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    Guinée : Les camouflages de "Diahannama Kouyaté" !

     mercredi 23 janvier 2008   

    Hé ! ne déconnectez pas. C'est encore moi qui moufte à retardement à cette plaisanterie triviale que me conte un ami désoeuvré comme moi. Paraît que "le seul intérêt pour le général Lansana Conté réside aujourd'hui dans la satisfaction des besoins légitimes de ses populations." Afakoudou! "diaspourris" de tous les coins et recoins, laissez tout tomber, préparez vos bardas pour rentrer en Guinée. Un cargo passera vous ramasser pour vous ramener au bercail. Gratis, l'on vous dit. Hi! Hi! Hi!

    Souvenez-vous de cette belle voix d'or de Sory Kandia Kouyaté qui chantait la Guinée-l'éldorado pour convaincre les fugitifs et traîtres Guinéens, qui fuyaient la révolution sanglante de Sekou Touré, à rebrousser chemin. La plupart des naïfs qui s'étaient laissés emballer par les mirages de la chanson en rentrant de leur propre gré avaient fini ou "Au poteau!" ou au bout d'une corde ou plus cruellement avaient été placés en diète noire au fond d'un trou. D'autres innocents fugitifs avaient été méchamment ligotés à l'étranger, pieds et mains liés dans le dos puis renvoyés en Guinée. C'est le cas des malheureux que le président Gambien Kaïraba Diawara avait catapultés à Sékou Touré. Tous avaient été liquidés selon le témoignage de l'ancien ministre Alsény René Gomez dans son livre: "Camp Boiro: Parler ou périr".

    Ah! non, l'histoire ne va pas bégayer. Rassurez-vous! l'on ne va pas vous faire le coup, surtout à vous. Abandonnez toutes vos activités et rentrez en Guinée avec vos marmailles et tout et tout sinon vous serez perdant au partage du gâteau. L'on vous dit, vous aussi, que le changement est visible, palpable, respirable en Guinée. Grâce au premier ministre "Diahannama Kouyaté" et à son gouvernement bidon. Il semble que "la crise d'électricité et d'eau potable baisse en intensité", "l'installation des panneaux solaires pour l'éclairage public a commencé", "16000 jeunes ont été embauchés". Tous ces mérites fantasmagoriques reviendraient à "Diahannama Kouyaté".

    Tension...hein! ce sont des foutaises, des camouflages de l'actuel premier ministre pour se barder de futiles mérites.

    La crise d'électricité et d'eau potable est toujours sujet fâcheux au bled. Ces quelques éclairages dans Cona-crime, la coquette capital, est une duperie. Une tromperie pour couillonner quelques diapos pressés de débarquer au bled pour prendre des postes. "Aucune ville dans le monde n'a un éclairage solaire" raille un ponte de la politique au bout du fils à Cona-cris. Il argue que l'électricité est une question de luminosité qui éclaire largement la route. Comme s'il sait de quoi il parle, "Diahannama Kouyaté" n'a fait que débrancher des poteaux électriques datant de 1996 pour bricoler. Partout où il y avait un poteau électrique dans un carrefour, ont poussé un champ de poteaux solaires.

    Le constat c'est que "la luminosité solaire n'est pas suffisante pour éclairer une ville".
    D'ailleurs ça ne concerne en fait qu'une partie de l'autoroute jusqu'à l'aéroport. De méchantes langues rajoutent même que tous les bons et soucieux conducteurs s'aident de longues lampes torches sur cet axe, la nuit venue, pour ne pas s'entrechoquer. L'actuel premier ministre ambitionne-t-il de couvrir la ténébreuse Cona-crime d'éclairage solaire? Ce sera vraiment la ville des merveilles et des rêves. Malheureusement son manège politique consiste plutôt à effacer dans la caboche des Conakrykas l'image bâtisseur que l'on donne à Sidya Touré le désignant premier à illuminer Cona-cris, la sombre capitale. "Diahannama Kouyaté" fait du mauvais copiage. Mais si ça peut l'enorgueillir l'on retiendra aussi qu'il est le premier "Kamarimba", comprenez mec, à avoir planté des poteaux solaire dans Cona-cris.

    Quel est le coût de ça? Qui a décroché ce marché pulpeux?

