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    Guinée : Compagnie Guinéenne de Coton à Kankan : Gaspillage des ressources, corruption des cadres, carence de résultats


     vendredi 25 avril 2008   

    Le projet coton de la ville Kankan aura été l’un des projets qui ont de plus fait la fierté du pays dans la passé. De nos jours, la grande question qui ses pose est la relance de cette filière, après le changement de gouvernement survenu l’année dernière. Cependant, au dire certains personnes travaillant pour le projet si le gouvernant ne prend pas des dispositions adéquates, les financements seront tous simplement des l’argent jetés par les fenêtres. D’après des études et des analyses techniques internes du projet, il s’avères que ce projet n’a rien de rentable si on lançait ses activités dans des circonstances actuelles de gestion. La semaine dernière, c’est la Directeur des Opérations de la compagnie Guinéenne du Coton Monsieur Mamadi Sittan Keita, qui est sortie du silence pour adresser une note technique au PM Lansana Kouyaté afin d’attirer l’attention du gouvernement sur réalités internes que certains cadres chercherait de caché à l’opinion dans leurs intérêts personnels et égoïste, au grand dame des populations locale et paysans producteurs. Dans ladite note technique on pouvait lire des passages assez évocateurs. Suivez plutôt mon regard :

    1- Introduction et motif de la lettre au PM.

    Monsieur le Premier ministre

    C’est avec humilité que nous vous faisons parvenir la présente note technique relative à nos commentaires sur le rapport d’activités du Projet de Relance de la Filière Coton de Guinée (PRFCG), après une année d’existence et d’activités. Elle répond avant tout au souci d’apporter notre modeste contribution au nouveau souffle que le gouvernement que vous avez l’honneur de diriger a bien voulu donner à cette activité, qui demeure un vecteur efficace dans la lutte contre la pauvreté en milieu rural.

    En effet, pour la seule campagne 2007/2008 et sous l’égide de votre gouvernement, un budget de plus de 22 milliards- quoi qu’avec des réserves- a été voté en faveur du coton en Guinée et pour une prévision de 5 000 ha avec une production de 7 500t de coton graine. A ce jour, plus de 15,6 milliards ont été mobilisées. Si l’on considère que pendant les 7 dernières années écoulées te pour plus de 100 000 ha avec une production e excès de 68 000t, ce secteur n’a pu bénéficier que d’une assistance financière de 18,5 milliards de FG de l’Etat, on dénote aisément le souci louable de votre gouvernement à relancer effectivement cette filière, qui a longtemps souffert de l’insuffisance de financement adéquat. Toutefois, en dépit de cet engagement du gouvernement et, en particulier, du ministre en charge de l’Agriculture, il est regrettable de constater que cette campagne de relance est la plus catastrophique de toute l’existence de la filière, ainsi que le montre le commentaire ci-après qui ressort de l’analyse du rapport produit suite au comité de pilotage tenu à Kankan du 22 au 23 mars 2008. La conspiration autour du budget de 22 610 729 868 FG

    Pour votre bonne gouverne, Monsieur le Premier ministre, ce budget avait été approuvé en mai 2007 avec réserves, en tenant compte de la baisse du taux de change de l’Euro qui était passé de 8 000 à 6 000 FG entre l’élaboration du budget et sa soumission à l’approbation du comité de pilotage. Ce qui devrait réduire substantiellement le budget en FG pour toutes les dépenses indexées sur l’Euro. Malgré l’insistance sur ce point lors du comité d’approbation du budget, le collaborateur de Monsieur le ministre de l’Agriculture, le Directeur du BCPA, qui en était le rapporteur, n’a pas daigné changer les chiffres. Donnant ainsi la possibilité de surfacturation au fournisseur des intrants importés.

