentes qui ont pour noms : changement, dialogue, réconciliation nationale, bonne gouvernance, unité nationale, justice et démocratie… »

    M. Diallo Issa Ben Yacine passera en revue tous les termes cités ci-haut ; parmi ces termes, celui qui marquera le plus les esprits est « la réconciliation nationale ». A ce propos, le conférencier dira ceci :

    « La réconciliation nationale est une question qui est soulevée à partir du comportement de l’Etat, la violence du parti-Etat sous la première république et la violence de l’Etat sous la deuxième République. C’est une question qui est actuellement sans réponse et qui se trouve dans un carrefour dangereux dans la mesure où on parle bien de la réconciliation nationale mais comment parler de la réconciliation, du pardon alors que les morts ne sont pas enterrés ? On ne sait même pas où sont leurs corps. On ne nous a pas autorisés à honorer leurs corps, à prier sur ces corps. Comment parler de réconciliation nationale alors que certains d’entre nous cherchent encore à banaliser le crime ?

    Il est difficile dans ces conditions de parler de réconciliation et de pardon ! »

    Selon M. Diallo Issa il faut refuser l’indifférence générale face à la violence et à l’injustice et écarter toute idée de vengeance pour rendre justice aux victimes. Il finira son discours par formuler ses souhaits pour la Guinée :

    « Je souhaite que cette commémoration soit un point de départ d’une Guinée nouvelle fondée autour des valeurs en partage, une Guinée où les intérêts de la Nation soient privilégiés sur les intérêts individuels.

    Je souhaite que s’ouvre pour notre pays une ère nouvelle de solidarité et de fraternité.

    Que chaque guinéen et guinéenne plante un arbre qui sera le témoin de ce renouveau et de cette espérance.

    Que chaque guinéen et guinéenne vivant et travaillant à l’étranger s’engage à contribuer à un fonds de solidarité nationale à hauteur de 20€ par mois.

    Je souhaite longue vie, santé et courage à tous les témoins de cet événement historique (NDLR : c’est-à-dire la commémoration du cinquantenaire à Zurich)

    J’ai une pensée profonde pour tous ceux qui ont été privés de ce Droit par des crimes politiques, un crime indescriptible et qui pardonnent la lâcheté de criminels et les témoins silencieux de ce crime.

    Que justice soit faite et que plus jamais de tels crimes ne se répètent dans notre pays ! »

    • Après cette brillante intervention, l’honneur reviendra à Elhadj Diallo Abdoulaye Lelouma d’éclairer l’auditoire sur le rôle du Syndicalisme en Guinée (Thème II).

    MM. Diallo Issa - Djely Samoura - Tibou Sakho - Baldé - Diallo Lelouma - Ly Mamadou - Bah Thierno

    Elhadj Diallo Abdoulaye Lelouma a tout d’abord remercié l’ARGSZ d’avoir organisé cette journée commémorative avant de rendre un hommage au tout-puissant de l’avoir gardé en vie pour pouvoir commémorer les 50 ans de l’indépendance de la Guinée. Il va également remercier les non guinéens massivement présents dans la sale, preuve selon lui du bon comportement de la communauté guinéenne de Zürich à l’égard des autres communautés.

    Concernant le rôle du syndicalisme en Guinée, Elhadj Diallo Lelouma présentera une série d’ouvrages traitant du syndicalisme en Guinée, en Afrique et dans le monde. Voici le résumé de son intervention :

    « Quand je vous parle du syndicalisme, je vous parle de ce que je sais.

    J’ai été secrétaire général adjoint de la CNTG, j’ai été secrétaire adjoint de l’organisation de l’Unité Syndicale Africaine à Accra pendant 13 ans avant de rejoindre le Bureau International du Travail (BIT) où je m’occupais des activités du mouvement syndical Africain.

    Le syndicalisme a un rôle dynamique qui tient compte du concept sociopolitique du moment, de la nature des revendications et des problèmes qui se posent aux travailleurs.

    Le syndicat existe depuis deux siècles. Son rôle essentiel est de défendre et de promouvoir les intérêts matériels et moraux de ses membres et de tous les travailleurs. La fête du 1er mai est le résultat de la lutte des syndicats américains en 1886 pour la journée de huit heures.

