lundi 28 janvier 2008
« Chacun a le droit d’être soigné et de mourir dans la dignité. » dixit Dr Catherine sous-Directeur de l’OMS
A l’image des années précédentes, 2007 aura été une année largement affectée en matière de santé publique des populations. Et d’un constat général, les populations pauvres auraient payé un lourd tribu en terme de mortalité dans le monde. Et c’est dans ce soucis que l’organisation mondiale de la Santé a mené des enquêtes pour un poser le diagnostic et chercher des voies et moyens d’aider les régions pauvres à se soigner selon les normes reconnues mondialement. Dans le rapport publié sur l’état de santé dans le monde en 2007, l’OMS est revenu largement et en profondeur sur le cas de certaines maladies qui posent des problèmes sérieux dans le monde. C’est le cas par exemple du cancer. L’OMS a réalisé un nouveau guide sur les services de soins palliatifs en cas de cancer avancé. Les soins palliatifs visent à offrir une meilleurs qualité de vie aux patients-et aux familles- confronté à une maladie mortelle, en soulageant la douleur et en prenant en charge d’autres symptômes et débilitants Il ressort des estimations préliminaires que chaque année 4,8 millions de malades du cancer souffrent de douleurs modérées à forte ne reçoivent aucun traitement. Et c’est pourquoi a fait remarquer le Dr Catherine Le Gales-Camus, sous-directeur de l’OMS chargée des maladies no transmissibles et de la santé mentale : « Chacun a le droit d’être soigné et de mourir dans la dignité. Le soulagement de la douleur- quelque soit physique, psychique, affective ou sociale- constitue un droit fondamental. Les soins palliatifs représentent un besoin urgent dans le monde entier pour tous ceux qui sont confrontés au cancer à un stade avancé, surtout dans les pays en développement où une forte proportion de cancers sont diagnostiqués trop tard pour qu’un traitement soit efficace.»
En 2005 par exemple, sur 58 millions de décès dans le monde, 7,6 millions étaient dus au cancer. Plus de 70 % des décès par cancer surviennent dans les pays en développement où les ressources qu’on peut affecter à la prévention, au diagnostic et au traitement de cette maladie sont limitées ou inexistantes. Selon les projections de l’OMS la mortalité cancéreuse va continuer a augmenter, le nombre futur de décès étant estimé à 9 millions en 2010 et à 11,4 millions en 2013. Or une bonne partie de ces décès sont inévitables et est possible de prévenir plus de 40% des cancers. D’autres peuvent être dépistés à un stade précoce, soignés et guéris. Et dans le cas d’un cancer à un stade avancé, de bons soins palliatifs permettent de soulager la douleur. « Des modèles simples et peu coûteux de santé publique pour les soins palliatifs peuvent êtres appliqués de façon qu’une majorité de la population cible puisse bénéficier, surtout dans les pays en développement où sont diagnostiqués la majorité des cancers à un stade avancé », a déclaré le Dr Benedetto Saraceno, Directeur par intérim chargé des maladies chroniques et de la promotion de la santé. Et d’ajouter : « Ces modèles envisagent d’intégrer les services de soins palliatifs au système de santé existant en mettant spécialement l’accent sur les soins à base communautaire et à domicile.»
Du moins qu’on puisse dire c’est que le thème « Un Avenir plus Sûr » du rapport sur la santé dans le monde 2007 est assez évocateur. En ce sens qu’il suscite un espoir chez les acteurs de la santé mondiale. Et c’est justement sur une note d’un grand espoir que les rédacteurs dudit rapport on conclu leur œuvre sanitaire. Selon eux, le thème du présent rapport concerne l’action sécuritaire en santé publique dans sa dimension mondiale, mais l’OMS n’oubli pas que chaque individu-femme, homme ou enfant- est exposé au menace qui pèsent collectivement sur la santé. Il est capitale de ne pas perdre de vue les répercussions que les problèmes sanitaires mondiaux peuvent avoir au niveau individuel. C’est d’ailleurs ce qui, en 1978, inspiré l’engagement en faveur de « la santé pour tous » dans le cadre des soins de santé primaires. Cet engagement et le principe sur lesquels il repose n’ont pas pris une ride et sont plus essentiel que jamais. C’est sur cette base que les soins de santé primaires et l’action humanitaire en période de crise-deux moyens d’assurer la sécurité sanitaire au niveau individuel et communautaire- seront analysés en détail dans le Rapport sur la santé dans le monde, 2008.
Par Lansana A. Camara
Correspondant de www.nlsguinee.com à Conakry
E-mail : lansanaminata@yahoo.fr
Pour www.nlsguinee.com