samedi 08 mars 2008
Une importante rencontre a eu lieu jeudi dernier entre le gouvernement guinéen, les partenaires au développement, les institutions internationales et les membres de la CENI, ainsi que des formations politiques du pays. La rencontre visait essentiellement à passer en revue les préparatifs des prochaines échéances électorales prévues vers la fin de l’année 2008.
Eu égard à l’importance que le gouvernement accorde à ces échéances, la rencontre a été présidée par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’intégration africaine et des guinéens de l’étrangers, ayant à ses côtés le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité ainsi que son homologue de la communication et des NTI. Etaient également présents quelques institutions internationales dont le PNUD.
Ainsi, cette rencontre entre le gouvernement et ses partenaires, qui se trouve être la deuxième du genre depuis l’avènement de la nouvelle équipe gouvernementale, a permis des séances d’information pour une plus grande transparence durant tout le processus électoral des législatives prévues en décembre 2008. Ceci concerne surtout les travaux préparatoires des élections avec toutes les conditions requises pour un bon déroulement des opérations, le moment venu.
Plusieurs points les uns aussi importants que les autres ont été débattus par les participants dans un esprit ouvert de dialogue. Il s’est agit par exemple des questions telles que : le Budget consolidés des élections, l’élaboration du chronogramme électoral, le dialogue périodique entre gouvernement et partis politiques... Ce qui permettra d’impliquer chacun des acteurs politiques afin de rendre plus fiables les résultats des élections.
Pour le ministre de l’Intérieur et de la sécurité, la réussite de ces élections constituent un leitmotiv pour son département, de même que pour le gouvernement de « consensus ». Et c’est pourquoi, le ministre Mamadou Bö Keita se doit de déployer tous les efforts nécessaires pour parvenir à des résultats escomptés.
Parlant du budget des élections le ministre a souligné : « Le budget prévisionnel présenté par le ministre de l’intérieur et de la sécurité avait été élaboré sur la base de 1253 commissions administratives et s’élevait à la somme de cent milliards huit cent quatre vingt trois millions, sept cent soixante dix huit milles, neuf cent quatre vingt treize francs guinéens ( 100.883.778.993 GNF). Après la réduction du nombre des commissions administratives qui passe de 1253 à 878, il a été procédé à la révision du budget sur la base de 8 commissions...
Les prochaines élections législatives constituent un enjeu majeur pour la Guinée. Toute fois, sur le budget prévisionnel, de plus de 117 milliards de nos francs glissant, le gouvernement se trouve dans l’obligation de frapper à toutes les portes pour mobiliser plus de 36 milliards, afin d’obtenir la totalité du montant nécessaire pour la tenue des élections législatives. Et c’est d’ailleurs dans cet esprit que le gouvernement a cru devoir associer, les partenaires au développement et les principaux bailleurs de fonds.
Ainsi donc pour le camp gouvernemental, c’est maintenant ou jamais qu’il faut tendre la main afin de combler ce vide de l’élan de financement des opérations de votes. Devant cette nécessité de financement, certains bailleurs de fonds et partenaires au développement, ont soutenu le programme, tout en décidant d’accompagner la Guinée dans l’organisation des élections législatives.
C’est le cas par exemple du représentant résident des Systèmes des Nations Unies SNU en Guinée et représentante résident du PNUD, qui affirme : « Je pense qu’on est entrain d’avancer sur le calendrier électoral. On vient de nous annoncer qu’il y aura des concertations au niveau politique, que ça soit des partis politiques, le gouvernement et la CENI. Mais ce que nous voyons comme avancée, c’est que le gouvernement et la CENI sont entrain de travailleur ensemble. Ils nous donnent déjà une idée de ce qui va se passer dans la suite des prochaines échéances électorales. »
Dans son intervention la représentante du PNUD insistera sur la nécessité de communication entre les acteurs à tous les niveaux. De même, Mme Mbaranga Gassarabwe, dira que la population doit être informée des étapes d’évolution des préparatifs. Pour ce faire, elle préconise par exemple l’usage des langues locales dans les médias publics et privés du pays.
« Il faut que la communication passe et qu’il y ait beaucoup de sensibilisations de la population » a-t-elle indiqué.
L’autre point non moins important touché au cours des débats est le vote des guinéens de l’étranger. Sur la question qui du reste préoccupait plus d’un, le ministre de l’intérieur et de la sécurité a donné l’assurance que le droit des guinéens de l’étranger sera respecté sans toutefois préciser comment.
Quant à la CENI, ces membres ont émis le souhait de voir les jeunes et les femmes s’impliquer activement dans toutes les étapes des préparatifs jusqu’au terme des élections législatives, mais aussi les autres échéances électorales à venir.
Par Lansana A. Camara
Correspondant de www.nlsguinee.com à Conakry
E-mail : lansanaminata@yahoo.fr
Pour www.nlsguinee.com