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Guinée : Pouvoir et Opposition, quel parcourt du combattant pour la démocratie !

 01 décembre 2005  

« Découvrir puis exploiter les failles de l’adversaire n’est peut être pas la plus courageuse des stratégies, mais c’est assurément l’une des plus efficaces…»

En lisant ce matin cette citation de Fatou Diome dans son roman ‘’le ventre de l’Afrique’’, je me suis dis : ’’ tiens tiens, cela ne s’appliquerait-il pas à la classe politique guinéenne…’’

Cette introduction peut porter à sourire mais à y voir claire, on se rend compte que côté efficacité, l’opposition tarde à voire les failles de son adversaire.
En effet, comme l’ont écrit certains compatriotes, notre opposition souffre d’un manque chronique de stratégie face au régime de Lansana Conté.
En effet, un bref récapitulatif du parcourt effectué par l’opposition guinéenne en quête éternel d’alternance tend à démontrer set état de fait.
Ainsi, depuis la légalisation des partis politiques au début des années 1990, il y a eu plusieurs scrutins contestés par nos braves politiciens.
Lors de la présidentielle de 1993, certains spécialistes ont affirmé que le Général Conté a volé la victoire au leader du RPG M Alpha Condé.
En 1998 ce fût au tour des partisans du candidat de l’UPR, M Bâ Mamadou de crier à la fraude et à l’injustice politique.

Les leaders politiques se sont vite consolés autour de l’idée que 1998 était l’ultime mandat du Président de la République. On entendait dans les rangs de l’opposition certains dire à l’époque: ‘’de toute façon puisqu’il s’agit de son dernier mandat, si le président a triché ce n’est si pas grave…’’

Aujourd’hui, on a envie de dire quelle naïveté politique? Ne dit-on pas qu’il n’y a jamais deux sans trois? Le Général LAnsana Conté et ses proches n’en ont cure!

Depuis la première élection frauduleuse de décembre 1993, l’eau a coulé sous les ponts (pas celui de 8 novembre).

- Alpha Condé fût arrêté et mis hors d’état de nuire aux intérêts de WAWA.

- Kaporo-Rails est passé par là et même le doyen Bâ s’était fait poussé la barbe après quelques semaines au gnouf ;

- Une rébellion dont personne n’ignore aujourd’hui les origines a attaqué le pays et détruit une bonne partie de certaines villes de la Guinée forestière. Rébellion qui a coûté très cher à la Guinée en termes non seulement humain mais aussi et surtout financiers selon les dires de l’actuel PM Cellou Dalein Diallo. On attend toujours les estimations du coût de cette rébellion.

Et que dire par ailleurs de ces notables (de la Haute Guinée?) qui selon le PUP ont proposé au Général Conté de modifier la constitution pour s’éterniser au pouvoir?
De toute façon en Guinée les sourds-muets et même les morts ont pris la fâcheuse habitude de parler quand-il s’agit de tout faire pour que Lansana Conté règne à vie.
Pendant ce temps, le pays a connu une valse de premiers ministres sans réels portefeuilles ni assise politique.
M Sidya Touré qui était le sauveur annoncé a fini par déchanter lorsque son mentor Lansana Conté a compris la véritable signification des termes «réformes économiques et lutte contre la corruption» synonymes pour lui et ses proches de pertes de privilèges. Le maître de WAWA a vite fait de dépouiller ce premier ministre technocrate de toutes ses prérogatives.
Démission? On nous disait qu’on ne démissionnait pas à untel poste de responsabilité en Guinée. Il a fallu attendre que M Fall jette l’éponge pour démentir cet adage…
M Sidimé quant à lui, ayant connu un passage vide à la primature, nous ne jugeons pas nécessaire de faire allusion à ses multiples « considérant…».

L’opposition n’arrive toujours pas à voir les failles de l’adversaire à plus forte raison les exploiter…. En tout cas c’est l’impression qu’elle nous donne.

