lundi 18 février 2008
Après des multiples reports des élections législatives, une commission ad hoc à été mise en place récemment avec pour mandat d’élaborer un projet de chronogramme réaliste pour la tenu des élections législatives en Guinée. L’installation de cette commission ad hoc faisait suite aux conclusions de la rencontre entre le PM et les leaders des paris politiques en date du 24 janvier 2008 et sur instruction du comité de pilotage du projet d’appui aux élections législatives phase1
Ainsi, le 12 février dernier, la commission ad hoc à fait un large compte rendu des travaux sur l’élaboration d’un projet de chronogramme concernant les élections législatives pour l’année encore. C’est la salle de réunion du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité qui a service de cadre à la rencontre où on notait la présence de la quasi totalité des partis politiques de l’opposition et de la mouvance présidentielle, des cadres du ministère de l’intérieur et de la sécurité, des membres de la CENI et des partenaires aux développement qui souhaitent accompagner la Guinée dans le processus. Au terme des différents discours prononcé y compris celui du ministre de l’intérieur et de la sécurité, les résultats des travaux ont été présentés à l’assemblée générale sur le projet ou tout au moins sur les proposition faites à ce niveau. Composée de cadres technique du ministère de l’intérieur, des représentants de la CENI élargie aux partenaires appuyant le processus, de l’Union européenne, le PNUD, la commission à siéger successivement vendredi 01, lundi 04, mardi 05, mercredi 06, jeudi 07 et vendredi 08 février 2008 dans les locaux du MIS. La commission a passé en revue le calendrier indicatif de livraison des kits ; la période d’enrôlement des électeurs et les activités subséquentes ; les dispositions légales en vigueur ; les contraintes techniques, opérationnelles et autres (religieuses, climatiques…).
Concernant la faisabilité des élections en juin 2008, la commission a choisi cette date comme une date référence pour organiser des élections crédibles et propres. Apres examens elle a constaté sur la base des délais légaux, que pour respecter cette échéance, le décret de convention des électeurs devrait être publié soixante jours avant la date du scrutin soit le vendredi 18 avril 2008 (article L149 du Code électoral).
Cependant, la commission a déduit qu’il était, en état actuel des préparatifs, matériellement sinon quasiment impossible d’organier des élections crédibles en juin 2008. C’es pour d’ailleurs la commission ad hoc fera une proposition de date pour l’organisation des élections entre une période se situant entre le 23 novembre et le 14 décembre 2008. Selon les membres de la commission cette proposition de date a des avantages tels que : la tenu au moins des élections législatives avant la fin d’année2008, l’organisation efficiente du processus électoral et la gestion éventuelle du contentieux électoral. Toute fois, la tenu même reculée des élections en Novembre ou décembre 08 risque d’être compromise si des un certains nombre de préalables notamment d’ordre technique, matériel et autres ne sont pas satisfaits. Ce sont entre autre :
- L’opérationnalisation de la CENI et des structures compétentes du MIS,
- la livraison des kits, le démarrage effectif des activités d’enrôlement ;
- la sensibilisation des populations ;
- le financement en totalité des opérations électorales (bouclage du budget et financement du gap) ;
- le respect par les parties prenantes de leurs engagements.
« En tout état de cause, il revient aux acteurs du processus (Ministère de l’Intérieur, CENI, partis politiques) de se prononcer de façon consensuelle sur la date à retenir pour l’organisation des élections législatives. Une fois la date, le projet de chronogramme sera finalisé et communiqué aux partis politiques et servira de tableau de bord pour tous les acteurs du processus » conclu la commission ad hoc.
Le moins qu’on puisse dire c’est après des multiples reports des élections législatives et ce, malgré l’engament des nouvelles CENI et les partenaires de la guinée pour la tenu du scrutin en fin d’année 2008, des doutes planent encore dans les esprits.
Car quelques mois après l’installation des membres de la CENI et l’obtention des financements de la part des partenaires, rien de concret n’est encore envisager pour prétendre respecter les date proposée en perspectives. Et la population elle reste à jamais perplexe quant à la date concrète et réelle pour l’organisation des élections libres, transparentes, crédibles et débarrassé des toutes fraudes massives. Par ailleurs la tenu des élections sur la base des règles élémentaires de la démocratie, constitue un teste pour la Guinée aux yeux des partenaires bi et multilatéraux pour bénéficier des appuis et autres aides au développement. Aux acteurs politiques, à la CENI et au gouvernement donc de savoir jouer le jeu.
Par Lansana A. Camara
Correspondant de www.nlsguinee.com à Conakry
E-mail : lansanaminata@yahoo.fr
Pour www.nlsguinee.com