lundi 11 février 2008
La ville de Conakry croule ces derniers temps sous des tas d’ordures, à cause de la réticence d’une frange de la population à contracter un abonnement auprès des 36 Petites et Moyennes Entreprises évoluant dans le secteur de ramassage des ordures, a constaté APA.
A ce premier motif s’ajoute le fait que ces structures sont sous équipées à cause du manque de moyens matériels.
Les populations préfèrent jeter leurs ordures dans les caniveaux en saison des pluies si ces ordures ne sont pas tout simplement incinérées à, l’intérieur ou à quelques pas des lieux d’habitation, provoquant ainsi une fumée âcre qui pollue l’atmosphère au quotidien.
M. Souleymane Kourouma, Coordinateur de la PME ‘’Albarka Santeya,’’ sise à Lambagny dans la banlieue de Conakry, s’indigne du refus de certains citoyens à s’acquitter de leurs frais d’abonnement mensuel qui s’élève à 5000 francs guinéens par ménage, soit 500 FCFA.
Par cette faute, sa PME accuserait un manque à gagner de près de 1,8 millions de francs guinéens soit 180 000 FCFA.
Au nombre des difficultés qui les empêchent de mieux exercer leurs activités figure aussi, selon Kourouma, le manque de points de regroupement des ordures, notamment à Lambagny, un quartier devenu pourtant l’une des vitrines de Conakry en matière d’infrastructures avec ses immeubles qui poussent comme des champignons.
Les ordures collectées sont tout bonnement entassées au niveau du marché du quartier.
Depuis plusieurs jours voire, semaines, les camions du Service Public de Transfert des déchets (SPTD), une structure émanant du gouvernorat de Conakry, n’ont pas pris la direction de Lambagny, une situation due à une panne du bulldozer qui assure le chargement des ordures dans les camions bennes.
M. Amar Diop, patron d’une PME dénommée ’’la Guinéenne d’Assurance’’, évoluant dans la commune de Ratoma, cite comme étant l’un des problèmes qui contribuent à l’insalubrité de Conakry, la hausse de la production journalière d’ordures produite par les populations et la fermeture de la décharge centrale de la Minière, où toutes les ordures étaient acheminées pour leur incinération.
Il préconise la sensibilisation des ménages pour remédier à cette situation.
Les PME n’ont pas manqué d’énumérer au nombre de leurs difficultés, le fait qu’elles ne reçoivent pas de subventions de l’Etat.
A l’allure où vont les choses, si rien n’est fait, la capitale guinéenne dont la production d’ordures a atteint en moyenne les 1600 mètres cube de déchets par jour, aura du mal à s’en débarrasser.
Par APA-Conakry, Guinée
Pour www.nlsguinee.com