Guinée : après l’arrestation d’Hissène Habré, nos dictateurs devraient se poser des questions !
16 novembre 2005
Cher compatriotes, c’est avec un grand plaisir que nous apprenons l’arrestation de ce dictateur sanguinaire qui a ôté la vie à des dizaines milliers de Tchadiens entre 1982 et 1990. Aujourd’hui, tout le monde se réjouit de cette interpellation tout en espérant que ce monstre, l’un des monstres de la politique africaine, sera jugé et puni sans circonstances atténuantes, il n’y en a d’ailleurs pas.
Avec la complicité de l’ancienne puissance coloniale qui lui a aidé pendant des années, ce fils du Tchad et de l’Afrique a montré le mauvais exemple en détournant des fonds publics, tuant ses opposants, torturant et exilant de milliers de ses compatriotes. Il mérite d’être jugé et condamné en fonction de son forfait.
En 1990, Hissène Habré est abandonné par ses protecteurs et amis, je me rappelle bien qu’en décembre 1990 une personnalité importante Française disait, je cite : « nous n’avons pas aidé Idriss Deby, mais nous l’avons laissé faire ». Il faut comprendre par là que ces dictateurs n’ont aucune assise politique, ils peuvent tomber à tout moment. Il suffit que le protecteur, en fonction de ses intérêts, juge nécessaire de le garder ou non.
Nos dirigeants guinéens devraient donc tirer toutes les leçons de cette interpellation de Habré, ils doivent savoir qu’ils ne seront plus à l’abris après avoir fuit leurs pays encore moins quand ils sont destitués par le peuple. Les crimes économiques sont aussi graves que celles politiques, car ils entraînent inéluctablement la misère, la destruction des structures sociales, la décadence et en résumé tout le malheur qu’on peut imaginer.
Par conséquent, les criminels de l’Etat à savoir le chef de l’Etat, tous les membres de son gouvernement et les opérateurs économiques (Mamadou Sylla avec les 22 millions $ par exemple) complices du désastre économique devraient être poursuivis où qu’ils aillent.
Aujourd’hui le guinéen moyen ne peut plus acheter deux sacs de riz avec son salaire, s’il a un emploi, le gouvernement montre ainsi son incapacité, conjuguée avec l’insouciance et l’égoïsme, de soulager le mal guinéen. Au contraire, il l’aggrave au fil du temps, le général président qu’on dit souvent malade voire même agonisant, reste actif quand il veut. Il est souvent vu chez ses femmes ou chez ses fournisseurs d’argent et parfois même à la banque centrale, ceci dit il y a lieu de se poser des questions sur cette maladie.
Est elle exagérée pour que la population compatisse et laisse faire ? C’est une possibilité.
Je crois fermement que le général président a compris qu’il ne peut rien faire pour la Guinée, alors il se retire à son village et ne sort que pour récupérer de l’argent sinon pour consolider son pouvoir. La Guinée est sans doute oubliée au niveau international, elle n’est plus représentée par son président depuis très longtemps.
Nos dirigeants doivent savoir que le glas de l’impunité commence à sonner et que leurs forfaits sont aussi graves que ceux reprochés à ce dictateur déçu du Tchad, Hissène Habré le criminel.
M. L. D.
pour www.nlsguinee.com
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