    Concernant la Guinée, durant la période de l’indigénat il n’y avait pas de syndicat à proprement parlé car les guinéens qui étaient des indigènes n’étaient pas autorisés à former un syndicat.

    Malgré tout, en 1919, les travailleurs du port de Conakry ont réussi à organiser une grève pour protester contre l’injustice dont ils faisaient l’objet.

    Entre 1944 et 1946, quand la conjoncture sociopolitique qui prévalait en France a changé, les mouvements syndicaux africains ont profité de l’opportunité pour se faire légaliser et faire accepter l’idée du code de travail.

    En Guinée, dès cette période, l’Union Syndicale Confédérée des Travailleurs est constituée. A sa tête se trouvaient entre autres Ahmed Sékou Touré, le Docteur Ignace Deen et Koumandian Keïta.

    A cette même période les syndicats guinéens se sont joints à d’autres syndicats de la sous-région pour créer la Confédération Générale des Travailleurs de l’Afrique francophone (CGTA).

    En Mars 1946 fut créée l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG).

    En 1957 les mouvements syndicaux africains s’étaient réunis pour créer l’Union Générale des Travailleurs de l’Afrique noire l’UGTAN. Dans le comité exécutif de cette organisation se trouvaient deux guinéens : Ahmed Sékou Touré et Abdoulaye Diallo connu sous le nom de Abdoulaye Ghana.

    Sous la première République, bien que intégré au système du parti Etat, le syndicat guinéen a continué à jouer son rôle en prônant l’existence d’un code de travail, d’une législation sociale et d’une politique d l’emploi.

    Pendant cette période beaucoup de syndicalistes angolais, mozambicains, sud africains, et autres sont venus s’inspirer de l’expérience du syndicat guinéen pour participer au mouvement de libération de leurs pays.

    A l’avènement de la deuxième république en 1984, le PDG, les mouvements des femmes, les mouvements des jeunes, ont tous été dissouts, mais la CNTG (Confédération Nationale des Travailleurs de guinée) est restée intacte.

    De nos jours le syndicat guinéen joue un rôle incontournable dans la vie sociopolitique de notre pays.

    Je finirai en disant que le syndicalisme c’est la solidarité, c’est l’action… ! »

    • Le thème III, "Exil, Immigration et Intégration" fut abordé par les invités ci- après : Madame Ursula Reimer et M. Bah Thierno Oumar.

    - Voici en résumé le discours qu’a prononcé Madame Ursula Reimer :

    « … Les enfants et la jeunesse sont partout l’espoir de chaque peuple mais en Guinée les enfants et leurs Droits sont la plupart du temps oubliés.

    Les enfants ont droit à l’éducation et à la formation sans violence mais en guinée on a l’impression que "plus un enfant est frappé, maltraité et humilié, mieux il est éduqué…".

    Dr. Billy Allargun Keïta a décrit ce problème dans son discours à l’occasion de la venue du premier ministre Dr. Souaré à New York il y a quelques jours.

    Citation : [… La jeunesse, qui doit en principe être le vecteur du développement socioéconomique et politique, est trompée, brisée, désœuvrée, désespérée, abandonnée et dépravée par l’habitude avilissante de mauvais gouvernants...] Il faut se rappeler le cas de Fodé et Yaguine en juillet 1999.

    Sans chances et sans perspectives pour leur avenir, beaucoup de jeunes décident de quitter coûte que coûte la Guinée pour l’aventure en demandant l’asile dans des pays Européens et Américains.

    Beaucoup sont forcés également de quitter le pays pour éviter les menaces politiques et sauver ainsi leur vie.

    Compte tenu des difficultés liées à l’obtention des visas, les familles des jeunes font recours aux passeurs qui peuvent demander jusqu’à 14000€ (documents de voyage et frais de vol inclus). Ainsi les parents sont prêts à vendre tous leurs biens (maisons, terrains, bétails…) pour pouvoir payer les passeurs.

    Les passeurs donnent souvent à leurs victimes le numéro de téléphone d’une personne à qui s’adresser dès l’arrivée. Il se trouve que ces personnes sont impliquées dans des réseaux de trafic de stupéfiants ou de prostitution en ce qui concerne les filles. Malheureusement les victimes ne se rendent compte qu’une fois arrivées.