    2- L’analyse détaillée du rapport sur l’utilisation des 15 600 000 000 FG alloués à la filière à l’Etat campagne 2007/2008

    De fréquentes surfacturations

    La campagne a connu plusieurs cas de surfacturation. A titre d’exemple, le rapport indique que les engrais ont coûté 157 000 FG par sac de 50 kg, qui correspondait au prix non révisé du budget. Au même moment, l’an dernier les commerçants le vendaient localement à 110 000 FG par sac pour la même qualité. Si l’on considère une marge pour ceux-ci de 10 000 FG par tonne. Pour les 1 500 tonnes d’engrais déclarés achetés cette année, cela fait une surfacturation manifeste de 1,7 milliards de FG.

    Aussi, la semence (graine de coton) est déclarée avoir été achetée à 1 600 000 FG la tonne. Dans le même rapport, le prix de vente de la graine de coton que nous produisons, qui sert également de semence, est de 500 000 FG la tonne ; soit une surfacturation de 1 110 000 FG par tonne. Pour les 200 tonnes de la campagne, cela représente 222 millions de FG. Rien que pour ces intrants, il y a une malversation financière autour de 2 employés- qui, malheureusement, n’ont bénéficié ni aux producteurs ni aux employés- qui sont les principaux acteurs de la filière.

    3- De l’insignifiance des réalisations par rapport aux prévisions Si la surfacturation est un phénomène qui a émaillé la campagne, la faiblesse des résultats sur le terrain est encore plus préoccupante. En effet, malgré l’utilisation à plus de 81% du budget des opérations courantes, le rapport indique une production de la campagne 2007/2008 attendue de 3 060 tonnes de coton graine. D’ailleurs, les dernières informations font état d’une production attendue de 80 tonnes (hormis l’ancien stock de 700t). Soit 11% de réalisation par rapport à l’objectif de 7 500t, pour une utilisation du budget à hauteur de 81%.

    Dans cette perspective, la décision du Gouverneur de la région de Kankan de faire mobiliser tous les transporteurs de son ressort pour drainer tout le coton à l’usine est salutaire. Elle aura permis d’exposer la mascarade qui caractérise la relance depuis le départ. Car il y a encore 20 jours, lors de la deuxième session du comité de pilotage, tenue à Kankan du 22 au 23 mars 2008, on déclarait une production attendue de 3060 tonnes pour la campagne 2007/2008. Cette déclaration a été faite en présence des ministres de l’Agriculture, du Commerce et es Finances. Etait aussi présent un représentant du ministre de la Transparence. L’intention était alors de dire après que le reste du coton est en brousse. C’est pourquoi le rapport parle de l’indisponibilité du parc automobile de la filière, en dépit d’un investissement de 497 millions dans les véhicules. Et cette initiative du Gouverneur à faire évacuer tout le coton risquant bien de dénuder cet argument, on commence à revenir à la réalité.

    D’autre part, ave ces résultats, on peut espérer tout au plus 3milliards de FG sur les recettes provenant desdits produits (hors ancien stock de la CGC). Dans ce cas, comment compte-t-on rembourser les 5 milliards de FG promis à l’Etat en 208 et qui étaient basés sur une recette attendue de 11 milliards de FG, ainsi que l’indique le rapport d’activités du Projet de Relance de la Filière Coton de Guinée ?

    En tout état de cause, si, ainsi que l’indique le rapport, le rendement est de 750kg/ha, dans ce cas avec les 800 tonnes de coton graine produits cette année, la superficie semée ne serait plus que de 1000 ha au lieu de 4080 ha. En conséquence, sur les 1 500t d’engrais déclarées achetées, seulement 300t auraient été distribuées aux producteurs. D’où 1 200t d’engrais aliénés. Ce qui équivaut à 3,7 milliards de FG disparus. 4-De l’absence de l’impact réel du financement important de l’Etat sur les producteurs paysans et employés, principaux acteurs de la filière

