mercredi 06 février 2008
LAVAGE A GRANDE EAU DE L’EQUIPE NATIONALE DE FOOTBALL DE GUINEE - LE SILY
Ca y est, la dernière goutte du « bissap » vient de tomber. La bouteille est vide.
La guinée est devant un vide plein, oui, plein d'amertume, de tristesse, de déception, de sentiments de trahison, de désillusion, de colère rouge, de désespoir et de brutalité interne.
Avant de remplir la bouteille d'eau pure teintée d'espoir, il faudra la laver 7 fois à grande eau.
L'eau impure a éclaboussé tout sur son passage : nos jolis boubous et robes immaculés sont (teintés) de par des salissures footballistiques effrontées.
Il faut laver, tout laver et laver à nouveau.
Le rêve était beau ……… le réveil brutal.
L'eau froide et nauséabonde a fouetté les visages naïfs et innocents des guinéens
Il faut nettoyer, beaucoup nettoyer et encore nettoyer mais, surtout à grande eau.
Aujourd'hui, pour ne pas maintenir la jeunesse dans la désillusion et le découragement, pour lutter contre tout défaitisme et comportement abandonnique, il s'avère urgent, nécessaire et indispensable d'opérer un déclic.
Aujourd'hui, le meilleur signal que la Fédération peut envoyer aux millions de guinéens est de rendre le tablier.
Aujourd'hui, le meilleur service que le staff administratif, technique et médical peut présenter au peuple est la démission collective.
« Allez Messiers, soyez grands et osez pour une fois quelque chose.
Vous avez regardé faire, impuissants devant les comportements des jeunes. Complices silencieux des frasques répétées et puériles, vous avez montré vos limites.
Messiers, le peuple mérite mieux…… Quand même merci. »
Aujourd'hui, point de règlements de la CAF, point de directives de la FIFA : la Fédération ne doit pas s'abriter derrière ces Institutions du ballon rond pour convoquer une impunité. De grâce, que ces messiers qui ont largement bénéficié des dividendes de l'équipe nationale nous
épargnent un contentieux qui alourdirait l'ardoise et plongerait davantage la crise dans des tréfonds nébuleux.
Aujourd'hui, il n'est pas permis d'accepter les critiques d'un quelconque membre du staff pour se dédouaner : il aurait fallu le faire avant ; le même procédé a été utilisé au moment du départ du précédent sélectionneur. La responsabilité est collective dans ce naufrage.
Aujourd'hui, il est constaté que la tanière était un monde irréel, atypique où tout fonctionnait à l'envers. Les adultes avaient peur des moins âgés ; les jeunes n'avaient pas de cadre, de contenant ; les valeurs culturelles et traditionnelles étaient interdites ; les « uns » s'étaient substitués au savoir faire ; la profession football avait gommé le patriotisme et, ce qui est interdit en club était autorisé ici. Ce théâtre magique était un mélange de duperies, de leurres, de vagabondage alcoolique, sans oublier le zeste de cinéma.
Tout peuple a besoin de héros …. Que sont les nôtres devenus ?
Ces faux éléphants n'ont pas de tanière, ils sont libres, dans le vent, leur sort entre des pattes coupables de n'avoir pas su défendre le territoire.
Aujourd'hui, il faut aux jeunes d'autres modèles identificatoires qui pourront à nouveau les stimuler et leur permettre de retrouver cette magnifique verve positive de la réussite.
Aujourd'hui, l'Etat, a son tour, devra prendre des mesures pour un meilleur encadrement des jeunes et surtout pour inscrire ces derniers dans une voie de persévérance et d'identification pertinente.
Le Président de la République devra laisser au Ministre de tutelle la remise des drapeaux. Il est préférable, au vu des résultats, de remettre les choses à leurs niveaux respectifs. L'Institution 'Président' elle, distribuera les récompenses après les grandes victoires.
Aujourd'hui, l'Etat devra prendre toutes ses responsabilités pour faciliter : - l'arrivée de nouveaux dirigeants (administratifs, techniques et médicaux) à la tête de la Fédération – la nomination d'un sélectionneur national guinéen – le renforcement et la meilleure
organisation des petites catégories afin d'avoir en équipe A un noyau dur constitué de locaux.
Aujourd'hui, il n'est de place à la théorie ou à la désignation d'un bouc émissaire en la personne du sélectionneur démissionnaire.
Aujourd'hui, il faut surtout et surtout éviter un quelconque replâtrage ...
Aujourd'hui, nous avons besoin d'eau pour laver et nettoyer les errements, les impolitesses, le manque de rigueur et les tâtonnements.
Aujourd'hui, l'heure est à la reconstruction du football guinéen … qui prendra peut être du temps mais, avec l'aide de Dieu… sily accroupi ... se mettra debout.
Par Sidimé Alpha Kabinet
Membre de l'Equipe d'Analyse et de Réflexion de Neoleadership
Correspondant de www.nlsguinee.com au Sénégal
Contact :alpha.sidime@gmail.com /supporter déçu
Pour www.nlsguinee.com