vendredi 14 mars 2008
Comment résoudre la question chronique du riz en Guinée ? Cette préoccupation était au centre des débats lors d’un point de presse organisé par le ministre de l’agriculture hier jeudi, dans la salle de conférence de son ministère. A la rencontre, on notait la présence de plusieurs acteurs administratifs, économiques et sociaux, regroupés autour des cadres dudit ministère.
En effet, depuis près de 10 ans maintenant, la Guinée est confrontée régulièrement au déficit d’alimentation en riz de la population. Or en Guinée, selon un constat général tout le monde mange le riz. Toutes les familles guinéennes consomment au moins un à deux fois le riz par jour. Ce qui a fini par faire du riz l’alimentation de base des guinéens de tous bords et de tous horizons. Contrairement à d’autres pays comme par exemples la république du Mali, la Côte d’Ivoire et le Sénégal, où le riz est consommé à un faible degré et où la population utilise surtout d’autres céréales comme le maïs, le Sorgho, le manioc, le mil, le blé etc.
Cependant, en Guinée, la production nationale en riz locale est tellement faible qu’elle arrive à peine à nourrir les 1/3 de la population. A coté de cette faiblesse de production nationale en riz local, il faut signaler l’exportation des denrées de première nécessité vers les pays limitrophes de la sous région. Malgré les multiples mesures d’interdiction sous peine de sanction pénale, les commerçants et autres producteurs locaux se livrent à ce négoce illégal en faisant sortir frauduleusement les denrées de premières nécessités hors du pays. Motif : se faire le plus possible d’intérêt au grand dame des populations pauvres.
C’est compte tenu de cette réalité palpable que le ministre de l’agriculture est monté sur scène pour expliquer à la presse tous les enjeux liés à ce phénomène.
D’autre part, le ministre a également annoncé la mise en place d’une bonne politique agricole et surtout la relance de la culture du coton. A en croire à certains acteurs de la culture du coton, par le passé cette filière était une source sure de revenues pour les agriculteurs des 4 régions naturelles qui s’y donnaient.
Par Lansana A. Camara
Correspondant de www.nlsguinee.com à Conakry
Contact : lansanaminata@yahoo.fr
Pour www.nlsguinee.com