    Un des passeurs, du nom de N’Faly Keïta, agit souvent en Suisse et en Allemagne à la tête d’une délégation guinéenne pour identifier des jeunes guinéens et faciliter ainsi leur renvoi en Guinée. J’ai visité beaucoup de ces pauvres jeunes dans les prisons allemandes...

    Il faut signaler que beaucoup de filles que N’Faly Keïta a aidé à venir en Allemagne restent introuvables dans leurs procédures d’asile ; ce qui veut dire qu’elles ont officiellement disparu ou bien elles sont tombées vraisemblablement dans des filières de prostitution.

    Je conclurai en faisant quelques propositions qui me paraissent importantes pour l’avenir de la guinée que nous aimons tant.

    La première urgence pour que la guinée s’en sorte, c’est le départ de Lansana Conté et la mise en place d’un gouvernement composé essentiellement des personnes issues de la nouvelle génération. Il s’agit des jeunes compétents qui aiment la Guinée et les guinéens et qui mesurent non seulement les difficultés auxquelles font face leurs compatriotes mais aussi qui comprennent la particularité de leur pays.

    La Guinée doit également se doter d’un système judiciaire performant, impartial et au dessus des considérations politiques ou claniques.

    Bon cinquantenaire à la Guinée et aux guinéens de tous bords ! »

    - M. Bah Thierno Oumar, ancien fonctionnaire du HCR abordera ce thème en rappelant quelques traits d’Histoire le l’immigration. Il donnera ensuite une définition de l’étranger et de la frontière. Il a ensuite insisté sur l’exode massif des guinéens sous la première république.

    « …Des guinéens fuyant la dictature pour aller se réfugier dans les pays voisins (Sénégal. Côte d’ivoire, Sierra Leone…) ou occidentaux… »

    Plus loin il évoquera l’accueil que la Guinée a réservé aux réfugiés libériens et sierra léonais auxquels sont venus s’ajouter tout dernièrement les ivoiriens. Compte tenu du caractère spécifique de l’immigration, M Bah a enfin réitéré sa disponibilité à répondre aux questions lors des débats. Il terminera son intervention en souhaitant que les calvaires de l’immigration et de l’exil s’arrêtent pour que vivent mieux les futures générations.

    • Le thème IV, "Les Droits de l’Homme en Guinée" fut présenté par M. Djely Samoura, président de CAPS-CDH (Genève).

    M. Samoura prononcera un discours pertinent devant un auditoire attentif et conquit. Il va entre autre dénoncer les violations flagrantes des Droits de l’Homme en Guinée depuis l’indépendance en 1958 jusqu’à nos jours. M Djely Samoura a sensibilisé les uns et les autres en rappelant les pendaisons sous la 1ère République, les tortures sous la 2ème République et l’aventure macabre des jeunes "Yaguine et Fodé", tous deux retrouvés morts dans les trains d’atterrissage de l’ex-Compagnie aérienne belge SABENA.

    • Rappelons par ailleurs que Mme Diallo Mariama Kesso devait également intervenir sur ce thème, mais pour des raisons familiales, elle n’a pas pu effectuer le déplacement. Notons également l’absence des Doyens Dr. Aribot Boubacar et Barry Boubacar de Lausanne qui n’ont pas pu participer à la Commémoration à cause d’un empêchement de dernière minute.

    Après l’intervention de M. Djely Samoura, le modérateur M. Sakho Tibou annonce finalement une pause de 30 minutes pour permettre à tout le monde de se restaurer...

    Mme Ursula Reimer, M. Djely Samoura, M. Jules Yamo & M. Diallo Issa

    A la reprise, on a immédiatement entamé la deuxième partie consacrée aux perspectives d’avenir.

    • L’honneur reviendra à M. Jules Yamo de commencer cette 2ème partie de la conférence. Après avoir prié l’auditoire d’observer une minute de silence pour nos compatriotes disparus, M. Yamo interviendra notamment sur "la renaissance guinéenne". Voici en résumé quelques passages de son intervention.

    « …Je ne m’étendrais pas sur la longue périodes de tortures et de désintégration de la société guinéenne qui a détruit la cellule familiale et toutes les formes de progrès potentiels.

