jeudi 21 février 2008
La galère gagne de plus en plus le panier de la ménagère guinéenne. A cette allure, les choses risquent d’être insupportables dans un proche avenir pour le Guinéen moyen. Entre janvier et février courant, le prix du sac de 50 KG de riz est passé de 120 à 130.000 fg, pour se retrouver entre 145 et 160.000 fg, selon les qualités et les marchés de la ville de Conakry.
Ce fait d’autant plus curieux, que cette hausse en flèche se fait à une période qui n’est nullement celle de la soudure.
Au contraire, nous sommes à la période des récoltes à travers les quatre régions naturelles du pays. Le problème, c’est que le ministère du commerce face à cette situation d’une gravité extrême, est confronté à de sérieuses vagues spéculatives. La crise frappe de plein fouet tous les autres produits alimentaires du pays.
Outre le riz, il y a la farine de blé et même les produits agricoles en provenance du pays profond, qui deviennent de plus en plus inaccessibles en raisons de leur prix exorbitants. Le ciment aussi prend l’ascenseur, il passe de 45.000 à 55.000 Gnf sur le marché pour la qualié inférieure et autour de 70.000 pour la sup.
En attendant, nombreux sont les spécialistes qui s’interrogent sur les raisons profondes de cette flambée vertigineuse, tandis que la monnaie nationale conserve tant bien que mal son équilibre entre 4200 et 4400 depuis plus de huit mois. Et dire que la hausse du prix des produits pétroliers qui se négocient ce jour à 100.45 dollar le baril US, n’est pas, pour le moment répercutée, sur le prix du litre à la pompe en Guinée, on peut s’attendre à des moments ‘’caillou’’.
Par Maimouna Fofana
pour GuineeConakry.info/Partenaire de www.nlsguinee.com
Pour www.nlsguinee.com