lundi 18 février 2008
Incroyable mais vrai !
C’est dans la préfecture de Coyah qu’une jeune fille de 14 ans a été gravement blessée à la tête, à la cuisse et aux genoux par l’explosion d’une mine antipersonnel enfouie sous terre. Son nom, Audile Mansadouno, cette victime habitait avec ses parents à Coyah à près de 50 km de la capitale Conakry.
Selon une source d’information contactée par www.nlsguinee.com au téléphone, l’incident s’est produit dans la matinée du samedi 15 février dans les environs de 8 h du matin.
En effet, selon toujours notre informateur, tout est parti lorsque Audile, la victime, s’est apprêtée à faire la bouillie à la demande de sa mère, pour la famille. Ainsi, la jeune fille mit le feu au bois morts dans le foyer de préparation. Après quelques instant de chauffage, contre toute attente une mine antipersonnel, enfouie dans la terre a explosée subitement. La fille qui était auprès du foyer a été touchée gravement sur presque toutes les parties du corps. Des traces d’éclats ont ainsi été repérées sur la tête, les cuisses et les deux genoux.
Sur le champ, elle tombe en criant au secours. Quelques heures après, des forces de sécurités ont été informées par les parents de la victime et qui, elle, a été transportée de toute urgence à l’hôpital préfectorale puis au CHU Donka à Conakry.
A l’issu de nombreuses investigations sur le terrain, il s’est avéré qu’il s’agit bien des mines antipersonnel enfouies sous terre depuis le temps coloniale et ont remonté vers la surface. Et des estimations font état de plus de 50 ans d’âge pour ces explosifs qui ont enterrées pour des raisons que tout le monde ignore pour l’instant. Un homme d’âge mûr, se disant témoin oculaire des faits raconte : « On ne pouvait pas imaginer qu’il y avait des mines aussi dangereuses qui sont enfouies sous terre chez nous. L’explosion de cette mine nous inquiète vraiment car depuis plus de 20 ans nous habitons ces lieux et nous utilisons ce foyer. Mais c’est seulement aujourd’hui que nous avons observé ce fait. Donc nous demandons aux autorités compétentes de procéder à des fouilles systématiques pour savoir s’il n’existe pas encore d’autres explosifs. Cela y va dans la préservation de notre sécurité et de notre vie. »
Toutefois, la découverte de cette mine antipersonnel pose assez d’interrogation aux services de sécurité et à toute la population habitant les lieux. De mémoire d’homme, jamais une mine antipersonnel n’a été découverte dans une zone hors mis les zones qui ont connue des attaques rebelles de 2000.
Pour le moment des recherches et des fouilles continuent pour trouver d’éventuels explosifs dans le sol. La population elle, a été appelé à être plus que jamais vigilante. Quant à la victime Audile Mansadouno, après avoir été transférée de la clinique Amboise Parés, pour incapacité de non payement de la somme de un millions cinq cent milles de francs guinéens (1.500.000 GNF), elle a été admise au CHU Donka d’où elle est soumise à des soins intensifs.
Par Lansana A. Camara
Correspondant de www.nlsguinee.com à Conakry
E-mail : lansanaminata@yahoo.fr
Pour www.nlsguinee.com