lundi 24 mars 2008
Ou sont les acteurs politiques, les institutions républicaines, et les fameux syndicalistes prêts à pousser les enfants du pays vers la mort ? Où est le général Lansana Conte ?
Je pose ces questions parce que je n’arrive pas à comprendre pourquoi tous ses acteurs politiques sont restés silencieux face à l’expulsion arbitraire et illégale de chantal cole.
Les leaders politiques (notamment Bah Ousmane, Jean Marie Dore qui se dit toujours défenseur de la légalité, Alpha Conde, Sidya Toure et Cellou Dalein Diallo pour ne citer que ceux-ci) vous devez comprendre que la meilleur façon d’obtenir le soutien de la population c’est de prouver que vous êtes capable de défendre la légalité et refuser la dictature. Vous auriez pu exprimer votre désaccord, votre préoccupation et votre démarcation à cette situation et exiger le respect de la loi. Ce silence par lequel vous avez brillés conforte sur vous l’adage qui dit : celui qui ne dit rien consent. J’avoue que votre silence affiché vous déshonore et entraîne des suspicions légitimes quant à votre aptitude à diriger ce pays si jamais demain vous avez le pouvoir.
Pourquoi Elhadj Aboubacar Sompare président de l’assemblée représentative du peuple reste t’il silencieux face à la violation flagrante de la loi fondamentale par le premier ministre et son acolyte beau Keita dans ses articles 7, 8 et 9 qui stipulent:
« L’homme est libre de croire, de penser et de professer sa foi religieuse, ses opinions politiques ou philosophiques.
« Il est libre d’exprimer, de manifester et de diffuser ses idées et ses opinions par la parole, l’écrit et l’image.
« Tous les êtres humains sont égaux devant la loi. Et nul ne peut être arrêté, détenu ou condamné que pour les motifs prévus par la loi : tous ont le droit imprescriptible de s’adresser au juge pour faire valoir leurs droits face à l’état ou ses préposés.
L’Article 5 de cette loi fondamentale dit que les articles ci-dessus énumérés sont inviolables, inaliénables et imprescriptibles. Alors pourquoi refuser ses droits à cette dame quelle soit guinéenne ou française ?
Si le président de l’assemblée nationale et ses députés veulent continuer a parler au nom du peuple de guinée ils doivent prouver que les lois qu’ils proposent et adoptent sont à respecter et que nul n’a le droit de les violer. Dieu merci, bientôt les élections législatives et les électeurs apprécieront.
Quant aux leaders syndicalistes leur silence prouve suffisamment leur intention mafieuse. Celui de profiter des troubles et se faire afficher sur le plan international comme des héros.
Leur silence et leur complicité passive face à l’injustice, à l’expulsion du territoire national d’une opératrice économique née en guinée et qui jouit de tous ses droit civiques en dit long sur leurs intentions machiavéliques.
Quand Justen Morel Junior a tenu des propos malveillant et injurieux au chef de l’Etat ils ont applaudit, lorsqu’il fut révoqué sans pour autant être expulsé comme l’a fait beau Keita à Chantal Colle, ils ont projeté de faire jeter encore dans la rue la jeunesse guinéenne et leurs bandes des pillards afin qu’ils servent de chair à canon.
Alors qu’ils sachent une fois pour toute que la jeunesse guinéenne a tiré les leçons de cette mésaventure dans la quelle ils se sont plonges naïvement aux mois de janvier et février 2007.
Ces syndicalistes doivent comprendre si une justice équitable, impartiale et indépendante est entreprise pour faire la lumière sur les événements de janvier et février 2007, ils seront les premiers à être arrêté et conduit tout droit au parquet central pour avoir déclencher dans toutes illégalités des actions ayant entraînées des dégâts matériels et des pertes en vies humaines. Et je défis n’importe quel avocat et n’importe quel juriste du monde qui dira le contraire.
Pourquoi le Président de la république garant de la constitution, qui a toujours fait l’objet des critiques passionnées, voir même des injures humiliantes et qui n’a jamais réagit contre les auteurs laisse le premier ministre et son ministre de l’intérieur expulser une guinéenne du territoire national pour le simple fait d’avoir voulu exprimer ses idées sur l’avenir de sa nation.
Le président de la république doit prendre ses responsabilités, prouver aux guinéens qu’aucune personne n’est au dessus de la loi. Le premier ministre et son ministre de l’intérieur doivent êtres révoqué et conduit tout droit au parquet central pour violation flagrante de la loi fondamentale et des lois organiques.
Je demande aux guinéens et aux observateurs de la vie politique guinéenne d’apprécier mes opinions.
Par Mohamed Aly 56 Alias Caissier
New York
Email: mohamedaly56@yahoo.fr
Pour www.nlsguinee.com