lundi 17 mars 2008
Dans son plan d’action de réduction de la pauvreté, la Guinée bénéficie de l’appui des partenaires au développement sur différents niveaux. C’est le cas de l’Union Européenne (UE) et de l’Agence Française de Développement (AFD) qui viennent d’apporter un important appui financier à la Guinée. Il s’agit d’une enveloppe dont le montant total s’élève à six millions cinq cent milles euro, soit un peu plus de 35 milliards de francs guinéens. La cérémonie de signature à été présidé par le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, en présence de son homologue de l’Industrie et du Commerce.
Et c’est la salle de conférence du ministère de l’économie qui a servis de cadre pour la signature des deux conventions d’aide financière. Il s’agit tout d’abord du protocole d’accord entre la Guinée et l’AFD relatif a un don de 1,5 millions d’euro, soit environ 9,5 milliards de francs guinéens. Selon les termes de référence de la dite subvention, la manne financière doit aider la Guinée dans sa stratégie d’insertion dans les échanges commerciaux, régionaux et internationaux. Une privilège que le pays avait perdu il y a plusieurs années eu égard à la mauvaise gestion de la chose publique et surtout de l’aide publique au développement. C’est l’ambassadeur de la France en Guinée qui avait à ses conté le directeur de l’agence qui a procéder à la remise. Pour l’ambassadeur, Jean Philip Berrit ce programme de financement doit aussi contribuer à renforcer la capacité des négociateurs guinéens afin de faire valoir les intérêts de la Guinée dans les négociations. En recevant le don, le ministère de l’économie s’est réjoui de l’appui financier que la France à toujours apporter à la Guinée pour son développement socioéconomique.
Pour Dr Ousmane Doré, l’appui de l’AFD permettra la réorientation du secteur informel et aussi de jeter les bases nécessaires pour inverser les tendances à la baisse de la productivité et favoriser les biens échangeables.
Par ailleurs, l’UE à débloqué plus de 5 millions d’euro pour assister la Guinée dans le processus de reconstruction et de réhabilitation des infrastructures détruites lors de la grève générale de janvier et février 2007. Cette autre convention à été signé le vendredi dernier entre le ministre de l’économie, des finances et du plan et la représentante de l’union européenne en Guinée, Mme Anna Sylva Pierregrosse. Selon la représentante de l’UE, l’enveloppe permettre la réhabilitation de la plupart des infrastructures touchés et ce dans presque les 33 préfectures que comptes le pays. Ce don, selon certains cadres du ministre de l’économie est venu à point nommer pour qui sait l’état désastreux dans lequel se trouverait ses infrastructures administratives dans le pays profond. De nos jours, l’absence de ses infrastructures signifierai tout simplement l’absence d’autorité des ses différentes collectivités où des populations sont laissées pour compte en matière de protection et de sécurité. L’on se rappel d’ailleurs que lors de la grève de janvier février 07, les établissements publics, les blocs administratifs, les prisons civiles, les postes de gendarmeries, les commissariats de police, les préfectures et sous préfectures avaient fait l’objet de vandalisme, de vols, de pillage par la foule en colère.
Ainsi, rien n’avait pas échapper à la population qui voulait en finir avec une veuille administration monotone, non crédible et incapable d’aider les localités. Et de surcroît, les cadres, les représentants de l’état et même les « élus locaux » avaient fait l’objet de chasse au sorcier. Certain y paieront de leurs vie puisqu’ils perdront leurs membres de famille. Un an après ces actes de violence, rien n’a été encore réhabiliter et les représentants de l’état continuent de fonctionner sans bureau pour la plupart des cas, même si certains nouveaux ont réussi a trouver des bâtiments privé en attendant. Qu’à cela ne tienne, le vrai drame avait été certes, la destruction pure et simple des archives et des centres de documentation pour les préfectures et les sous préfectures. Des documents avaient été brûlés, des registres pillés et emporter par des enfants qui ignorent complètement l’importance d’un tel crime. De nos jours, aucune trace d’archive n’existe dans certaines localités. C’est le cas des préfectures du Fouta Dijallon, comme Pita, Dalaba ou Labé. Selon certains ressortissants des préfectures cités plus haut, s’il arrive de rechercher un quelconque document concertant un événement ou un fait historique, dans ces préfectures, vous rentrerais bredouille, puisque vous ne pouvez pas les trouvés. Or nul n’ignore le rôle combien important joué par ces préfecture qui étaient dans le Fauta théocratique des Diwés, donc les piliers de l’islam et du pouvoir traditionnels.
« Certes toutes les 30 préfectures sur les 33 que compte la Guinée avaient été touchées par les conséquences néfaste de la grèves de janvier et février 2007. Mais j’avoue que ce qui s’est passé dans ma préfecture est sans commentaire. Des gens se sont attaqué aux édifices publiques, aux établissements même vieux de plusieurs années et ont tout réduit en cendre. Aujourd’hui, nous sommes sans référence historique. C’est comme si tout part à zéro. Et a présent la question que le monde culturel et traditionnel se pose est celle de savoir : Comment pourrait-on mené une quelconque étude historique, sociologique ou anthropologique dans la préfecture de Pita ou de Dalaba ? » S’indigne un cadre ressortissant de Pita.
Par Lansana A. Camara
Correspondant de www.nlsguinee.com
lansanaminata@yahoo.fr
Pour www.nlsguinee.com