dimanche 20 avril 2008
Une rapide revue des sites qui intéressent à la Guinée sur le Net et des
conversations avec les personnes qui vivent la réalité quotidien du Pays,
incitent plus au pessimisme qu'à l'opposé : tout le monde semble attendre
que quelque chose se passe sans que personne n'ai le courage de l'initier ;
même notre Général à l'air de douter de son pouvoir (et celui d'action).
En effet, nous constatons que* la chienlit économique -et par conséquence
aussi financière- prend des racines *pendant que tous les acteurs s'épient
en attendant que l'autre commette l'erreur qui lui sera fatale.
Malheureusement
ce petit jeu peut durer très longtemps car seuls ceux qui ne font rien ne se
trompent pas. Et comme personne ne fait rien, personne risque de se
tromper.
De l'interview de Mr Cellou Dalein nous avons compris après décryptage - car
Mr Diallo aime user de paraboles et d'euphémismes par "politesse politique"
pour ces adversaires comme feu Siradiou Diallo- :
- qu'il ne reconnaît qu'un exécutif qui est celui de son ami, notre
Général ;
- qu'il est trop occupé à structurer l'UFDG pour s'intéresser aux
détails de ce qui fait l'actualité en Guinée comme le décret d'annulation du
bradage immobilier à la Libye, les audits et la lecture des sites internet.
Malheureusement, aucune question n'a portée sur le chronogramme et
l'organisation des législatives : quelles garanties ils ont qu'elles auront
lieu comme prévues et sans tripatouillage ?
Vu les crises institutionnelle et financière actuelles, si rien n'est fait
dans l'immédiat, qu'elle plan d'action envisagent ils (avec les autres
partis) ?
Si Mr Cellou Dalein, comme Mr Kouyaté daignaient lire les articles sur le
Net- car à propos des audits, Mr Diallo dit : « (…)*On m'a dit que c'est
sur le Net* » - , ils auraient pu jauger de façon plus précise et surtout
honnête l'opinion des Guinéens en général car ces écrits sont divers,
engagés et surtout pour la plupart libres en terme de pression ou peur de
répression politique : hormis les propagandistes et extrémistes facilement
repérables, les internautes expriment tout haut ce que beaucoup pensent tout
bas en Guinée. Et puis n'oublions pas que la majorité de leurs
collaborateurs ne leur diront que ce qu'ils veulent entendre et leur faire
plaisir.
Mr Cellou Dalein devrait profité de son aura actuelle, de ses "bonnes
relations" avec le Président (car nous ne savons pas ce qu'en pense notre
Général) et de son électorat potentiel pour s'inviter dans la crise et
tenter d'influencer la politique au Pays. S'il commet la même erreur que
les autres leaders de penser que son succès présent est irréversible et que
le poste suprême lui est désormais prédestiné ; et qu'il faut juste être
patient et garder le profil bas ; il prend le risque d'être coiffé au poteau
par un *outsider* inattendu – même si l'UPR est entrain de se faire *hara
kiri, *ce qui le renforce encore beaucoup plus - .
Quant aux gouvernement, dans un souci de sauver la face, use d'expédients
comme décider de mettre in extremis *une* commission d'enquête (pas
*la*commission) sur les événements de 2007 ; des audits qui
ressemblent plus à
des opérations "bouc émissaire" vu leur terme de référence et leur
limitations. En fait le gouvernement tente habilement de donner
l'impression de progresser alors qu'en réalité, il fait du sens giratoire
permanent :
- seule une commission d'enquête internationale composée en
majorité d'étrangers (neutres) peut produire des résultats non biaisés et
fiables ;
- avec la crise financière actuelle, aura-t-elle l'argent
nécessaire à son fonctionnement alors que la CENI tire le diable par la
queue pour son financement ?
- les audits ne parlent pas des sociétés mixtes, para étatiques,
source principale de revenus du Pays où la mal gouvernance règne vraiment ;
et pourquoi ne pas *faire la lumière une fois pour toute* sur les rumeurs
des "gros détournements" qui ont fait la une dans le pays ?
En somme, la Guinée a caler et est en panne sèche (comme un véhicule) et
même notre Général est à court d'idées et de ressources pour maîtriser la
situation dont nous connaissons tous l'origine mais personne n'a le courage
d'affronter le problème ; avec des opposants espérant, à tort, que seules
les élections permettront de tout résoudre : rien n'est moins sûr et
certainement un peu tard.
Tout au moins, nous sommes soulagés de savoir que le principe de dialogue
entre le Général Conté et les principaux leaders de l'opposition pour une
sortie de crise est en voie d'être acceptée.
*Wait and see* !
Peut être que finalement Dieu va aider la Guinée !
Par Ibrahima Diallo - "Ollaid"
E-mail : ollaid@googlemail.com
Pour www.nlsguinee.com