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Guinée : Election communale : nouvelle farce électorale en préparation

 10 novembre 2005  

Les "absences" répétées de Mr. Lansana Conté ne sont plus un mystère pour personne. Elles sont explicables, mais elles demeurent inexpliquées, peut être à dessein. Des "ministres" et officiers supérieurs qui prétendent être ses "amis", s'emploient à épaissir le mystère. Il est "pris " en mains par des cercles familiaux et militaro-mafieux inquiétants. Certains de ses collaborateurs, authentiques Patriotes loyaux, ne peuvent plus le rencontrer, même pour les besoins du pays. Des organismaux internationaux dits de "coopération" ou " bailleurs de fonds" ont l'air de délivrer des satisfécits au général auto-proclamé en s'accommodant des crimes gouvernementaux de type économiques et de sang que personne n'ignore à Conakry. Des sommes importantes sont débloquées ou promises à l'oligarchie mafieuse gouvernementale. Le motif de cette "générosité "soudaine ?-- Les oligarques mafieux auraient l'intention inhabituelle d'organiser des "élections" communales "transparentes".

C'est dans ce contexte politique et social que Mr.Kiridi BANGOURA (il n'est pas le seul ), l'un des principaux organisateurs de la vraie-fausse élection de Décembre 2003, aidé par des clans régionalo-ethnistes de Mr. Aboubacar SOMPARE, cherche à reéditer au niveau communal, ce que les clans extrémistes ont réussi en 2003 : une élection administrativement "gagnée" avant même d'avoir été organisée. Pour cela, en tant que figure ancienne, mais montante de l'oligarchie mafieuse de Conakry, Mr. Kiridi BANGOURA compte sur l'aide financière, à mon avis suspecte, de pays pourtant démocratiques. Le Japon promet plusieurs milliards de francs Guinéens. L'Union Européenne, par l'intermédiaire de son représentant à Conakry, s'engage à mettre à la disposition du conglomérat d'intérêts privés baptisé"gouvernement ", des dizaines de millions d'Euros. La représentante de l'ONU en Guinée a débloqué ou va débloquer 500. 000 dollars. Toujours pour le même prétexte : "élection" transparente.

Or, les résultats de " cette élection transparente" sont prévisibles et déjà prévus. Tout est balisé. Il convient de porter à la connaissance de nos compatriotes certaines des balises et ce qui en constitue le soubassement financier.

L'impossible transparence électorale

1°) Certains préfets, par exemple ceux de KINDIA, Boké ou BOFFA ont reçu la consigne orale (en cette matière, les consignes écrites sont toujours risquées, elles sont donc évitées) de réserver ces préfectures au P.U.P., en clair aux apparatchiks du P.D.G. comme MM.Aboubacar SOMPARE, Sékou DECAZI, Sékou KONATE, etc.... Ils le feront. Ce sont des "fonctionnaires" fidèles non pas à un Etat de Droit(il n'y en a pas), mais à un système prédateur de type mafieux. Je rappelle que le PUP, c'est le P.D.G.maquillé avec ce que cela comporte de crimes odieux.. Au Foutah, en Haute-Guinée et en Guinée Forestière, où les préfets sont issus des mêmes clans familiaux proches du pouvoir, il est prévu d'amoindrir considérablement la victoire probable des Partis d'opposition dont le ou les Drigeants ont une envergure nationale incontestée. Si, de surcroît ce drigeant a une dimension internationale réelle et une compétence reconnue au plan intérieur et extérieur, son parti, même victorieux, serait ramené à une portion congrue. Et puisqu' une connivence implicite a l'air de se dessiner entre certain(es) représentant(es) de certaines institutions internationales et les oligarques mafieux au pouvoir à Conakry, il serait facile de dire "Vous voyez, on vous l'avait dit. Ces partis sont des partis régionalistes ou tribalistes. Ils n'ont que très peu d'audience. Les Chefs de l'opposition ne représentent rien." . Naturellement, puisque des connivences suspectes sont dèjà possibles, alors, il faut s'attendre à des rapports favorables aux oligarques mafieux tendant à plaider pour eux, et à dénigrer l'opposition réellement représentative. C'est à mon avis, l'une des raisons de la bienveillance soudaine de certains Etats et institutions internationales financeurs à l'égard des oligarques mafieux de Conakry.

