jeudi 31 janvier 2008
L'un des problèmes épineux auxquels se trouve confronté le gouvernement de "consensus" est sans nul doute le manque d'infrastructure scolaire et éducative.
A Conakry, tout comme les villes et villages de l’intérieur du pays, le déficit d'équipement et d'infrastructures scolaire se fait sentir partout. Pour preuve, à Labé, capitale de la Région Administrative de la Moyenne Guinée ou Fouta Djallon les autorités, parents et élèves sont dans le besoin le plus urgent en matière d'éducation des enfants.
A part l'insuffisance du personnel enseignant et leur faible niveau, il y a surtout l'insuffisance d'équipement et d'infrastructure éducatifs. Selon un confrère, Directeur de Publication d'un journal provincial "SANAKOU" cette année sur plus de 53.000 enfants en âge d'aller à l'école, plus de 10.000 ne sont pas scolarisés par manque de salle de classe. Le besoin en salle de classe est estimé à plus de 52 salles et tous les équipements nécessaires y afférent pour un bon fonctionnement. Selon le journal, dans les salles, on compte dès fois près de 100 élèves par classe au primaire et plus de 250 élèves par salles au secondaire ou collège.
De même selon toujours le journaliste, il existe encore des villages et campagnes qui ne possèdent pas des écoles, mais plutôt des hangars en paille flanquée de quelques tables bancs. Le tableau est un simple plafond noirci par l'ardoise et qui fait a peine un mettre carré. Pour certains parents pauvres, n'ayant pas les moyens, les enfants dont les âges varient de 7 à 15 ans parcourent jusqu'à 20 voire 30 km pour aller rejoindre leurs salles de clase chaque matin que Dieu fait. Ce qui de l'avis général est un sérieux problème auquel le gouvernement se doit d'apporter des solutions immédiates et durables, en lieu et place des voyages luxurieux à travers le monde. Ceci permettra de donner la chance à tous les enfants de Guinée en âge d'aller à l'école de se scolariser dans la logique du respect des Droits de l'Enfants dont la Guinée est membres signataires des textes et lois.
Il est plus qu’urgent donc, que les autorités compétentes et surtout celles éducatives prennent des mesures adéquates pour le besoin de l'éducation et de la formation des enfants de tous les horizons et sur l’ensemble du territoire national. Car comme disait l'autre c'est pour celà que les citoyens payent aussi l'impôt minimum pour le développement IMD. Et c'est dans cette logique qu'un grand penseur français, en l'occurrence Jules Férie disait: " Le peuple qui à des écoles, est le premier peuple. S'il ne l'ait pas aujourd'hui, il le sera demain"
Par Lansana A. Camara
Correspondant de www.nlsguinee.com à Conakry
E-mail : lansanaminata@yahoo.fr
Pour www.nlsguinee.com