Lorsque le Général Conté et son administration ont voulu arnaquer le peuple en vidant la loi fondamentale de son contenu essentiel en 2003, tous les leaders politiques de l’opposition ont crié gare. Des communiqués ont été diffusés partout, on s’est même constitué en un n-ième mouvement dénommé «Front Républicain pour l’Alternance Démocratique ou FRAD».
On s’est mis à espérer en croyant naïvement que le FRAD qui venait de naître était celui que tout le monde attendait. Jugement trop hâtif? Les premiers flottements du FRAD furent sans doute le fait de désigner ceux qui n’en faisaient pas partie de «traîtres» et de «collabos». Il faut aussi se rappeler de ce message flou de boycott que les leaders du FRAD ont adressé à leurs militants: «Boycottez le processus politique en restant tranquillement chez vous!»
Quel mauvais départ pour mouvement qui ambitionnait de chasser le locataire de Sekoutoureya !

En ce qui nous concerne par ailleurs, nous n’avons pas cessé d’attirer l’attention du FRAD sur le fait que si boycott il devait y avoir, celui-ci ne pouvait être qu’ACTIF si l’on veut réellement atteindre l’objectif de l’Alternance.
À défaut d’un BOYCOTT ACTIF et EFFICACE du référendum et des législatives, nous leur avons suggéré de s’entendre sur un CANDIDAT UNIQUE face au Général Président lors de l’arnaque électorale de décembre 2003.

Peine perdue car le résultat est aujourd’hui connu de tout le monde!

L’opposition n’a ni participé aux législatives et encore moins BOYCOTTER ACTIVEMENT la présidentielle qui s’en est suivie. La question de la candidature unique fût rangée aux oubliettes.
Aujourd’hui, le Général Lansana Conté qu’on s’était promis de chasser et qu’on dit malade est, et reste toujours président du pays. Après la démission de M Fall, le Général président s’est même payé le luxe de s’offrir un nouveau premier ministre en la personne de Cellou Dalein Diallo qui ne risque pas de lui faire faux bond en cette période de vaches maigres.

Le PM Cellou Dalein Diallo s’efforce tant bien que mal de gérer une crise qui le dépasse. Il patauge dans la boue et rencontre toutes les difficultés du monde à relever les énormes défis qui se dressent devant lui. Peut-il compter sur la courtoisie politique de son ministre M Jean Claude Sultan?
Comment un premier ministre sans une véritable autorité et sans une assise politique solide (avec toute cette lutte effrénée pour la succession qui l’entoure) peut-il être efficace dans les réformes indispensables pour le pays?
Il agit donc avec le peu de marge de manœuvre dont-il dispose; il colmate les brèches par ci en lâchant du leste à l’opposition par là tout ceci dans l’unique but de bénéficier du soutien des bailleurs de fonds. L’urgence est donc de gagner du temps face à une crise sans précédent. Ce n’est donc pas de la Gouvernance Salutaire.
L’opposition ne s’y trompe d’ailleurs pas, elle est prête FINALEMENT à accepter la moindre miette accordée généreusement par le pouvoir. Elle a compris quoi que TARDIVEMENT que mieux vaut tard que jamais!