La fraude prévue ne serait pas massivement organisée au profit exclusif du P.U.P. En la matière, la subtilité rend la fraude convenable, même si elle est massive. On visera donc juste à limiter la déchéance du parti des oligarques. En revanche, les petits "partis" alimentaires -ils sont nombreux-, créés et financés en sous-mains par les politico-mafieux avec la bénédiction des notabilités du pouvoir, gagneraient administrativement des voix que nos compatriotes leur auront refusées dans les urnes. C'est une habitude bien installée. A cet égard, l'émergence "spontanée " de la candidature de Mr BARRY Bhoye lors de la Vraie-Fausse élection présidentielle de Décembre 2003 doit être méditée. Paniqué à l'idée de se retrouver seul en "compétition", le général auto-proclamé, s'inventa un concurrent à qui il paya plusieurs millions de francs guinéens afin qu'il joue un rôle de faire-valoir. Ce que Mr.BARRY accepta bien évidemment. Il n'y a pas à le lui reprocher. Dans une situation de misère, il n'est pas donné à tout le monde de voir au-delà des commodités financières immédiates.

2°) Le Comité Electoral National Autonome (C. E.N.A. ) est une deuxième balise dont le but vrai mais inavoué est de faciliter les magouilles avant l'organisation du scrutin. Ses membres sont nommés par un pouvoir lui-même ILLEGAL et ILLGITIME. Ils sont tous, sans exception, militants clandestins de "partis "alimentaires et souvent extrémistes, régionalistes et prévaricateurs. QUESTION : ils sont tous nécessiteux. De quoi vivent-ils ? REPONSE-- des subsides qui leur sont versés par le gouvernement(Lansana Conté), c'est-à-dire par une association d'intérêts privés de type mafieux. Qui peut imaginer un seul instant, que ce fameux C.E.N.A. puisse prendre une seule décision non conforme aux intérêts de ses employeurs ?- Personne. Et Mr. Kiridi BANGOURA, très prudent, a bien signifié que ce Comité est autonome, mais en aucune manière indépendant. Le C. E. N. A. aura donc beaucoup d'argent pour la subsistance personnelle autonome de ses membres. Les"décisions" relatives aux élections sont déjà achetées avec l'aide ou la complicité de pays démocratiques et d'institutions internationales dont la vocation connue n'est pourtant pas d'appuyer des élections administrativement "gagnées" d'avance.

3°). La balise juridique de la farce électorale prévue existe. C'est la Cour Suprême, ou plus exactement son "Président ", Mr. Lamine SIDIME. Sans esprit de polémique, on peut dire que juridiquement, il n'est pas qualifié pour diriger une Institution qui aurait pu contribuer à consolider l'Etat de Droit chez nous. Mais hélas ! Mr SIDIME en est le président. Il a certes des connaissances juridiques. Mais une Institution comme la Cour Suprême n'est pas qu'une question de connaissances juridiques. La personnalité de ceux qui en ont la charge est tout aussi importante. C'est d'abord une affaire de trempe personnelle, de rigueur professionnelle, de probité intellectuelle et de volonté inébranlable de poser durablement les bases d'un Etat de Droit. Tout cela est incompatible avec le désir d'enrichissement hâtif qui caractérise Mr.SIDIME. Par ailleurs, la Loi Fondamentale à laquelle Mr.SIDIME a apporté sa contribution, stipule bien que le Président de la Cour Suprême doit être un magistrat. Il se trouve que Mr. SIDIME n'est pas magistrat, mais avocat. QUESTION :est-on fondé à exiger le respect d'une légalité, quand on doit sa propre fonction à une illégalité fondamentale ? Politiquement, l'actuel "Président " de la Cour Suprême n'est pas crédible. Sa fonction actuelle, est la récompense de "services " rendus à son maître lors "d'élections "passées. D'ailleurs, il répéte partout qu'il est au service de Mr. Lansana Conté et du P.D.G. restructuré en P. U. P..

