Guinée : La séparation des pouvoirs en Guinée, un impératif
21 novembre 2005
La nomination par Lansana Conté, président non élu, de Lamine Sidimé au poste hautement stratégique de Président de la Cour Suprême, Institution seule habilitée à mettre le Président de la République en accusation en cas de haute trahison, n’est qu’une mesure dilatoire destinée à amuser la galerie.
Aujourd’hui, notre devoir consiste, en tant que guinéen, à combattre le régime Conté avec toute notre énergie afin que les pouvoirs judiciaire et législatif recouvrent leur pleine et véritable indépendance dans notre pays.
Depuis son accession au pouvoir, la Guinée est devenue un pays où sévissent toutes sortes de pratiques contraires aux normes d’un Etat de droit. Toutes les Institutions de la République sont inféodées à Lansana Conté de qui elles reçoivent des instructions. L’impunité, le mensonge, la terreur, la corruption et j’en passe, figurent au menu du système Conté. Au gré de son humeur , il fait fabriquer des faux complots pour accabler ses adversaires politiques civils et militaires.
Voilà pourquoi , longtemps martyrisés, infantilisés et cloîtrés dans la misère, la peur et la méfiance, les guinéens, seuls détenteurs de la souveraineté nationale, éprouvent encore beaucoup de mal à se soulever pour chasser Lansana Conté et ses amis du pouvoir. A ce titre, le scrutin du 18 décembre 2005 revêt, à mes yeux, une importance capitale. En effet, il peut servir de catalyseur pouvant entraîner la chute de l’actuel régime guinéen puisque les tenants du pouvoir s’entêtent à vouloir gagner à tout prix ces élections par une fraude massive. Aux guinéens d’en profiter pour recouvrer leur liberté et leur dignité.
M. Cécé Roger Haba
Paris, France
Correspondance pour www.nlsguinee.com
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