mercredi 26 mars 2008
Les Guinéens ne cachent pas leur inquiétude au fur et à mesure qu’approche la date du 31 mars, fixée comme ultimatum au gouvernement par l’intercentrale CNTG -USTG, élargie à l’ONSLG et à l’UDTG pour la reprise des négociations à l’origine du report de la grève générale prévue le 10 janvier dernier.
Les centrales syndicales guinéennes voulaient à travers cette grève générale, protester contre la non application des accords de janvier 2007 qui avaient permis notamment la nomination d’un Premier ministre, chef de Gouvernement et la restructuration profonde de l’appareil gouvernemental.
Le Comité de veille mis en place pour mener des négociations entre le Gouvernement - le patronat et les acteurs de la société civile est à pied d’œuvre pour éviter des troubles en Guinée, à partir du 31 mars prochain.
Dans la foulée, les Nations Unies ont dépêché un Facilitateur International, en la personne de Gérard Latortue, ancien Premier ministre intérimaire haïtien, qui se trouve en Guinée depuis le 25 mars.
Sa mission qui se poursuivra jusqu’au 11 avril, est axée sur ‘’ des prises de contact avec les acteurs politiques, l’analyse de la situation nationale et la proposition de pistes d’actions.’’
Mais tout ceci ne rassure pas les populations de Conakry, qui craignent une nouvelle grève. C’est ainsi que ceux qui en ont les moyens, ont commencé à faire des provisions en denrées alimentaires.
Certains commerçants guinéens ont aussi décidé d’arrêter toute importation de marchandises en attendant de connaître la suite des événements.
C’est la dépréciation du pouvoir d’achat des Guinéens causée par l’inflation qui a surtout pousser les syndicats de ce pays à tirer la sonnette d’alarme.
En effet, sur les marchés, le prix du riz, aliment de base des populations a atteint la barre des 150 000 francs guinéens, soit près 15 000 FCFA pour le sac de 50 kg.
Sans oublier la crise récurrente de carburant qui sévit dans le pays ces derniers temps.
Pour l’intercentrale, la violation de la mesure d’interdiction d’exporter certains produits de base comme la pomme de terre, le poisson, les bois, serait l’une des causes de la cherté des prix.
Par APA-Conakry
Pour www.nlsguinee.com