Afrique : Un colloque de jeunes Africains au Sénat à Paris évoque le cas de la Guinée
20 novembre 2005
Un colloque s’est tenu le 17 novembre 2005 au Sénat de la République française. Organisé par l’Initiative Internationale pour l’Union Africaine (IUA) qui regroupe de jeunes diplômés et chercheurs africains à Paris, il s’est penché sur le thème : « La participation des acteurs sociaux dans la gestion des crises et des conflits armés en Afrique ».
Ce colloque, placé sous le haut patronage de SE Alpha Oumar Konaré, Président de la Commission de l’Union Africaine (UA) a bénéficié de la présence de M. Saïd Djinnit, Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’UA.
Dès l’ouverture des travaux, les représentants du Sénat et de l’Union Africaine puis André Lewin, ancien Ambassadeur de France en Guinée et Dominique Bangoura, Présidente d’Honneur de l’IUA, Présidente de l’Observatoire Politique et Stratégique de l’Afrique (OPSA) ainsi qu’Alain Deletroz, Vice-Président d’International Crisis Group ont évoqué le cas de la Guinée au cours de leurs présentations.
Ces intervenants ont mis l’accent sur la prévention des crises politiques et des conflits en Afrique ; ils ont rappelé qu’il existe des mécanismes de prévention, gestion et résolution des conflits tant à l’échelle sous-régionale (CEDEAO) que régionale (UA) et internationale (ONU) ; la plupart de ces institutions disposent également de mécanismes d’alerte précoce ou rapide et de Conseils des Sages.
De même, il convient de rappeler que les forces vives d’un pays, c’est-à-dire principalement les partis politiques d’un côté et la société civile dont les syndicats, de l’autre, disposent également de moyens légaux pour s’exprimer et revendiquer leurs droits et de meilleures conditions de vie.
Dès lors, s’agissant du cas de la Guinée, la question fondamentale pour l’avenir du pays est la suivante : quel est le rôle d’une part, des forces politiques et d’autre part, de la société civile pour promouvoir une transition pacifique et démocratique ?
Comment faire en sorte que cette transition puisse s’installer sans violence et offrir ensuite toutes les garanties nécessaires pour que des élections libres, compétitives et transparentes se tiennent à l’issue de cette période transitoire et débouchent sur l’alternance politique ?
Comment la communauté internationale peut-elle accompagner ce processus ?
Deux sujets majeurs ont été abordés au cours de cette rencontre. Le premier a été consacré à la définition de la conflictualité en Afrique qualifiée de conflictualité politique par Mwayila Tshiyembe ainsi qu’au rôle des institutions nationales et internationales chargées de la paix et de la sécurité. Le second a montré le rôle des acteurs non étatiques, appartenant à la société civile, en particulier celui des jeunes.
Dominique Bangoura a analysé le rôle des femmes africaines dans la prévention et la gestion des conflits tout en établissant la relation entre « Femmes, conflits et pouvoir en Afrique ». Il est prévu une publication des Actes de cette conférence. La communauté guinéenne était présente à travers une douzaine de chercheurs et de jeunes doctorants inscrits dans les différentes universités de Paris.
Paris, le 20 novembre 2005
Communiqué de presse signé Dominique BANGOURA
Contact E-Mail : domibangoura@aol.com
Source: www.guinea-forum.org, partenaire de www.nlsguinee.com
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