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    Guinée : La vieille recette des partis ethniques

     mardi 11 mars 2008   

    Le multipartisme en Guinée s’était tout d’abord exprimé en termes de regroupements ethniques ou globalement sur une base purement régionale. Dans un contexte de l’éveil des mentalités né du traumatisme infligé aux guinéens par l’ancien régime, les militants avaient tout naturellement rejoint les offres politiques facilement implantables d’un point de vue ethnique, c’était de réflexe. L’avènement d’une certaine démocratie en Guinée donnait ainsi au pays le visage d’une distribution des partis politiques par région (naturelle).

    Les premières élections nationales avaient très vite montré les limites des partis ethniques, les stratégies politico-ethniques ne résistant pas aux spécificités nationales : « la Guinée est une famille, aucune ethnie (fut-elle majoritaire) ne saurait conduire à elle seule les destinées du pays ». Très vite aussi, des voix s’élevèrent pour dénoncer ce qui avait semblé normal à tous dans un premier temps, face à la volonté du pouvoir militaire de s’éterniser à la tête de l’Etat le régionalisme instinctif était une réponse impuissante à créer l’alternance. Les chefs de l’opposition avaient pourtant apporté quelques éléments de réponse à l’attente d’une partie de leur électorat de voir se nouer des alliances voire des ouvertures qui rompraient avec les formules tribales.

    Ces réponses aussi volontaristes qu’elles furent étaient inadaptées aux enjeux, elles étaient hypocrites dans une certaine mesure, car la technique de faire apparaître sur la liste d’une telle région un patronyme à consonance présumée d’une telle autre région était inefficace, tout comme le fait de confier un important poste de responsabilité au membre d’une autre ethnie pour « faire jolie » était symptomatique d’un camouflage malheureux.

    La suite des événements est connue de tous, toutes les consultations nationales des quinze dernières années avaient été travesties par le pouvoir militaire reconverti en un régime de nouveaux riches (lisez, plutôt, un régime de corrompus). Une alliance des grands partis de l’opposition à l’occasion des élections législatives ou présidentielles aurait sans doute permis aux électeurs de tout bord de comprendre l’enjeu, une réforme en profondeur des idéologies ( ethniques) sous-jacentes aux couleurs politiques eut sans doute changé la donne, mais évidemment il fallait, pour cela, avoir un sens noble de l’intérêt général.

    Alpha Condé en haute Guinée, Jean-Marie Doré en forêt, Bah Mamadou et Siradio Diallo dans le Fouta auraient sans nul doute pu être de très bons présidents de région, mais leurs discours étaient inaudibles sur le plan national parce que la Guinée est plurielle et une. Est-ce à dire que le PUP du général reconverti en chef de village est resté le seul parti national eu égard à sa composition arc-en ciel ? Réponse négative, le PUP par le fait du pouvoir n’a attiré que des collabos, des opportunistes emmenés là pour participer au partage du gâteau. Toutefois, il est incontestable que ce parti bénéficie encore d’une certaine présomption de plus grande pluralité ethnique même si sa gestion du pays reste incontestablement catastrophique.

    L’UFR de Monsieur Sydia Touré, malgré sa connotation oligarchique emporte la palme de la pluralité ethnico-régionale, mais là s’arrête les compliments puisque ce parti s’est révélé aussi inefficace que ses alter-egos. Le but de tout parti politique est de participer directement ou indirectement à la gestion et à la sauvegarde de l’intérêt général, les moyens pour y arriver doivent être clairs pour susciter l’adhésion d’un plus grand nombre. L’engouement suscité par Monsieur Sydia Touré s’est volatilisé au fil du temps, comme pour annoncer à tous les guinéens que le régime Conté est une maladie chronique…

    Bizarrement, les enseignements de la lassitude observée face au cirque politique instauré depuis les premières élections dites démocratiques sont loin d’être assimilés par ceux qui, au premier plan, se devaient d’être exemplaires. Un ancien ministre assigné au cœur du régime anarchique de Lansana Conté (pendant plus de dix ans), M. Cellou D Diallo s’est proposé de nous refourguer la vieille recette à peine passée au four à micro-ondes, il a fait une OPA (offre publique d’achat) sur un des premiers grands partis ethniques. Les titres de l’UFDG en perte de vitesse (le leader historique vieillissant) ont été cédés à l’ancien Ministre de Conté à un prix dérisoire, j’allais dire sur un plateau d’argent.

    Hormis la méfiance que l’on peut nourrir à l’encontre des promesses faites par un homme qui a servi le régime de la famine et de l’anarchie, sans jamais estimer la dénoncer sinon qu’a y collaborer, il est curieux qu’un aussi bon connaisseur des attentes de la population guinéenne se soit laissé emporter par l’idéologie du vide. On ne reprend pas une formule qui perd, mais gageons que tout ceci soit élucubrations de journaleux, gageons que Cellou Dallein dont les guinéens attendent peu de choses pourra étonner par la démonstration de sa capacité à mener l’UFDG vers un renouveau national qui tranche avec les méthodes d’un autre temps.

    S’il est vrai que Cellou Dallein séduit par sa connaissance des dossiers nationaux, force est de reconnaitre aussi que peu de choses jouent en sa faveur car l’étiquette de collabo rime dans l’esprit guinéen avec quelque chose de grave et d’injuste.

    Seul l’amour du pays conjugué avec un sens aigu de l’intérêt général pourra aider à envisager des lendemains plus prometteurs que les deux dictatures qu’a connus le pays avec leurs lots d’humiliation et d’injustices, mais pas le retour aux ethnies…

    Par Titi Sidibé
    Correspondant de www.nlsguinee.com à Bruxelles
    Rédacteur en chef de www.guineecitoyens.org
    Pour www.nlsguinee.com


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