jeudi 03 avril 2008
Le réajustement des prix des produits pétroliers à la pompe survenu le 1er avril dernier s’est aussitôt répercuté sur les marchés guinéens des biens et services, a constaté APA.
Ainsi, dès le lendemain de cette hausse des prix de l’essence, du gasoil et du pétrole qui sont passés de 4300 francs guinéens, à 7000 francs guinéens, soit environ 700 FCFA, les commerçants de Kindia, une ville située à 150 km de Conakry, en Basse Guinée ont vendu le sac de 50 kg de riz à 190 mille francs guinéens voire 200 mille dans certains magasins, soit près de 20 mille FCFA.
Le même sac coûtait la veille 150 mille francs guinéens.
Dans la capitale Conakry, les prix ont aussi grimpé sur les marchés. Pour ce qui est du riz, la denrée de base des populations, on est passé de 140 mille francs guinéens à 160 mille.
Les commerçants ont procédé à des rajouts sur leurs produits, une façon de combler le manque à gagner créé par le renchérissement des tarifs des transports urbains et interurbains, qui a suivi la hausse des prix du carburant.
Dans les restaurants aussi, c’est le même scénario, les prix des plats ont grimpé.
Un plat de riz ou de haricot grillé qui coûtait 5000 francs guinéens est vendu dorénavant à 6000 francs guinéens.
Les populations qui ne savent plus à quel saint se vouer sont en train de voir comment s’accommoder à cette nouvelle vie.
Il y en a qui ont commencé à pratiquer la marche pour réduire les frais des transports.
Ainsi vous pouvez maintenant voir de nombreux habitants de Conakry entrain de se déplacer à pied sur de longues distances.
« Pour ce qui est des repas, il faudra aussi les limiter à deux voir un par jour, à l’allure où vont les choses », ironise un professeur de l’Université de Conakry.
C’est donc vers des lendemains incertains que se dirigent les guinéens, malgré les promesses faites par le gouvernement, qui a annoncé des mesures d’accompagnement pour limiter les dégâts causés par cette hausse des prix de l’essence à la pompe.
Par APA-Conakry, Guinée
Pour www.nlsguinee.com