lundi 28 avril 2008
Enfin, l’humanité entière célébrer la journée mondiale du paludisme.
Mieux vaut tard que jamais, dit-on souvent. Car cette année 2008, fut la première année à laquelle toute l’humanité a décidé de consacrer une journée pour la célébration de la journée mondiale du paludisme. S’il existe déjà une multitude de journée mondiale de lutte contre telle ou telle maladie, pour la le paludisme, c’est la toute première fois dans l’histoire de l’humanité, malgré l’ampleur des dégâts causés par cette maladie à travers la monde. La Guinée, à l’instar des autres pays du monde a donc célébré la journée le vendredi 25 avril derniers par la remise de 350 moustiquaires à trois centres communautaires médicales, qui sont : le centre médial de Coléah, de la Minière et de Ratoma. C’est un don de Total-guinée qui a fait le geste en faveurs des plus démunis pour un coût total de 18 millions de francs guinéens.
De nos jours, malgré les recherches médicales et biologique ça et là, il n’existe pas encore de vaccin contre le paludisme qui fait toujours des ravages. Car, l’agent causal (l’anophèle femelle) a développé des capacités énormes qui résistent aux déférents produits à disposition. Or il est largement établi que le paludisme tue par an plus que toutes autres maladies y compris le SIDA. C’est pourquoi l’OMS n’a trouvé d’autre alternative que de consacrer toute une journée à la lutte contre la maladie afin d’attirer l’attention du monde pour la sensibilisation et l’information sur les dangers qui menacent tout le monde si on continu encore à négliger le paludisme. Ce qui permettra d’ailleurs de tirer la sonnette d’alarme pour permettre du coup aux institutions, aux gouvernements, aux ONG, aux entreprises et mêmes à des particuliers de faire des gestes symbolique en faveur de la lutte contre le paludisme. Et c’est d’ailleurs ce qui aura motivé les responsables de Total-Guinée pour le faire don des moustiquaires.
A l’occasion de la remise, le directeur des ressources humaines et administrative dira : « Nous avons mis en place un comité de pilotage pour marquer l’évènement. Donc le don de 350 moustiquaires qui est inscrit dans cet objectif là pour faire la prévention des personnes vulnérables qui sont les enfants de moins de cinq ans, les femmes en grossesse.» En recevant le don, les bénéficiaires ont tous manifesté un sentiment de satisfaction. « Nous sommes vraiment satisfait de ce don, car le paludisme est une maladie qui nous fatigue beaucoup » dira une dame bénéficiaire. Même sentiment de rejoindre du côté des responsables des différents centres médicaux ayant obtenu le don. C’est le cas de M Mamadou Kouyaté directeur du centre médical de la Minière qui laisse entendre que : « C’est un motif de réel satisfactions et d’encouragement. Chez nous en Guinée, nous avons plus de 75 % des malades qui arrivent pour le paludisme »
Toutefois, les moustiquaires imprégnées et distribuées par l’entreprise d’hydrocarbure serait toutes achetées aux marchés de Conakry ou de l’intérieur du pays. Ce qui prouve que ces articles (les moustiquaires) avaient été déjà offerts par d’autres organismes pour servir la population et qui, pour finir, se retrouvent sur le marché. La population, elle, n’aurait jamais bénéficié de ces moustiquaires, d’où la recrudescence et la progression de la maladie dans les foyers pauvres.
D’autre part, selon les statistiques de l’OMS, le paludisme tue chaque année un millions de personnes dans le monde. Et le contient noir est le plus touché avec un enfant de moins de cinq qui meurent toutes les 30 secondes. Pour l’OMS, le vaccin contre le paludisme ne peut être disponible que d’ici 5 ans. De son coté la Banque Mondiale a dans une étude menée sur la question du paludisme en Afrique affirmé que le continent noir perd chaque année plus de 12 milliards de dollars de son PIB dans la lutte contre le paludisme. Selon les bailleurs de fonds et les donateurs, pour l’année 2008, le budget alloué pour le combat contre le paludisme devrait passer de 60 millions à 1 milliards de dollars US, même si d’autres estimations font état de plus 3 milliards de dollars par an.
Pour l’instant, la lutte contre le paludisme se fonde sur des mesures de prévention à travers l’utilisation de moustiquaires imprégnées, l’utilisation des insecticides avec mesure et la prise des produits curatifs combinés.
« A mon avis, la lutte contre le paludisme doit nécessairement passer par la distribution en quantité suffisante de moustiquaires imprégnées à toute la population guinéenne. Les femmes enceintes, les enfants et pourquoi pas les adultes doivent trous dormir sous une moustiquaire traitéés médicament. C’est à ce prix et seulement à ce prix qu’on pourrait prétendre lutter contre le paludisme dans notre pays. » Conseille un médecin, spécialiste des maladies infectieuses.
A rappeler que le paludisme est une maladie parasitaire ou parasitose due à un hématozoaire du genre plasmodium, transmis à l’homme par la piqûre d’un moustique (l’anophèle femelle) qui est seul hématophage. Le palu est une maladie mondiale. Plus de 100 pays sont touchés, 2 milliards d’être humains soit 40 % de la population du globe sont menacés par ce fléau. Le paludisme est endémique dans les régions tropicales et équatoriales avec une recrudescence à la saison des pluies. Jusque là, l’homme au sens large du terme, ne dispose d’aucune immunité naturelle vis à vis du plasmodium et les enfants sont particulièrement vulnérables.
Par Lansana A. Camara
Correspondant de www.nlsguinee.com à Conakry
E-mail : lansanaminata@yahoo.fr
Pour www.nlsguinee.com