dimanche 17 février 2008
L’arrivée de M. Cellou Dalein Diallo à la présidence de l’UFDG a déclenché une vague d’adhésion sans précédent. De toutes les régions de la Guinée affluent des jeunes et des moins jeunes pour rejoindre le parti et agrandir la liste des adhérents. Nombreux sont les hommes et les femmes de toutes les classes socio- professionnelles qui se présentent dans les différents bureaux locaux du Parti pour prendre la carte de membre.
Les responsables de toutes les instances de l’UFDG, du Secteur au Comité de Base ; de la Section à la Fédération sont plus que jamais mobilisés pour faire face à la nouvelle dynamique qui prend de plus en plus d’ampleur.
Ces innombrables adhésions sont motivées, entre autres, par la personnalité du Président de l’UFDG et les nouvelles initiatives que les responsables à tous les niveaux ont entreprises.
L’Implantation des organes administratifs de l’UFDG à Conakry et dans certaines régions de la Guinée
Actuellement, à Conakry et dans plusieurs régions du pays, l’UFDG s’atèle à implanter les Comités de Base dans chaque secteur et dans chaque quartier. Cette opération qui a connu un grand succès est en voie d’achèvement.
A Conakry, les Comités de Base sont quasiment installés dans tous les secteurs et tous les quartiers des différentes communes.
A Boké, l’UFDG est en train de supplanter tous les partis politiques. Ainsi, ce sont 7 membres du Bureau Fédéral du Parti de l’Unité et du Progrès (PUP) qui ont démissionné pour intégrer les instances de l’UFDG. Pourtant, certains responsables, pas des moins éminents du Parti Présidentiel avaient fait planer l’épouvantail de l’ethnocentrisme pour tenter de déstabiliser l’UFDG en Basse- Guinée. Ils avaient notamment affirmé que : « Dalein peut nous prendre la Moyenne Guinée et non la Basse- Guinée. »
Ces nouvelles adhésions montrent bien que cette tactique politicienne ne marche plus en Guinée. Les gens sont libres d’adhérer au parti politique qui leur convient et n’en ont cure des représailles d’antan. C’est en citoyens libres et responsables qu’ils prennent leur décision pour montrer que l’ethno- stratégie, comme on dit, est une arme caduque. Elle ne fait plus peur à personne. En revanche, elle expose ses tenants et permet au peuple de prendre distance avec les nostalgiques.
A kamsar, dans la préfecture de Boké, les autorités locales sont en pleine campagne d’implantation des instances de Base. A Banankoro, préfecture de Kissidougou, la Mission locale est également à pied d’œuvre. La majeure partie des Comités de Base est installée.
A Guéckédou, en Guinée Forestière ; Kérouané et Siguiri, Haute- Guinée, c’est le même engouement qui prévaut. C’est dans ce cadre qu’une délégation du Bureau Fédéral de Guéckédou qui est conduite par sa Présidente s’est rendue à Conakry pour rencontrer les instances dirigeantes. Un planning d’installation des différentes structures a été défini en commun accord. Ce sont différents Comités de Base et de Section qui seront créés dans les trois régions mentionnées.
Le mode de scrutin qui permet d’élire les membres des bureaux de chaque organe du Parti est tout naturellement libre, démocratique et transparent. Il est déterminé par un vote des adhérents sur candidature libre et à la majorité des voix. C’est une politique de décentralisation qui est adoptée par l’UFDG car, il faut partir de la Base pour prétendre à tout poste électif au sein des instances supérieures. Cela évite les parachutages arbitraires pouvant conduire certaines personnes aux instances dirigeantes sans qu’elles aient forcément les qualités requises.
Mais, l’UFDG imprime incontestablement ses marques et tranche d’avec la tradition politique guinéenne avec une innovation majeure.
La politique de la Parité et de la diversité dans les instances du Parti
Prenant en compte l’inégalité dans la représentativité des citoyens dans leur diversité et en matière de genre, c’est- à- dire de sexe, l’UFDG a décidé de mettre en place une politique de parité.
Ce mode de représentativité impose une sorte de quota au sein des instances du parti. En d’autres termes, les élus doivent refléter une composition démocratique qui prenne en considération la diversité ethnique locale. Au sein de chaque organe du parti, l’appartenance sociale des femmes, des hommes et des jeunes qui y siègent doit être équitablement respectée. L’objectif, c’est empêcher de faire de l’UFDG, un parti d’un fief électoral : foutanien, côtier, forestier ou de la Haute- Guinée. Cette démarche vise, d’une part, à empêcher une ethnie dite majoritaire de s’imposer sur les autres et, d’autre part, d’assurer une plus large ouverture du parti.
Cette parité s’appliquera, autant que possible, à la répartition équitable des postes entre les femmes et les hommes au sein de chaque instance. Du coup, la discrimination à l’égard des femmes sera jugulée.
Les jeunes, à leur tour, auront plus de responsabilité afin de prendre davantage conscience de leur rôle. Il est à rappeler que la population guinéenne est l’une des plus jeunes de la sous- région ouest- africaine.
Enfin, c’est pour la première fois qu’une politique de parité est tentée en Guinée. Espérons qu’elle sera concluante et apportera plus de démocratie dans un pays où les partis politiques sont taxés, à tort ou à raison, d’ethniques.
Par Lamarana Petty Diallo, Professeur de Lettres France
lamaranapetty@yahoo.fr
Pour www.nlsguinee.com