vendredi 07 mars 2008
Le 16 janvier 2007, dans un avion de la compagnie régulier Air France, Lansinè Kouyaté faisait escale à Roissy Charles De gaule (France) en partance pour le Sénégal pour solliciter l’intervention de Wade auprès de Lansana Conté. Il voulait devenir Premier ministre en Guinée. Les événements précipitèrent les choses. Lui, qui était dans la logique de l’achat du poste au prix fort, ne pouvait mieux tomber. Lansana Conté empocha l’argent et fit croire aux Guinéens et autres syndicalistes qu’ils avaient imposés un chef de gouvernement. Celui-ci se révéla très vite un pauvre d’esprit et radin de cœur dès qu’il prit place.
De feuille de route, il n’en parla point ! Il considéra le matériel et les délices éphémères du pouvoir à la vérité sur le carnage. Le tour était joué.
Le sac à parole, Lansinè Kouyaté, se fit purement et simplement, le ministre au service de l’homme Lansana Conté qui finit par le considérer comme son subordonné qui ne doit accomplir que sa volonté sinon, « il fout le camp ». Le PM s’accommoda de la situation, mais comme l’extraction sociale est comme une tare et un avatar dans la vie d’un être humain, le pouvoir qui lui est confié sans mérite, commença à lui monter par la tête. Ainsi tenta-t-il de s’opposer à certaines directives de son employeur. Le résultat fut le limogeage de son parolier, gentiment qualifié de ministre de la communication et des nouvelles technologies. Il voulut faire le crapaud, mais ne se gonfla pas suffisamment de peur de crever. Il abandonna son griot de ministre pour accepter de s’asseoir à la même table autour de laquelle il ne voulait voir le remplaçant.
La grandeur d’un homme aurait exigé que le PM démissionna, mais que faire avec celui qui, dans les situations normales, n’aurait jamais approché le fauteuil qu’il occupe sans son instrument de musique pour glorifier et chanter les louanges des autres ?
Ce déshonneur infligé à la Guinée et à ses populations n’est pas sans influence les dernières décisions du grabataire de Wawa qui « n’a jamais perdu de bataille.»
Aujourd’hui, comment peut-on condamner le retour des anciens servants de Lansana Conté quand les nouveaux, tels que Lansinè Kouyaté et d’autres, se montrent plus incapables, mais avides d’argent ? C’est dans ce contexte que des anciens Préfets, après avoir effectué des détours se refont surface à 150 Km de notre capitale.
Et l’on veut nous faire savoir que les décrets de nomination sont une atteinte aux accords tripartites comme si les Guinéens étaient des idiots. Dans la signature, ces accords n’étaient-ils pas violés comme l’avait été la Constitution avant ?
Qui de Lansana Conté ou de Lansinè Kouyaté a violé, le premier, les accords tripartites auxquels veulent s’accrocher maintenant le camp du PM ?
Lansinè Kouyaté n’ayant pas respecté l’esprit de la feuille de route, si route y avait, n’est-il pas aujourd’hui le responsable de toute la honte dont nous arrose, nous Guinéens et Guinéennes ? Il est venu et a gardé les Chefs et Directeurs de cabinet du précédent gouvernement. Il laissé en place les mêmes Sous-préfets et recyclés certains Préfets sans se soucier que son maître est un malade de pouvoir qu’il fallait prendre le parti du Guinéen
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Que ses supporters s’agitent ou crient au loup alors que la ferme du système conté en est bien garnie, cela ne doit nous émouvoir. Puisqu’ils sont tous des loups pour nous Guinéens, laissons-les s’entretuer. L’heure de la transformation de la Guinée s’égrène et l’horloge sonnera bientôt les douze coups de la victoire finale. La seule chose qui compte, c’est de rester plus que jamais vigilant pour parer à toute répétition de l’histoire qui, normalement, n’est pas répète jamais dans l’évolution humaine et des sociétés. Gardons-nous simplement d’oublier de surveiller les velléitaires qui songent à s’accaparer de la Présidence ou parfois rêvent de changer le fusil d’épaule pour échapper au jugement que nous devrons rendre demain quoi qui arriverait dans notre pays. Ces tour, détours et retour s’opèrent dans notre pays parce que le combat pour la démocratie s’est souvent échoué sur des plages sans lumière, c’est-à-dire sans véritable leader. C’est pourquoi les patriotes doivent s’apprêter à sauver leur patrie.
C’est dans cette disposition d’esprit que chaque Guinéen, chaque Guinéenne doit entrevoir l’ère du changement pour que plus jamais les Pdégistes, ses apparatchiks, les "Pupards" et leurs séides, Kouyaté et sa réhabilitation du PDG ne voient le jour dans la nouvelle Guinée.
Cela est possible dans un élan unitaire de défense de la patrie de nos ancêtres.
Paris 7 mars 2008
Par Jacques Kourouma
jacques.kourouma@aliceadsl.fr
Pour www.nlsguinee.com