samedi 08 mars 2008
Dans moins de 24h, nous célébrerons encore une fois la fête internationale des femmes.
Que dire de la condition de la femme dans le monde et en Afrique? Que faire pour que nos sœurs réalisent la portée de cette fête, si belle et si immense de sens, pour ne pas en faire l’occasion de réjouissances et de retrouvailles de quelques femmes qui ont réussi à émerger en oubliant celles qui végètent dans les coins les plus réculés des campagnes africaines?
Que sommes nous devenues depuis l'officialisation de la journée internationale de la femme par les Nations Unies en 1977? En Afrique, nous contentons nous encore d'être des caisses de résonance comme au lendemain des indépendances ? Des avant-gardistes des partis au pouvoir (l'action des femmes en Algérie, etc)? Ou alors, poursuivons-nous notre marche vers la création, l'entreprenariat et l'encadrement ?
En 1995, la rencontre de Pékin a permis de faire le point sur la condition des femmes et de redynamiser leurs actions qui n'ont très souvent jamais été comptabilisées dans l'économie du marché et à tous les autres niveaux.
Les femmes devraient-elles mériter ce qu’elles vivent actuellement. Pour réussir à faire entende davantage nos voix, la stratégie ne serait-elle pas de redoubler d’efforts, de se défaire de « l’à peu près » et de prouver par notre bravoure tant mentionnée par bon nombre d’écrivains (Thierno Monenembo, écrivain guinéen dira : "La Guinée doit son indépendance à la bravoure des femmes qu’à la volubilité pathologique de son élite") pour récupérer notre place longtemps hypothéquée par des considérations de tout ordre.
Il nous faut donc lever le rideau, puisque personne ne le fera pour nous. Chacune suivant ses compétences peut apporter quelque chose pour améliorer la condition de la femme. Des actions sont entreprises, des réseaux sont mis en place, mais aussi la jeune génération ne devrait pas être en marge de toutes ces mutations afin de pouvoir porter le flambeau.
Heureuses soient celles, qui ont le privilège de jouir de cette plénitude de femme comblée, puisse Dieu nous donner la force d'être davantage plus solidaire entre nous et envers les autres femmes qui sont sans voix et qui n'ont besoin que de si peu pour participer au rehaussement de l'image de la femme qui commence à ternir par le faible niveau de scolarisation, la pauvreté, l'inconscience, le manque de solidarité, la féminisation du SIDA, etc.
Bonne fête à toutes les femmes,
Bonne fête à vous et aux vôtres...et merci à tous les hommes qui se sentent solidaires.
Michèle Sona KOUNDOUNO
Doctorante en Sociologie du Genre
Responsable de la Chair UNESCO-Genre, Université GAMAL ABDEL NASSER
Enseignante Chercheure à l’Université de Sonfonia
E-mail : michelesona@yahoo.fr
Pour www.nlsguinee.com