jeudi 20 mars 2008
Le conseil national de la communication vient de rendre public un communiqué fraîchement composé pour le bien-être d’une certaine Dame Cole, citoyenne par excellence dont la santé et la liberté préoccupent l’Etat plus que celles de tout un autre citoyen. Il semblerait que cette dame n’est pas n’importe qui, elle ferait amie avec le président et dirigerait une société qui détiendrait les droits de réponse de tous les téléphones du monde « alo », mieux elle serait l’éminence grise du palais de Sekhoutoureya, plutôt du camp présidentiel comme s’il y avait dans ce paradis de fossoyeurs un camp autre que celui du général.
Allez, un peu de sérieux, le jeune Tibou, juridiquement âgé de 34 à 40 ans et politiquement flanqué de la bourka des anti-Kouyaté (ma nouvelle fonction : chargé des relations avec le Premier Ministre) comme par hasard vient de signer un texte aux contours juridiques pour rappeler aux policiers de Beau Keita que Chantal est intouchable. Le droit dirait que la première nommée citoyenne par excellence a le droit de tenir une conférence de presse à titre de première citoyenne pour annoncer à toute la Guinée son état de santé, pardon, son état d’esprit sur la manière dont Kouyaté, le pèlerin aurait payé ses pèlerinages. A t-il piqué dans le « compte » de bilan de « compté » ou bien dans les ristournes du trésorier de l’Etat Mamadou Sylla ?
Selon Dame Cole, l’ami Lansana aurait commis un crime de lèse-majesté en enfreignant à la tradition des Premiers ministres de Conté, c’est dire le droit de se contenter de couper l’eau et le courant aux petits guinéens et non à la super-protégée du général. Pire Kouyaté dépenserait plus de sous que tous les autres Premiers Ministres, plus qu’elle-même, (pardon pour les petits xénophobes qui ne pardonneraient pas mon empressement de la considérer comme une citoyenne guinéenne). Tapis rouge donc pour Chantal Cole pour tenir une conférence de presse au nom de la liberté d’expression et de diffamer publiquement le nouveau mal aimé du pater familias de Conté, selon Tibou, le vieux de la vieille, seule une plainte de la personne diffamée justifierait l’interrogatoire et la mise en cause de Madame « Alo ».
Chose bizarre, l’ami Kouyaté n’aurait même pas daigné (osé) déposer plainte contre l’éminence grise de la Françafrique, il faut dire qu’il a été malin sur ce coup-là car Chatal Cole posséderait le don de susciter des décrets de révocation. Mais qui donc osé défier la prêtresse de la Mamaya, amie, confidente, conseillère, associée, collaboratrice ou cosignataire du président paysan?
Il y a comme du brouillard à Conakry, parait que Conté a regagné Wawa, c’est probablement une ambiance de fin de règne qui fait perdre la tête aux tenants du parti, pardon, du camp unique.
de l’histoire, Tibou Kamara ferait mieux de ..., cela nous épargnerait de devoir mêler liberté d’expression et communication de société, et d’ériger Chantal Cole en suzeraine parmi les citoyens. Espérons qu’il fera publier un communiqué circonstancié pour chaque guinéen embastillé par abus de droit, et non quand Chantal nous colle à la peau.
Par Titi Sidibé, Bruxelles
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