Guinée : La presse guinéenne muselée.
05 décembre 2005
C'est avec beaucoup d'indignations que je constate que l'ensemble de la presse de Guinée, pourtant l'une des meilleures du continent africain, est de plus en plus muselée par les différents acteurs du régime dictatorial de Lansana Conté.
Le pouvoir en place et son armée pratiquent des intimidations à l'égard de la presse, comme moyen de manipuler l'opinion publique en leur faveur. Quelques Journalistes et photographes informent l'opinion publique dans le sens souhaité par le régime afin de décrocher des postes importants dans le gouvernement. Et oubliant que des millions de personnes souffrent sous ce régime de non droit de Conté. Ceux qui, parmi les journalistes et les photographes qui donnent des informations justes et qui défendent les intérêts collectifs pour tous les Guinéens, et qui croient en objectivité et la dignité de leur métier sont defférés devant la cour et tribunaux pour délits de presse, injures publiques ou encore forcés à quitter le pays. La présence de la police criminelle dans les locaux de la presse est dévenue quelque chose incroyable de tous les jours. Chaque sémaine qui passe en Guinée, plus de deux journalistes passent plus de 48 heures dans l'une des prisons des cinq communes de la capitale.
Pas un seul jour ne passe sans que ne soient dénoncées les atteintes aux droits des journalistes, acte d'humiliation, de torture dans les prisons, d'intimidation á l'égard des journalistes et photographes de la presse qui ont toujours prouvé leurs volontés pour la paix et la démocratie dans notre Guinée.
M. Mamadou Oury Barry
Rédacteur ECRG/ en Allemagne
Bottrop, le 4 décembre 2005
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