La libéralisation des ondes déjà vidée de tout contenu réel.

En dépit de toutes ces évidences, les partenaires dits de "développement" ou "bailleurs "de fonds, semblent vouloir aider non pas le pays, mais un "gouvernement". Pour se justifier, ils font état de "bonne volonté "qu'aurait le pouvoir. Leur exemple?- le décret de libéralisation des ondes et la prétendue non "crédibilité" de l'opposition. Ici, nous avons précisément affaire avec des arguments spécieux qui ne résistent pas à une analyse sérieuse. Ce sont plutôt des arguments de type raciste qui n'osent pas s'avouer comme tels.

1° La libéralisation des ondes qui est présentée comme une avancée mérite un examen attentif. Le décret est certes publié. Son ou ses concepteurs sont incontestablement de bonne volonté. Leur souci de contribuer à l'instauration d'un Etat de Droit, Républicain et laïque a été réel. Il a été perçu comme tel par le pays tout entier. Je renvoie d'éventuels lecteurs aux réactions favorables quasi-unanimes qu'a suscitées la nomination de l'actuel président du C.N.C.(Conseil National de la Communication ). Il n'y a donc pas d'hostilité de principe contre qui que ce soit.

Mais alors, pourquoi cette unanimité, quelques semaines plus tard s'est d'abord transformée en scepticisme, puis en soupçon et finalement en incrédulité qui commence à se dessiner ?. - Pour une raison simple : le cahier des charges rendu public par la ministre de"l'information" efface presque la portée réelle du décret de libéralisation. Exemple : les éventuelles concessions de fréquences ne sont valables que pour une durée de trois ans avec possibilité de renouvellement. Bien. Mais une Radio ou une Télévision, c' est d'abord une entreprise au sens productif du terme. Elle doit être rentable. Or, l'étroitesse du marché intérieur de communication, les habitudes culturelles du pays font que, aucune perspective de rentabilité ne peut être envisagée avant plusieurs années. Il y a d'importants investissements à réaliser. La rentabilité d'investissement matériel ne peut se faire que sur la durée. Une entreprise de communication dans notre pay, a besoin de temps plus long pour s'installer au niveau des auditeurs et téléspectateurs, et ensuite amortir ses installations matérielles et immatérielles avant d'entrer dans la phase de rentabilité. Concéder les fréquences pour seulement trois ans, même avec une promesse de renouvellement, est une aberration économique. Le petit calcul politicien n'est pas loin, ou alors la ministre et son cabinet sont d'une incompétence intolérable. En effet, en octroyant des fréquences pour une durée de trois ans, on précarise le contrat de concession. Et le concessionnaire-entrepreneur est placé dans une incertitude totale. Tous les trois ans son entreprise, même viable est menacée. Tout investissement de croissance reste inenvisageable, le futur étant rendu illisible. Sa continuité dépendra alors d'un simple fonctionnaire ou des caprices d'un ministre. Or, un entrepreneur, quel qu'il soit a impérativement besoin de temps politiquement prévisible parce que un contrat, dans le domaine économique, doit être stable. Chacun perçoit bien que la moindre vélléité d'indépendance d'une radio ou d'une Télévision sera sanctionnée par le non renouvellement de la concession. A cela, il faut ajouter que la ministre de l'information s'aménage vraisemblablement les occasions d'exiger des POTS de VIN à chaque renégociation. Car, elle-même milite pour la continuité d'un système prédateur dont elle n'est pas la dernière à profiter. Soyons clair : toute concession inférieure à dix ou quinze ans est une manoeuvre politicienne visant à vider le décret de libéralisation de son contenu. Peut être la ministre de "l'information " prend