    Sur les 15,6 milliards de FG déjà mobilisés, 9 milliards sont partis chez le seul fournisseur INTRAKAM. Soit 60% de l’assistance de l’Etat. Les employés, l’un des secteurs principaux, n’ont reçu que 6% au titre de salaires, sans augmentation d’un iota de ceux-ci alors que les fournisseurs continuent à s’enrichir vertigineusement sur leurs dos. Et, ce, malgré la volonté manifeste du gouvernement à améliorer leur condition de vie. Quant aux producteurs, avec une production attendue de 800 tonnes, et pour une redevance annuelle de 595 000 FG à l’hectare, ils sont globalement déficitaires de 1 556 000 000 FG. Eux dont on cherche la situation s’en sortent avec déficit. Ceci n’est que la conséquence néfaste d’un rendement précaire et choquant de 200kg/ha, alors qu’il avait été prévu pour 1 500kg/ha.

    D’autre part, étant donné que les cotonniers étaient d’un bon état végétatif, selon le rapport d’activités du PRFCG, ce qui avait suscité de grands espoirs à l’époque, amenant même le PDG de INTRAKAM à projeter un rendement de 1 700KG/ha, pourquoi est-on aujourd’hui avec un rendement oscillant autour de 200kg/ha, en dépit d’un financement adéquat ? On a donc fait qu’abuser du producteur qui a investi énergie et sol pour se retrouver avec ce rendement tout au moins décevant.

    Au lieu de se préoccuper de cette situation lamentable, on embellit et donne des résultats flatteurs dans le but de confier à la même société INTRAKAM la gestion exclusive de la filière, comme pour récompenser ces dérapages. En fait, tout porte à croire que c’est INTRAKAM et complices que l’on cherche à enrichir à travers les fonds publics, en appauvrissant les braves producteurs et travailleurs.

    Ainsi, on fait miroiter un taux de réalisation de 82% des objectifs, basé sur des superficies déclarées semées qui ne sont même pas vérifiables. Alors que dans le secteur, c’est plutôt le taux de réalisation de la production qui reste pertinent. Et qui, comme on l’a dit plus haut, n’est que de 11%. Si on peut dissimuler la réalité avec des surfaces fictives, on ne peut jamais exhiber des produits fictifs. Parler des surfaces semées n’est qu’une manœuvre distractive.

    Dans un contexte où la culture cantonnière connaît d’énormes difficultés à l’échelle planétaire, une telle gestion de façon prolongée risquerait d’y porter son coup de grâce. Etant donné son impact socio-économique sur les populations bénéficiaires, cette culture devrait pourtant être sauvegardée. Afin d’avoir le minimum d’expectative pour en assurer la survie donc, il est impératif d’y associer une gestion sociétale, avec le souci constant de l’amélioration des conditions de vie des populations rurales concernées. Car on ne peut espérer des pouvoirs publics la mise à disposition, d’année en année, de subventions massives, spécialement si celles-ci ne profitent pas aux destinataires espérés.

    A la lumière de cette lecture, l’on n’est sans doute imprégner des réalités qui existent au sein de cette compagnie dont les guinéens ont du mal à sentir l’impact depuis belle lurette. DE nom, beaucoup de guinéen des quatre régions connaissent bien que le pays possède une compagnie de production du coton. Mais des articles et des retombés tout le monde semble bien ignorer l’existence de la compagnie. Alors que l’Etat guinéen accorde une subvention à cette compagnie a hauteur de plusieurs milliards de nos francs. Et c’est l’argent du contribuable qui est dépensé inutilement pour enrichir certains cadres égoïste et sans morale de la compagnie. Tout de même la bataille est lancé et attendons de voir si le gouvernement mettre encore des sous du pays dans un secteur aussi introductif et insignifiant.

    Le PM Lansana Kouyaté lui sera en visite de travail ce vendredi 25 avril dans la région et spécialement pour rencontrer les responsables et les producteurs du coton dans la localité.

    Par Lansana A. Camara
    Correspondant de www.nlsguinee.com à Conakry
    E-mail : lansanaminata@yahoo.fr
    Pour www.nlsguinee.com


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