lundi 31 mars 2008
Comme prévu dans son plan d’action annuel, la deuxième édition de la Journée Scientifique guinéenne a eu lieu ce vendredi 28 mars 2008 à la Cité Universitaire Internationale de Rabat.
La Journée Scientifique guinéenne est cette plateforme autour de laquelle les étudiants et stagiaires guinéens au Maroc viennent exprimer leur culture générale à travers un jeu de « Génie en Herbe », exposer des « Projets et innovations », et cultiver l’esprit de consensus à travers une « Conférence Débat ».
Mieux que la première édition, cette deuxième édition de la journée scientifique guinéenne s’est distinguée par la forte participation des sections régionales de l’ASEGUIM présentent dans les quatre coins du Royaume Chérifien.
1-Le jeu de Génie en Herbe : pour cette deuxième édition, après des duels de haut niveau, le premier prix fut disputé entre les sections de Rabat, Meknes et Kénitra. Le prix est revenu à Rabat.
2-Les Projets et Innovations : cœur de la Journée Scientifique, pour cette deuxième édition ils étaient au nombre de 7 à concourir pour le « Prix du projet de l’année ». Après une présentation de 15 minutes pour chaque projet, précédée de l’étude du business plan du projet, le jury a, selon des critères bien définis, élu les trois meilleurs projets :
• Entrepôt frigorifique : projet qui permet, non seulement d’accroître la compétitivité de la Guinée dans la production de fruits et légumes, mais également d’assurer l’autosuffisance alimentaire grâce au procédé de conservation original exposé. Ce projet fut porté par le duo : Alpha Mamadou Baldé et Ibrahima Sory Sylla (Ingénieurs agronomes).
• Le plan comptable de l’ASEGUIM : projet qui permet, non seulement d’accroître la transparence dans la saisie des opérations comptables d’une association, mais également et surtout de suivre l’évolution patrimoniale de l’association d’une année à l’autre. Nous rappelons que ce plan comptable conçu par Thierno Souleymane Diallo (ex-trésorier général de l’ASEGUIM) est en ce moment utilisé par l’ASEGUIM.
• Le Vote électronique : projet destiné surtout à faciliter la participation des guinéens de l’étranger aux différents scrutin en Guinée. Venu de la section régionale de Mohammedia, le porteur du projet, Mr Mamadou Samba Diallo (Ingénieur Informaticien), a fait une démonstration de toutes les facettes de son application et à souligné les énormes économies de coûts qui en résulteraient.
En dépit du fait que ce sont ces projets-ci qui ont été élu, cependant tous les projets présentés se valaient et l’enthousiasme se lisait au visage du public.
Après la présentation des projets et innovations, il y a eu un cocktail de 20 minutes à la suite duquel la dernière activité de la journée a été entamée.
3-La Conférence débat : pour cette deuxième édition, le thème abordé à été : « L’Education, pilier du développement durable en Guinée ». Modéré par Mr Mamadou Oury Diallo (Responsable Communication & Affaires sociales de l’ASEGUIM), cette conférence débat a concernée trois principales rubriques :
L’éducation pour tous : les participants ont unanimement admis que avec un taux officiel d’analphabétisme de 65% et la persistance des disparités entre zone urbaines et rurales et entre filles et garçons, l’objectif de l’éducation pour tous est loin d’être atteint. Il a été déploré la négligence des pouvoirs publics dans ce domaine.
S’inspirant de l’expérience du programme PRAGAP qui a vu le jour au Madagascar en 1993, et celle du programme EDUCO du Salvador à la fin des années 1990, les participants au débat ont unanimement admis que :
« Lorsque les communauté instaurent des mécanismes institutionnels qui responsabilisent les parents d’élèves, les enseignants, les administrateurs et les fonctionnaires, les membres de la communauté s’intéressent davantage à l’amélioration du système scolaire et sont plus enclins à contribuer leurs propres ressources à cette tâche ».
Le contenu et la qualité de l’enseignement : les participants à la conférence ont reconnu les points forts du système éducatif dans certains domaines, cependant beaucoup faiblesses ont été soulignés, dont :
• La négligence des enseignants qui sont pratiquement laissés pour compte ;
• Le manque d’outils (bibliothèques, fournitures et infrastructures) ;
• La non formation des formateurs ;
• Une inadéquation entre formation et la vie socioprofessionnelle ;
• Un taux d’abandon de plus en plus élevé avant le CME et la terminale ;
• Un taux de chômage pour inaptitude de plus en plus élevé.
Les participants ont unanimement admis la nécessité
• D’augmenter considérablement la ligne budgétaire de l’éducation ;
• De repenser le socle commun des connaissances pour y ajouter le travail en groupe, l’anglais, l’informatique, l’économie et l’éducation civique ;
• De revaloriser les traitements et avantages accordés aux enseignants ;
• D’évaluer les professeurs sur leur capacité à faire progresser tous les élèves ;
• D’évaluer les collectivités locales sur des indicateurs de scolarisation.
Les moyens d’insertion professionnelle : les participants ont admis la nécessité de favoriser le secteur privé et l’entreprenariat au dépend de l’insertion par le secteur public. Notamment, en accentuant la lutte contre la corruption et en refondant les bases juridiques du climat des affaires en Guinée.
C’est ainsi que le modérateur de la Journée Scientifique à déclaré close la deuxième édition de la Journée Scientifique Guinéenne en remerciant tout ceux qui, de près ou de loin, ont travaillés pour la réussite de l’évènement et les sections régionales de l’ASEGUIM qui ont effectué un grand déplacement pour cet évènement. Il a souligné le fait que la journée scientifique est la meilleure réponse aux répressions dont la jeunesse guinéenne est victime depuis plusieurs décennies, tout en appelant à l’unisson à la démystification de l’ethnocentrisme sur nos terres.
« Vive la voix de la jeunesse guinéenne, Vive la Journée Scientifique pour que Vive le changement en Guinée »
Communication de l’ASEGUIM transmise par
Mamadou Oury Diallo
Correspondant de www.nlsguinee.com
Contact : chiccodiallo@yahoo.fr
Pour www.nlsguinee.com