t-elle les Guinéens pour des imbéciles ? Derrière ce cahier des charges incompréhensible, n'y a t-il pas l'intention manifeste de vider de son contenu le travail préalable qui a permis de rédiger un décret de libéralisation acceptable ? Pourtant, ceux qui ont travaillé à l'élaboration de ce décret avaient poussé leur vigilance Républicaine, jusqu'à mettre des garde-fous empêchant la création et l'exploitation de moyens de communication par des partis politiques et les confessions réligieuses. Ce qui est une garantie largement suffisante. Or, le pouvoir, par l'intermédiaire du ministre de l'information cherche visiblement à rendre inopérante la libéralisation des ondes. Alors question : L'existence d'un ministère de l'information est-elle justifiée, alors qu'il existe une instance de régulation qu'est le C.N.C. dont chaque chaque Guinéen pense que désormais cette institution va être crédible ?
Il me semble que la réponse à cette question est NON. Si un gouvernement veut porter sa parole, il peut le faire en choisissant en son sein un porte-parole. Un ministère de l'information n'est qu'une officine de propagande au service d'un clan. Et ici, ce clan est authentiquement mafieux. Son maintien ne correspond à aucune utilité dans notre pays. Mais j'en conviens, il est utile dans le système de captation des maigres ressources du pays. Un budget, des projets bidons visant à siphonner ce budget entretiennent les amitiés gouvernementales et plus. Il y a bien évidemment d'autres ministères, par exemple celui des affaires islamiques dont l'existence ne se jusitfie que par les besoins de détournement de biens publics et le désir de répandre l'obscurantisme. Dans nos contrées, l'obscurantisme islamique cultivé prépare l'extrémisme. Et c'est précisément ce gouvernement que les "partenaires" dits de "développement" subventionnent à longueur d'année, tout en se réfugiant derrière l'argument fallacieux de non ingérence dans les affaires intérieures guinéennes. Subventionner un gouvernement, quel qu'en soit le motif est bien une ingérence. Il y a des ingérences souhaitables parce que nous appartenons à la même humanité, et des ingérences détestables comme celles qui consistent à subventionner des pouvoirs illégitimes et prédateurs comme celui de Conakry. Quand le représentant de l'Union Européenne déclare qu'il y a une "détente " avec un dialogue fictif, il faut s'interroger sur ses intentions.

2°) L'opposition ne serait pas" crédible". Argument éculé, mais toujours utilisé contre toute opposition en Afrique Noire. Il y a quelques années, Mr. Abdoulaye WADE du Sénégal, alors dans l'opposition, faisait systématiquement l'objet d'un procès en non "crédibilité " . Et c'est parce qu'il avait mobilisé les populations dans la rue, que sa victoire ne lui a pas été volée. On pourrait multiplier des exemples à n'en plus finir. QUESTIONS : Mr. Lansana Conté est-il crédible ? Aux yeux de qui et en quoi ? Son" gouvernement " est-il crédible ? Quand une ambassadrice d'un grand pays démocratique comme la France, en l'occurence Mme Bernadette LEFORT écrivait des rapports mensongers à ses Chefs pour les induire en erreur afin qu'ils soutiennent le gouvernement kleptocrate de Conakry, était-elle crédible ?

Une molle opposition naïve.

Aujoud'hui en Guinée, on peut dire sans aucun risque de se tromper que 95% de nos compatriotes sont foncièrement opposés à ce pouvoir et à ceux qui l'incarnent. Certains chefs de l'opposition l'ont compris. Ils sont parfaitement informés des attentes du pays dans ses profondeurs. Alors d'où vient qu'ils ne sont toujours pas en mesure de déclencher le sursaut décisif que l'ensemble du pays attend ? Il ya plusieurs raisons à cela. Je vais m'efforcer d'en expliciter quelques unes.

