vendredi 28 mars 2008
Déclaration
L’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme et du Citoyen –OGDH – a appris avec étonnement et consternation, le placement en garde à vue et l’expulsion, le 14 Mars 2008 de Madame Chantal Colle, citoyenne et femme d’affaires guinéenne, sans plainte et sans procédure judiciaire. Il faut rappeler que la cause déclarée de cette expulsion a été les propos qualifiés d’injurieux et de diffamatoires à l’endroit de Monsieur le Premier ministre tenus pendant une conférence de presse le 17 Mars 2008 à Conakry. Ces actes qui ont étonné et choqué beaucoup de personnes s’analysent en violation grave de la liberté de croire, de penser et de professer ses idées et ses opinions par la parole…art 7 Loi Fondamentale (L.F) article 19 Déclaration Universelle - (DUDH).
des conditions d’arrestation et de détention art. 9 (L.F), art. 9 (DUDH). Art. 9 Pacte International sur les droits civils et politiques (PIDCP).
du droit à un procès juste. Art. 9 (L .F) art. 6 - DUDH art. 14 PIDCP.
de la loi L 005/ CTRN / 91 du 23 Décembre 1991
du droit d’un citoyen à ne pas être expulsé de son pays.
du droit à la présomption d’innocence.
Ces droits sont des droits guinéens. Ils figurent aussi dans des conventions régionales et universelles dont la République de Guinée est partie et là ils ont une autorité supérieure à celle de nos lois. Art. 79 (L.F) Cette décision non judiciaire est illégale et l’OGDH la condamne. Elle en appelle à tout le peuple pour que le changement souhaité soit réalité dans le domaine de la justice. Nous en appelons aux Partis Politiques, aux Institutions Républicaines et au Gouvernement pour que tous nous réalisions le contenu essentiel de l’art. 5 de la Loi Fondamentale : « la personne humaine et sa dignité sont sacrées.»
Le président
Dr. SOW Thierno Maadiou
Pour www.nlsguinee.com