    Par ailleurs, un défi de justice traverse la Guinée. Chaque matraquage policier, chaque réclamation de la population noyée dans le sang, les scandales étouffés et les expéditions punitives et sanglantes de l’armée contre le peuple de Guinée, enfoncent d’avantage le pays dans les ténèbres de la souffrance et de la mort.

    Il faudra donc une Renaissance qui nous permettra d’appliquer et de respecter la loi fondamentale et mettre des hommes neufs et intègres aux responsabilités. Il s’agit d’un renouvellement profond de la manière de vivre et de penser.

    Chaque guinéen doit se poser la question : Que dois-je faire pour aider mon pays ?

    Il s’agit entre autres de l’autodiscipline, la connaissance et le respect de la loi ainsi que le refus d’alimenter la corruption. La conscience professionnelle permet d’accomplir honnêtement sa tâche. Exercer utilement son droit de vote pour parvenir au changement qui nous mènera vers le progrès social, économique et industriel… »

    Pour terminer, M. Yamo lancera un appel pressant aux guinéens de l’extérieur pour qu’ils s’impliquent massivement dans des projets pouvant conduire au changement tant attendu.

    • Après cette intervention, l’honneur reviendra à l’ancien leader du mouvement estudiantin de l’Université de Conakry, M. Papa Attigou Bah, de donner sa vision sur les perspectives d’avenir de la Guinée.

    M. Diallo Issa, M. Sakho Tibou, M. Diallo Elhadj A. Lelouma, M. Bah Thierno O. & M. Bah Attigou

    M. Papa Attigou Bah commence tout d'abord par exprimer son inquiétude face à la situation politique, économique et sociale en Guinée. Selon M. Bah tous les soucis que les guinéens ont actuellement sont des soucis qu’on exprime autrement en s’écartant de la réalité. Il ne comprend pas par exemple le fait que des pays fraîchement sortis d’une longue période de guerre comme le Liberia et la Sierra Leone peuvent avoir un pouvoir d’achat leur permettant d’acquérir des produits guinéens vendus à trois fois plus chers que dans les marchés guinéens alors qu’on continue à dire qu’en Guinée ça ne va pas.

    Il estime que le problème guinéen est un problème de gestion. Il appelle la nouvelle génération d’évoluer des groupements associatifs vers la création d’un parti politique des jeunes. Pus loin dans son intervention, il lira un discours qu’il a prononcé fin septembre 2008 à Paris pour la création de l’Union des Mouvements pour la Renaissance Démocratique en Guinée. Voici en résumé quelques passages de ce discours :

    « La renaissance c’est le réveil, le renouveau, la résurrection, l’action de connaître un nouvel essor ; c’est renaître. On imagine que la vie a d’abord été perdue et qu’il faut, par une décision souveraine, revenir à la vie, ce qui ne va pas sans difficultés, sans lutte, sans discipline collective.

    Mes chers compatriotes, la nouvelle génération que nous sommes et qui vous propose la promotion de l’idée de la Renaissance Démocratique Guinéenne fera en sorte que notre pays, par une action concertée et une volonté démocratique commune de lutte, retrouve sa cohésion, sa force morale, son prestige intellectuel, sa puissance culturelle et scientifique, sa prospérité économique et tout son rayonnement international.

    Il est patent que le contexte de toute renaissance est toujours une situation globale de lutte entre deux forces, deux courants opposés, contradictoires : le courant négatif qui veut le statu quo, la facilité, le convenu, la paresse, le moindre effort, la tranquillité des habitudes, l’apathie, le discours intellectuel qui escamote l’essentiel d’une part, d’autre part, le courant positif qui veut le changement, le risque, l’innovation, le travail pour enfanter autre chose, le discours qui clarifie pour mieux armer les consciences, bref la construction.

    Sursaut, décision, risque, travail, prise de conscience, ambition pour un meilleur avenir, lutte persévérante, telle est la renaissance que chaque peuple entreprend lorsque l’urgence et la nécessité se font sentir.

    La nouvelle génération considère qu’entrer démocratiquement en action pour que le peuple de Guinée revienne à la vie sociale, prospère, croisse à nouveau et recommence à exister autrement, pour lui-même, tient de la logique historique, tout simplement. »

    • L’intervention de M. Bah Papa Attigou sera suivie de celle du Président l’ARGSZ Mr. Ly Elhadji Baila sur les perspectives d’avenir.

