mercredi 12 mars 2008
Les activités ont été paralysées mardi dans la ville industrielle de Fria, siège de la première usine d’alumine de Guinée, à 150 km de Conakry, suite à une manifestation de la population, qui est descendue dans la rue, pour protester contre une coupure d’électricité de 48 heures, a appris APA de source bien informée.
Selon des témoins joints par APA, depuis deux jours, il n’y a ni eau ni électricité à Fria. Pour protester contre cet état de fait, les jeunes de cette cité industrielle ont massivement manifesté dans les rues mardi, érigeant des barricades, cassant et incendiant des véhicules.
Toute la journée de mardi, les commerces sont restés fermés tout comme les banques et les administrations, publique et privée.
«Les mouvements de protestation ont débuté quand les élèves et les jeunes de la cité sont sortis pour s’attaquer à toutes les concessions éclairées par des groupes électrogènes, estimant qu’elles offraient l’occasion aux autorités de pérenniser les délestages », a expliqué un habitant de Fria joint au téléphone par APA.
Pour justifier les délestages intempestifs, la compagnie Russal qui exploite la bauxite dans la région, et fournit l’électricité à la ville, a prétexté une panne au niveau de ses installations.
« La réalité est que la société a décidé d’arrêter de fournir le courant électrique parce que la société EDG, (Électricité de Guinée), qui gère le patrimoine énergétique de la société ne rend pas compte à Russal des factures payées par les populations », a indiqué sous couvert d’anonymat un travailleur de la compagnie russe d’alumine.
La compagnie Russal a néanmoins promis de rétablir l’électricité et l’eau dans les ménages mardi dans la soirée.
La société Russal produit environ 2 millions de tonnes de bauxite par an, et plus de 700 000 tonnes d’alumine.
Par APA-Conakry
Pour www.nlsguinee.com