La question que nous posons à l’opposition est la suivante: Pourquoi avoir refusé de participer au processus électoral en 2003 en boycottant passivement les législatives et la présidentielle et accepter aujourd’hui de participer aux élections communales et communautaires? Qu’est-ce qui a véritablement changé dans ce pays en si peu de temps?
Les radios privées? À en juger par le cahier des charges accompagnant le fameux décret qui les autorise, nous ne pensons pas que ces radios verront le jour de sitôt.
La Commission Nationale Autonome (CENA)? On peut toujours jouer sur les mots mais la réalité est têtue. Cette commission (aussi autonome ou indépendante soit-elle) qui désignera l’opposition victorieuse des élections en Guinée sous le règne de Lansana Conté n’est pas encore née. Même si les résultats disent le contraire, la commission finira toujours par accorder la part belle au PUP. De toute façon cela ne dérange personne puisque l’enjeu n’est pas si important que ça, en tout cas pas dans l’immédiat. Même après les communales, le régime continuera à imposer sa stratégie de maintien des acquis douteux grâce à l’exercice du pouvoir central.
On mobilise donc les militants pour des élections dont les enjeux sont purement locaux et on argumente n’importe comment. Nous voulons montrer que le régime triche, disent certains opposants comme si on ne le savait pas.
La vérité est que l’opposition guinéenne s’est trompée de stratégie dès le départ. Les leaders n’ont pas pu ou su coordonner leurs efforts pour pousser les dirigeants à respecter au moins la loi ainsi que les institutions du pays. Les chefs de partis ne se sont entendus que sur le minimum alors que les militants eux veulent le changement c’est-à-dire le maximum.
Les élections communales et communautaires ne peuvent pas apporter l’alternance en Guinée, c’est le moins qu’on puisse dire. On peut en revanche se positionner, rester aux aguets en attendant des lendemains meilleurs.
Attendre que le régime se fissure de l’intérieur peut aussi être une stratégie mais dans ce cas qu’on nous l’explique au lieu de se cacher derrière une argumentation bancale.
Ne pas affronter le régime dans les échéances électorales les plus importantes et qui présentent plus d’enjeux pour l’Alternance enlève toute crédibilité à ceux qui estiment aujourd’hui pouvoir faire vaciller le régime par des communales sans grands enjeux.

Telle est peut être la stratégie adoptée par certains en désespoir de cause!

De toute façon si le changement de régime qui s’annonce à grands pas est militaire (ce qui est plus que probable vus les derniers nettoyages effectués dans l’armée), celui-ci ne présenterait pas moins de risques que la situation actuelle surtout si l’opposition ne joue pas pleinement son rôle de précurseur. L’opposition devra plus que jamais continuer à se battre pour faire accepter l’idée d’un Gouvernement de transition aux nouvelles autorités dans ce cas de figure.
Compter sur une hypothétique aide de l’Union Africaine ou la communauté internationale dans son ensemble est tout simplement suicidaire. Le pays étant convoité à cause de ses richesses naturelles, il y aura toujours des partenaires prêts à secourir le diable sur le dos de la population à des fins purement mercantiles.

S’agit-il d’un positionnement tactique qui pousse l’opposition guinéenne à aller aux communales, l’avenir nous le dira. En attendant, une fois n’est pas coutume, nous encourageons les partis politiques à aller aux élections communales et communautaires pour éviter d’une part de se marginaliser davantage et d’autres part, rester en course pour mieux négocier un futur Gouvernement de transition post-Lansana-Conté. C’est tout ce qu’elle peut espérer pour l’instant puisqu’elle s’est enfermée toute seule dans ses contradictions internes.
Quant aux promesses de libéralisation des ondes, de dialogue nationale, commissions électorales et autres, celles-ci ne seront jamais tenues par le régime de WAWA.
On jouera aussi longtemps que l’on voudra à la roulette russe, le résultat restera le même car personne ne changera un système qui lui avantage outrageusement à moins qu’on ne l’y oblige.

Enfin, l’une des failles du régime de WAWA se situe sans doute au niveau de cette course effrénée à la succession au Général; ce qui n’augure rien de bon pour le pays.
L’opposition à défaut de monter sur l’arène pour en découdre devrait au moins jeter avec finesse des peaux de bananes sous les pieds de tous ces petits ambitieux et prétentieux qui sapent l’avenir des guinéens..

Participer aux communales et communautaires c’est bien, encore faudrait-il s’unir pour contester efficacement les éventuelles fraudes électorales?

Par M. Ly Elhadji Baila
Directeur Exécutif de www.nlsguinee.com
Membre Fondateur de l’ANDD et de www.guinea-forum.org


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