vendredi 15 février 2008
En lisant l'article, paru sur www.nlsguinee.com, « Réaction à l'Honorable Jean Mari Doré » de Mr Ibrahima Diallo de Londres, je me suis dit qu'il fallait répondre à la question posée par notre compatriote qui se demandait si «... notre Général Conté n'est pas en fait le plus doué des hommes politiques en Guinée... ».
A cette question, je répondrais oui. Lansana Conté est, sans conteste, le plus doué d'entre nous, en tout cas pour le moment. Il a les moyens et il connaît le guinéen. Il a réussi à sauver son régime dans bien des cas. Il serait malhonnête de ne pas lui reconnaître une ingéniosité politique. Même grabataire, il continue de régner sur notre pays. Il continue également de mener en bateau nos fameux syndicalistes. Cette histoire « d'accord tripartite » ou encore de « gouvernement de consensus » n'était qu'un mirage, de la poudre aux yeux des guinéens. Il n'y a que des naïfs qui y croient encore.
Les syndicalistes ont cru décrédibiliser l'opposition politique guinéenne aux yeux de l'opinion nationale et internationale. Leur seul mérite est d'avoir tenter de déloger un régime impopulaire. Cette noble entreprise, sans la participation des militants de l'opposition, n'aurait jamais connu le résultat que nous connaissons aujourd'hui. Les syndicalistes ont péché par inexpérience, en voulant doubler l'opposition. La politique n'est pas un jeu. Nos morts sont morts pour rien.
Par ailleurs, la stratégie de lutte de l'opposition est claire : mener le combat avec fermeté, intelligence et détermination dans un cadre strictement légal. L'un des moyens le plus approprié est la voie des urnes. L'usage de la force physique pour accéder au pouvoir n'a jamais été son arme favorite. Quand on veut instaurer un Etat de Droit dans un pays, il faut recourir à d'autres moyens que la force brutale. Si non on retombe dans les mêmes travers. En tout cas, chez nous à l'UPG, nous avons une culture républicaine.
C'est pourquoi, le déroulement dans la transparence et la clarté de la prochaine élection législative revêt à nos yeux une importance capitale. En effet, il n'existe pas d'élection facile. L'organisation d'une élection présente toujours des dangers surtout si les acteurs politiques ne sont pas tous animés d'une volonté réelle de transparence. L'exemple du Kenya est un exemple frappant.
Nous devons donc conjuguer nos efforts pour que ces élections se passent dans les meilleures conditions possibles afin d'épargner à notre pays de nouvelles souffrances.
Par Cécé Roger Haba
Membre du Bureau Politique Nationale de l’UPG
2ème Secrétaire Chargé des Relations Extérieures
Pour www.nlsguinee.com