Premièrement : On attribue généralement l'indolence des Guinéens à une sorte de culture de la fatalité. Ils seraient disposés à ployer l'échine sous n'importe quel pouvoir. Cette docilité serait dûe à une interminable répression exercée hier par le P.D.G, et aujourd'hui par le PUP. J'ai personnellement eu recours à cet argument pour expliquer l'inépuisable capacité de mes compatriotes à accepter docilement un pouvoir qu'ils ont toujours refusé dans les urnes. Il reste vrai, mais incomplèt. Car, les Guinéens ne sont pas pauvres. Ils sont renvoyés en dessous de la pauvreté, c'est-à-dire dans la misère. Nos compatriotes sont donc misérables.

La misère, c'est l'extrême pauvreté qui vous fait perdre votre humanité, pour vous basculer dans l'animalité. La misère est à la fois matérielle et morale. C'est le stade où on perd tout sens de dignité personnelle. On est plus guidé que par la survie matérielle immédiate. Il n'y a plus ni enfant, ni projet,ni parent, ni action collective. Il n'y a pas de lendemain. Il y a tout de suite et immédiatement. Chacun pour soi. Toute humiliation devient acceptable, si elle permet de manger tout de suite et immédiatement. On est à la limite de la bestialité. C'est l'exploit auquel le régime du P.D.G.d'abord, ensuite celui de Mr. Lansana Conté sont parvenus et pas par accident, mais par calcul politicien. En effet tout le monde sait que, en situation de misère, il n'y a pas d'énergie, ni de solidarité. Il n'y a que soumission passive L'état de miséreux serait une fatalité divine. Un sac de riz distribué ici ou là suffit à persuader le misérable qu'il doit accepter sa condition. Le pouvoir le sait. Il en a fait un instrument qui lui permet de se maintenir contre la volonté du pays tout entier. Les Guinéens ne sortiront donc pas de la misère. On ne peut pas demander au gouvernement de se faire hara-kiri. Les aides financières promises ou données par certains pays et institutions internationales sont bel et bien une subvention accordée pour adoucir les conditions du maintien de la misère afin que les oligarques mafieux se maintiennent au pouvoir. En tout cas, elles sont perçues et utilisées dans ce sens. Les ambassadeurs et fonctionnaires internationaux présents à Conakry le savent parfaitement.

La naïveté de l'opposition réside en ceci qu'elle n'a pas compris que ce n'est pas de pauvreté dont souffrent nos populations, mais de misère. La pauvreté donne l'énergie de se révolter contre sa condition, la misère détruit tout, y compris la volonté de sortir de sa condition d'humilié. Et la mollesse de l'opposition vraie, renforce chez nos compatriotes l'idée qu'ils ne peuvent changer de condition, et que leur destin, c'est de voir leurs enfants mourir de maladies banales, ou de se faire brutaliser par la milice privée du clan de Lansana Conté comme au temps de la colonisation. Exemple: les retraités n'osent pas réclamer leur pension alors les cotisations de retraite ont toujours été prélevées sur leur maigre salaire. Le rôle d'une opposition décomplexée, c'est d'organiser une manifestation de soutien afin que ces retraités perçoivent leur dû.

Il faut le répéter. Il n'y a pas d'extrémisme à le dire. Lorsqu'un pouvoir n'est pas librement désigné dans la transparence par les citoyens, il est illégal et illégitime. C'est le droit Naturel du peuple à ne pas accepter un tel pouvoir et à s'y opposer par tous les moyens. Notre pays n'a pas besoin d'aides financières. Il a besoin qu'on l'aide à faire émerger rapidement un GOUVERNEMENT TRANSITOIRE dirigé par une personnalité crédible et consensuelle. Ce Gouvernement aurait un mandat unique : organiser dans les douze mois, une vraie élection présidentielle libre, transparente, honnête et équitable. C'est la clarification indispensable dont le pays a besoin. A défaut, tout peut arriver.

M. Mamadou Billo Sy SAVANE
(Rouen FRANCE)
contact : smosalinn@aol.com


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