lundi 24 mars 2008
Bien que tardive, cette réaction est bienvenue pour que le gouvernement dictatorial et PDGiste de Lansana Kouyaté revienne sur sa décision de violer les lois du pays. Les Guinéens ne doivent plus jamais accepter le retour des méthodes rétrogrades du tyran Sékou Touré et de ses nostalgiques.
Voici la protestation de l’assemblée
L'Assemblée nationale a appris l'interpellation le mardi 18 mars de Madame Chantal Cole PDG d'Alo Guinée et son expulsion du territoire national le mercredi 19 mars suite à son point de presse de l'avant veille au motif de diffamation sur la personne du Premier ministre.
L'Assemblée nationale proteste contre cette expulsion.
En effet, la Guinée est un État de droit que nous nous efforçons de consolider, dans cette perspective, s'il y a eu diffamation sur la personne du Premier ministre, une plainte en bonne et due forme aurait dû être adressée au procureur laissant ainsi au tribunal le soin de dire le droit. De plus, il n'est nullement prévu ni dans le code pénal encore moins dans les textes fondamentaux de notion 'd'offense au Premier ministre'. Ce qui fait que le gouvernement ne peut passer que par l'entremise d'une procédure de droit commun en diffamation devant les tribunaux, aucune procédure exceptionnelle n'est possible.
Quoi que l'on puisse reprocher à Madame Chantal Cole en tant que Guinéenne, même si elle bénéficie de la double nationalité, elle est de ce seul fait inexpulsable. En l'état actuel des choses, l'expulsion correspondrait au bannissement. Hors le bannissement est une procédure de l'inquisition rejetée par tous les systèmes juridiques depuis des siècles.
Par ailleurs, il semble inadmissible que dans un contexte national aussi sensible que des pratiques d'un autre âge puissent avoir cours au niveau le plus officiel dans notre pays. Nous sommes dans un pays de droit, ce qui signifie que l'Etat lui même est soumis au droit.
Il serait souhaitable que le gouvernement prenne toutes les dispositions nécessaires pour corriger cette situation de fait préjudiciable à l'image de notre pays, tout en tenant compte des impératifs de la paix sociale et des exigences de l'Etat de droit.
Pour le Bureau de l'Assemblée nationale.
Le président
El hadj Aboubacar Somparé
Pourwww.nlsguinee.com