    S’agissant de la proposition de M. Bah Papa Attigou qui appelle la nouvelle génération à créer un parti politique des jeunes, M. Ly Elhadji Baïla exprime sa crainte que le parti qui sera ainsi créé ne soit étiqueté « jeune ». « Cela ne favorise pas forcément la démocratisation du pays…», poursuivra-t-il.

    Ainsi, selon M Ly Elhadji Baila, « si la nécessité pour les jeunes de s'engager en politique ne fait pas de doute, créer "un parti des jeunes" n’est pas forcément la solution ; cela est plutôt réducteur et peut sous-entendre que ceux qui ne seraient pas "jeunes" ne sont pas les bienvenus dans ce mouvement..». « Il faudrait en plus définir à partir de quel âge on cesse d’être jeune…», dira le président de l’ARGSZ.

    « En plus de la quarantaine de partis politiques déjà agréés, même si on créait, le parti des jeunes, des femmes, des vieux, etc, tant qu’il n’y a pas de transparence électorale, tant que les élections sont volées en Guinée, tant que les résultats des urnes ne sont pas respectés par ceux qui sont au pouvoir, on n’ira nulle part...», dira-t-il ensuite.

    M. Ly Elhadji Baila concluera son intervention en posant les questions suivantes :

    « - Qu’est-ce-que nous avons fait des 50 ans d’indépendance ?
    - Qu’est-ce-que les jeunes(?) qui ont moins de 50 ans, peuvent apporter aujourd’hui à ce pays pour qu'il sorte enfin des crises (politique & socioéconomique) qu'il traverse ?
    - Est-il nécessaire pour les jeunes de ressasser indéfiniment le passé ? »

    M. Keita Lancinè, Secrétaire aux Relations Exterieures de l'ARGSZ

    • Le secrétaire aux relations extérieures de l’ARGSZ M. Keïta Lanciné (photo ci-contre), fera à son tour une brève intervention sur les perspectives d’avenir quant au développement économique de la Guinée. Son intervention sera surtout axée sur la nécessité pour le pays de se doter d'un système agricole performant, des industries et un secteur tertiaire digne de ce nom...

    A la suite de cette intervention M. Keïta Lanciné posera la question suivante :

    « Qu’est- ce qui a été fait pour empêcher ce qui est entrain de se passer en Guinée aujourd’hui ? »

    Par ailleurs, le modérateur M. Sakho passera une information selon laquelle l’Ambassade de Guinée en Suisse a été conviée à cette manifestation mais malheureusement elle n’a pas pu être parmi nous.

    • Avant de commencer les débats, M. Sakho Tibou donne la parole à chacune des associations des guinéens de Suisse (Vaud, Genève, Berne, Bâle et Bienne).

    Dans l’ensemble, toutes les délégations ont remercié l’ARGSZ pour cette initiative de Commémoration du Cinquantenaire de l’indépendance de la Guinée. Dans la foulée, l’Association des guinéens de Genève et de France voisine (AGGF) et l’Association des Guinéens de Berne (AGB) ont annoncé leur intention d’organiser les prochaines rencontres des guinéens de Suisse.

    - L'on retiendra surtout la remarque faite par le président de l’Association des Guinéens du Canton de Vaud (ARGSCAV), M. Ly Mamadou concernant la sous représentativité de la Guinée dans les organismes internationaux. Monsieur Ly Mamadou propose la construction d'une passerelle entre les ainés guinéens (qui sont des fonctionnaires internationaux à la retraite ou non) et les guinéens diplômés et compétents afin de permettre ces derniers de postuler et obtenir des postes dans ces organismes. Il pense que les efforts conjugués de l’Ambassade de Guinée à Genève et des guinéens retraités de ces institutions ainsi que ceux qui y travaillent encore peuvent conduire à la construction de cette passerelle.

    • Ce fut finalement aux environs de 21h00 que les débats ont été ouverts par le modérateur. Compte tenu du nombre d’intervenants lors de la conférence ; et vu l’importance des thèmes abordés, le temps consacré aux débats s’est avéré insuffisant. Cependant quelques questions pertinentes furent posées et des réponses adéquates apportées. Des critiques et des suggestions ont également été faites.

