mercredi 02 avril 2008
Informer est une mission délicate. Cela exige de l’écoute des faits, de la recherche de la réalité de ces faits et une implication de la personnalité de celui livre l’information. C’est pourquoi, nous devons faire très attention quand nous décidons d’informer nos compatriotes et au-délà le public qui nous lit.
Avant de livrer les nouvelles à nos compatriotes, la crédibilité du contenu doit être nécessairement vérifiable, justifiable sinon nous tombons dans les travers de ce qui pourrait s’apparenter à de l’intoxication ou de la fabulation. Dans ce cas de figure, c’est le capital de crédit que les lecteurs accordent aux sites guinéens qui en paie le prix. Ce n’est ni plus, ni moins de la forfaiture qui friserait le mensonge.
Depuis hier, certains se sont amusés à verser sur les petits écrans de certains sites d’information que Chantale Cole est repartie en Guinée avec des détails qui relèvent, si ce n’est pas intentionnel, de l’intoxication pure et pire. Quel dommage !
Je voudrais relever ce manquement à la loi de l’information et de la communication.
Chantale Cole, s’il s’agit de la Guinéenne qui est victime de l’injustice la plus criarde du gouvernement Kouyaté, est toujours présente à Paris en attendant que justice s’établisse à son sujet. Dans les prochains jours, elle pourrait animer une nouvelle rencontre avec les Guinéens et cette fois en un haut lieu, gardien de la liberté et du respect des droits de l’Homme.
Autant dire que tout ce qui a été écrit concernant son retour n’est que balivernes.
Soyons sérieux.
Par Jacques Kourouma
jacques.kourouma@aliceadsl.fr
Paris 2 avril 2008
Pour www.nlsguinee.com