jeudi 07 février 2008
La république de Guinée parviendra-t-elle, à l’image d’autres pays, à exploiter le biocarburant ? C’est la question qui se pose actuellement en termes de défi que le gouvernement de Lansana Kouayaté veut relever. La démarche serait déjà entamée, à en croire à certains responsables des départements ministériels concernés.
Dans cette logique, pas plus qu’hier, une convention a été signée entre le gouvernement guinéen et le représentant guinéen de trois sociétés espagnoles spécialisées dans l’exploitation du biocarburant. Selon les responsables de ces sociétés, les sites retenus pour abriter cette expérience sont la Haute guinée et la Moyenne guinée.
Ont pris part à la cérémonie de signature, le ministre de la Agriculture et les cadres de son département, les représentants des sociétés espagnoles et d’autres invités de marques. A ladite cérémonie de signature, le ministre de l’agriculture Dr Ahmed Camara, qu’au delà d’un simple geste de signature, les actes concret doivent être posés : « Même si nous signons les documents, si les sociétés ne s’investissent pas à honorer leurs engagements, nous pouvons revoir la convention avec d’autres sociétés. Nous, nous souhaitons qu’une fois signés ce protocole, qu’on passe à l’action pour ne pas accusé de retard par rapport a nos programmes »
Le représentant des sociétés quant à lui, donnera l’assurance que des actes concrets seront bientôt posés sur le terrain. Il a profité de l’occasion pour donner le montant total du projet. M. Doumbouya à la sortie de la signature du protocole dira : « Avec nos partenaires espagnoles il est prévu pour la phase d’exploitation une enveloppe financière de 4 millions d’euro, pour un coût total du projet de 150 millions d’euro. »
Si la Guinée et ses partenaires parviennent à l’exploitation du biocarburant, cela pourrait aider le pays à réduire sa dépendence sur l’or noir dont la hausse du baril influence directement le panier de la ménagère. Mais jusqu’à quand faut-il attendre ? On ne saurait le savoir encore !
Toutefois, il existe encore plusieurs questions auxquelles il faudra répondre avant de croire à ce projet. La Guinée est loin de l'autosuffisance alimentaire, il sera difficile de cultiver des céréales pour le carburant alors les populations sont affamées.
Par Lansana A. Camara
Correspondant de www.nlsguinee.com à Conakry
E-mail : lansanaminata@yahoo.fr
Pour www.nlsguinee.com
Ou pourquoi la solution n'est pas dans le carburant à l'éthanol ...
L’éthanol est extrait de végétaux (cannes à sucre, blé, betterave, etc). Certains pays émergents voient déjà dans cet or vert une manne pour leur économie et misent beaucoup sur le développement des biocarburants en Europe pour exporter leur production… qui se traduit par des programmes de déforestation sauvage. Or, cette déforestation à grande échelle est l’une des causes majeures du réchauffement planétaire et certains scientifiques craignent déjà que le remède soit aujourd’hui pire que le mal.
Ce problème, conjugué à un déséquilibre nourriture / carburant, est actuellement au cœur du débat. Le danger est réel. Ceci étant, l’éthanol n’est pas destiné à remplacer le pétrole et, en France, on estime qu’il ne pourra pas répondre à plus de 15% de nos besoins énergétiques. En revanche, c’est une énergie immédiatement disponible et renouvelable, dont l’emploi permet de retarder l’assèchement de la dernière goutte de pétrole (encore faut-il savoir quelles sont les réelles réserves de l’or noir). Ce délai permet dès lors d’allonger les périodes de développement des solutions plus propres (hybride, électrique, hydrogène). La filière de production de l’éthanol travaille aussi sur un procédé qui permettra de l’extraire à partir de la cellulose des déchets végétaux (tiges, branches, pailles, etc) et non plus de la graine ou de la racine qui resteront destinées à l’alimentation.
Source : blog.kornemuz.com
Wait and see !
Mamadou Ly