    - Il faut noter l’intervention de M. Diallo Abdoulaye Yéro de la communauté guinéenne du Canton de Vaud.
    M. Diallo Abdoulaye Yero pense en effet qu’on aurait dû ouvrir cette conférence par une minute de silence à la mémoire de tous ceux qui ont apporté leur contribution à la proclamation de l’indépendance de la Guinée et qui ne sont plus là. Il trouve ensuite impardonnable que cette journée commémorative soit organisée sans la présence de l’Ambassade. Enfin, il adressera une question commune à M. Diallo Issa, Elhadj Lelouma Diallo et M. Djely Samoura :

    « Est-ce que les Universités guinéennes peuvent espérer vous avoir un jour pour transmettre vos connaissances aux étudiants et partager avec eux vos expériences ? »

    - A propos de la critique concernant l’absence de l’Ambassade de Guinée en Suisse à la commémoration, le président de l’ARGSZ donnera les précisions suivantes :

    « Il n’y a pas de polémique entre l’Ambassade et la communauté guinéenne de Zürich. L’Ambassade a été bel et bien invitée et la lettre d’invitation a été adressée au premier Conseiller politique de l’Ambassade M Arafan Kaba et le chargé des affaires sociales M. Molmou via e-mail comme ce fut le cas de tous les autres invités. Avant d’envoyer cette lettre d’invitation, le Conseiller de l’ARGSZ M. Sakho a pris le soin et le temps de contacter par téléphone M. Arafan Kaba afin de convier l’Ambassade à la commémoration du Cinquantenaire de la Guinée que l’ARGSZ organise à Zurich… »

    - En ce qui concerne la proposition de créer une passerelle avec les ainés dans le but de permettre aux guinéens diplômés et compétents de postuler et obtenir des postes dans les organismes internationaux, les cadres guinéens retraités de ces organismes en l’occurrence M Diallo Issa Ben Yacine, Elhadj Lelouma Diallo et M Bah Thierno Oumar, ont apporté leur soutien à cette idée.

    - S’agissant du partage des expériences des conférenciers au sein des Universités guinéennes, tous ont accepté cette idée qui permettrait aux étudiants de bénéficier de leurs expériences respectives. Elhadj Lelouma Diallo dira à ce sujet que ce partage a déjà commencé. Il a rappelé en ce qui lui concerne d’avoir participé à un forum dans ce sens à l’Université de Conakry. Quant à M. Diallo Issa, celui-ci a rappelé que cette transmission d’expériences est en cour en citant l’exemple des stagiaires du ministère des affaires étrangères qui sont venus en stage de formation à Genève.

    A l’issue de cette journée commémorative il a été décidé qu’un document de synthèse sera rédigé et que celui-ci serait intitulé "la déclaration de Zurich". Il s’est dégagé ensuite plusieurs idées et propositions parmi lesquelles il y a :

    - la création d’un fonds national de solidarité dont les modalités de fonctionnement et de gestion seront définies ultérieurement ;
    - le souhait que chaque guinéenne et guinéen résidant à l’étranger plante un arbre pour marquer cet événement aux regards des générations futures. Les modalités de cette opération seront également fixées ultérieurement avec la coopération des autorités nationales ;
    - le souhait d’entamer immédiatement des consultations auprès des associations et fédérations d’associations de guinéens à l’étranger afin qu’ils adhèrent aux propositions figurant dans la future déclaration de Zurich ;
    - le souhait de voir enfin UN CHANGEMENT POSITIF s’opérer en Guinée.

    PS : Le document de synthèse annoncé ci-haut sera bientôt disponible. Celui-ci contiendra entre autre les interventions complètes de tous les conférenciers ainsi que toutes les réponses aux questions posées lors de la journée de commémoration.

    Zurich, le 08 novembre 2008

    - M. Ly Elhadji Baila, Président de l’ARGSZ
    - M. Barry Salieu, Secrétaire Général de l’ARGSZ
    - M. Sakho Tibou, Conseiller de l’ARGSZ

    ******************************

    Communiqué transmis par:
    Le Secrétariat à l’Organisation & l'Information de l’ARGSZ
    E-mail : association.argsz@gmail.com (ou bien) argsz@sunrise.ch
    Tel: (+41) 076 534 24 19
    Pour www.nlsguinee.com


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