jeudi 10 avril 2008
La marche contre la vie chère, projetée par l’Organisation de la protection des Consommateurs de Guinée, (OPC) et attendue jeudi a été annulée « faute d’autorisation » pour une date ultérieure, a appris APA auprès des organisateurs.
Les marcheurs prévoyaient de former une longue file, forte d’au moins 3000 personnes, qui partirait du palais du Peuple, siège de l’Assemblée nationale à la Primature.
Depuis plus d’une semaine, l’OPC affirme avoir déposé une demande de « marche pacifique », pour protester contre la cherté de vie, matérialisée par la hausse vertigineuse des prix sur le marché depuis quelques temps.
Elle a dû renoncer à son projet du fait que les autorités à qui la demande avait été adressée, n’ont pas « daigné répondre, pour autoriser ladite marche », a déclaré à APA Thierno Bah, secrétaire à l’organisation.
« Puisqu’ils n’ont pas répondu, nous allons leur envoyer dès demain (ndlr : vendredi) une autre demande, et 72 heures après une autre. Si après toutes ces démarches rien n’est fait, nous prendrons nos responsabilités d’organiser vaille que vaille notre marche », a-t-il poursuivi.
A l’en croire, cette marche qui retient l’assentiment des autres organisations de la société civile ne compte pas « s’opposer à la flambée des prix des produits sur le marché, consécutive à la crise du carburant sur le marché mondial ».
« Ce à quoi nous comptons nous opposer, c’est le manque de mesures d’accompagnement que le Gouvernement devrait mettre d’urgence en place, comme cela a été fait partout en Afrique, dans le but d’alléger tant soi peu le calvaire des populations ».
M. Bah dit en plus ne pas comprendre que le gouvernement, comme mesure d’accompagnement, n’ait songé qu’à augmenter les primes de transport des fonctionnaires guinéens.
« Que dire donc des 8 millions de Guinéens qui croupissent sous le poids de la misère ? », s’est-il interrogé.
Par APA-Conakry, Guinée
Pour www.nlsguinee.com