lundi 21 avril 2008
Décidément, de par le temps qui passe, le monde est de plus en plus confronté au problème d’alimentation des populations. La sous-alimentation est une triste réalité qui préoccupe les pays du monde entier. Et c’est surtout le problématique du riz qui occupe le premier rang, quand on sait que les populations des pays double et même triples en temps record. La Guinée, à l’image d’autres pays africains est plus que jamais préoccupé par ce problème reçurent de denrées des premières nécessités dont la fameuse question de riz. Il n’est un secret pour personne que le riz est entré et cela depuis de nombreuses années maintenant, dans les habitudes alimentaires de toute la population guinéenne sans exception.
Dans les familles, qu’elles soient citadines ou rurales, l’aliment de base demeure la plat de riz préparé de différentes manière se ; on les goûts et surtout selon le revenu familial. Devant cette demande de plus en plus en croissante et une offre inférieur, le pays connaît très souvent des « petites crises », provoquant des remous aux seins de la population. Le pays, depuis plus de 30 ans ne produit pas ou peu le riz pour assurer l’autosuffisance alimentaire, comme par le passé. D’où l’obligation de faire face à l’extérieur pour l’importation du riz blanc cultivé dans les pays du Proche et Moyen Orient. Cependant, dans les années 70 selon certains donnés agricoles, la Guinée était considérée comme pays exportateur de riz local en plus d’autres cultures comme la Banane, l’Ananas, le mais, l’igname et autres.
Des recherches agronomiques menées sur la problématique du riz en Guinée révèlent de atouts tout à fait favorables à la production locale en quantité et en qualité du riz, ne ce reste que pour la consommation nationale.
De 1991 et 98, il y a eu des Lettres de politique de production du riz en Guinée, qui avaient permis à l’époque d’atteindre une production de plusieurs tonnes de riz paddy par hectare. D’autres recherches menées par des institutions comme l’IRAG, SNPRV, ADRAO/ARI ont démontré que le pays pourrait contenir une superficie cultivable de 470.000 hectares. Et des résultats des études sur l’aménagement hydro-agricole entre 1995 et 2005 ont fait des révélations importantes qui sont entre autres : 8.500 hectares de bas fonds, 3000 ha de plaine et 5000 ha de mangrove. La production totale sur ces terrains aménagés avait atteint 1.207.756 tonnes de riz paddy avec une prévision de 1.272.415 tonnes, soit un taux de productivité de 95%.
De par le passé, la production du riz paddy était reparti comme suit selon le SNSA pour les différentes régions naturelles du pays : 38% en Guinée forestière, 27% la Guinée Maritime, 25% la Haute guinée et 10% la Moyenne Guinée. Ce qui permettait de mettre sur le marché de consommation national plus de 120.000 tonne de riz dont les 65.000 de tonnes destinés au marché international. S’agissant de la consommation du riz par personne et par kg dans l’année, l’on n’a constaté que cette consommation varie d’une région naturelle à une autre. En Basse-Guinée, la consommation est de 100 à 120 kg par personne dans l’année, en Guinée Forestière 100 à 110 kg par personne, en haute Guinée de 50 à 100 kg et en Moyenne guinée de 60 à 100kg. Et la moyenne nationale de consommation en riz est de 95 kg par an et par têt d’habitant en Guinée. Ces différentes études et recherches montre que le riz reste si non le seul du moins l’aliment de base le plus largement consommé par la population guinéenne.
Toute fois, il existe bien d’autres céréales qui entrent dans la consommation quotidienne des populations, mais à des degrés très faibles. En Guinée, pratiquement dans toutes les régions, dans les villes et villages, d’un constat général, l’on n’a pas fait encore preuve de transformation des céréales comme la mais, le fonio, le sorgho, le mil, etc. Pour leur adapter au goût des consommateurs locaux. Ce qui pourrait alléger le grand attrait de tous vers le riz qui devient de plus en plus cher et rare sur le marché mondial… Dans certain pays comme la Sierra Léon, le Sénégal, la Coté D’ivoire, le Libéria ou le Mali, le manioc, le taro, l’igname, la patate douce, bref les tubercules préparées de différentes manière servent de mets au même titre que le riz. A en croire à certaines personnes ayant fait des séjours dans certains pays limitrophes de la Guinée, les guinéens devraient changer d’habitude dans leur consommation quotidienne. « J’ai passé plus de 4 ans au Mali (Bamako). Si tu vois quelqu’un acheter deux à trois fois successivement le riz au marché, dis-toi que c’est un guinéen. C’est pour vous dire que les maliens, les ivoiriens consomment moins le riz que nous les guinéens. C’est un constat connu de tout le monde.’ » Nous a confier un guinéen ayant fait un premiers pas dans le commerce au Mali Bamako.
De nos jours devant une crise généralisée et qui se fait de plus en plus sentir dans le monde, la solution qui semble résoudre le problème à court, moyen et long terme est la mise en place des bons politiques agricoles à échelle nationale dans les pays. L’Etat à travers son département en charge de l’Agriculture se doit d’initier des projets agricole et les soumettre à des bailleurs de fonds capables de les réalisés. De même, il serait souhaitable qu’un appui technique et financier soient apportés aux groupements agricoles, aux paysans qui seront capables de prouver la faisabilité de leurs projets bancables et orienter vers la promotion agricole. Les acteurs devraient inscrire le secteur agricole dans la priorité des priorités pour le développement du pays. L’agriculture étant le secteur qui occupe plus de 80% de la population guinéenne devrait être un secteur à ne pas négliger pour la lutte contre la pauvreté dans le pays.
En Guinée et peut être plus qu’ailleurs, la pluviométrie, le climat et la richesse du sol sont des éléments très favorables à une bonne agriculture rentable. Il suffit à la Guinée de pouvoir concrétiser les différentes Lettres de politique de développement agricole LPDA pour être répertoriée comme pays agricole par excellence et capable d’exporter le riz. A ménager des terres cultivables a l’aide des techniques d’irrigation, utiliser les méthodes technologiques agricoles, apporter un appui au groupements paysans, lutter contre l’exportation frauduleuse des denrées de premières nécessité qui sont entre autres voies et moyennes pour sortir la Guinée de la sous alimentation et assurer l’autosuffisance alimentaire.
Par Lansana A. Camara
Correspondant de www.nlsguinee.com à Conakry
E-mail : lansanaminata@yahoo.fr
Pour www.nlsguinee.com