lundi 28 avril 2008
La semaine dernière, une importante délégation du gouvernement français à été reçue par le ministre de l’Economie, des finances et du plan en compagnie de son homologie du contrôle économique et financier et plusieurs autres cadres des différents départements ministériels concernés. Cette mission qui n’est pas à son premier séjour en Guinée, était venue discuter d’un plan de décaissement de la deuxième phase budgétaire accordé à la Guinée par la France. Et selon des sources proches du ministère, cette mission fait suite à l’engagement du président français M. Nicolas Sarkozy d’aider la Guinée dans l’ensemble de son processus socioéconomique engagé depuis l’avènement de la nouvelle équipe gouvernementale.
Au cours de la rencontre et des échanges de propos entre parties guinéennes et françaises, plusieurs points auraient été abordés dont celui d’un montant à décaisser. Ce montant est de 2,5 millions d’Euros selon les arrêtés conclus et l’enveloppe financière sera exclusivement utilisée dans le processus de réduction de la pauvreté et surtout dans la stabilité macroéconomique du pays. Pour une question d’efficacité de l’aide, le champ d’utilisation de l’argent a été orienté sur des secteurs très sensibles pour la population comme par exemple l’eau et l’électricité. Ce qui, aux dires du ministre des Finances est une priorité des priorités pour son gouvernement.
Et Dr Ousmane Doré de préciser : « C’était une mission conjointe qui était là dans le cadre d’un appui budgétaire et qui est accompagné aussi d’une mission de la commission européenne, qui est elle une mission exploratoire. Le tout dans le cadre d’une assistance budgétaire qui est envisagé par ces institutions ou ces pays pour la Guinée dans la logique de son programme de reforme économique et financière. Il fallait examiner les conditions de décaissement. Il fallait examiner aussi le besoin de financement et les conditions d’attribution avec les services techniques. »
Dans le souci de toucher la majorité de la population, la mission a recommandé à la Guinée de procéder à l’élaboration d’une stratégie accélérée de développement axé sur les secteurs prioritaires. Ce qui serait d’ailleurs en conformité avec les exigences des bailleurs de fonds bi et multilatéraux. La mission doit examiner les conditions d’éligibilité de la Guinée. C’est du moins ce qu’affirmera la représentante de la commission européenne lors de la rencontre. « On va regarder la mise en œuvre des reformes macroéconomiques et si le pays progresse, nous souhaitons l’aider dans ses efforts. Egalement, il faut regarder les reformes de la gestion des finances publiques. Parce que c’est un point très important pour permettre au pays de mieux gréer ses dépenses, de mieux gérer son budget, de mieux faire fonctionner sa politique économique, sa politique monétaire et budgétaire. Et nous sommes également intéressé à regarder où on est avec la préparation du programme de réduction de la pauvreté. Parce que c’est ce programme là que nous souhaitons soutenir le plus rapidement possible avec nos aides budgétaires. »
A rappeler pour mémoire que la toute première phase de décaissement de cette aide s’est effectuée depuis octobre 2007. De sources sûres, les conclusions issues des travaux de la présente mission détermineront les conditions et les modalités des prochains décaissements que le gouvernement guinéen attend avec impatience. Car pour qui sait actuellement la situation de pauvreté des populations guinéennes, on peut se faire facilement une idée du besoin d’une aide financière. Même si l’impact se fait moins sentir sur le quotidien du guinéen lambda
Par Lansana A. Camara
Correspondant de www.nlsguinee.com à Conakry
E-mail : lansanaminata@yahoo.fr
Pour www.nlsguinee.com