    S'agissant de l'eau potable, l'amuseur public qu'est "Diahannama Kouyaté" s'est contenté de creuser une dizaine de puits dans un seul quartier de Cona-cris. Et ça a suffi pour bomber le torse. Dans les autres quartiers populeux comme Lanséboundji, Kipé-Dadia, Sangoyah, partout dans la contrée, l'on crève tout le temps de choléra du fait de consommation d'eau et d'alimentation insalubres. Le coût de la survie reste toujours cher au bled. Le kilo de viande, le "bonga", le piment, un quart de litre d'huile de palme baignant dans de la soude caustique pour la vendre fluide, la baguette de pain, la bougie, le transport épuisent les maigres salaires.

    Le prix d'une mansarde, un taudis de deux pièces, éclairé à la bougie la nuit, en location dans les quartiers de Cona-cris la belle, dépasse de loin le salaire d'un enseignant de 10 ans de carrière. Des magistrats, des professeurs d'universités et de lycées émérites, des fonctionnaires professionnellement calibrés bataillent à coups de poings et de coudes tous les matins autour de "magbana" ou de taxis, de véritables épaves, pour se rendre à leur lieu de travail le visage cabossé. Ils rentrent à la maison complètement éreintés.

    Il va sans dire que les privilégiés de "diahannama Kouyaté" ne peuvent pas avoir la même appréciation des conditions de vie exécrables des populations. Il faut vraiment être du sérail pour lamper de l'eau potable à satiété et avoir de l'électricité ou le prix du carburant pour son groupe électrogène à domicile et au bureau.

    Non, il faut aller berner les "diaspourris" d'ailleurs mais pas ceux de Paris qui, dans leurs pérégrinations au bled, savent ce que "Diahannama Kouyaté" tâtonne depuis sa nomination à la primature à vouloir faire et ce qu'il est réellement incapable, impuissant de réaliser. Mettons toute la politicaillerie guinéenne de côté. Bavardons franchement. Depuis qu'il est au perchoir à la primature, qu'est-ce que "Diahannama Kouyaté" a fait concrètement pour une meilleure politique de santé et soulager les populations? Rendez-vous, tout de suite et dare-dare, dans les deux grands hôpitaux de Cona-cris, à savoir Ignace Deen et Donka !

    Interrogez les garçons de salles devenus infirmiers qui à leur tour agissent à la place des médecins. Tous rançonnent les malades. Regardez leurs outils de travail, une vieillerie qui remonte à l'âge du fer. Prenez surtout le temps d'écouter le gémissement des malades. Il vous sautera vite à l'oeil même clos que les hôpitaux Guinéens sont toujours des pourrissoirs où le personnel médical se plaint des retards de salaires et des mauvaises conditions de travail. C'est à Ignace qu'un apprenti chirurgien-boucher a oublié des compresses dans le ventre du fils du regretté Savané que Sékou Touré avait tué. Le garçon a failli crevé de maux de ventre. Il a fallu qu'un autre soit disant vrai-faux chirurgien lui ouvre le ventre à nouveau pour sortir les compresses et tenter de réparer les dégâts.

    A ce jour, seuls des malades fauchés se font consulter dans les hôpitaux Guinéens. Sinon les malades qui ont la possibilité, des relations vont à Dakar, à Abidjan ou ailleurs mais jamais à Ignace Deen ou à Donka. Quand le groupe électrogène de Donka tombe en panne, les chirurgiens-bouchers dissèquent toujours les patients à l'aide de torche qui éclaire mal. L'on ne vous raconte pas des sornettes. Vous pouvez vérifier la diffamation sur place.

    Parlons maintenant de la place de l'instruction dans la politique gouvernementale de Lansana Kouyaté. Parce que l'enseignement est l'ascenseur social de tout pays qui se veut progressiste. Retournez à l'université de Kankan ! Ce sont toujours des étudiants prétendus diplômés de la maîtrise, sortis des lieux, qui dispensent de façon chaotique des cours magistraux dans les amphithéâtres et des travaux dirigés. Les étudiantes sont plus à plaindre. Parce que le droit de cuissage pour "mériter" la moyenne fait toujours fureur là-bas.

    Les conditions de vie des étudiants de Kankan, de Foulaya (Kindia), de Faranah, de Cona-cris sont extrêmement difficiles. Ils vivent en surnombre dans des chambres étroites à côtés de toilettes pestilentielles. Appréciez et dites à tout ce beau monde d'étudiants et d'élèves qui consomment malgré eux un enseignement au rabais que "le seul intérêt pour le général Lansana Conté réside aujourd'hui dans la satisfaction" de leurs "besoins légitimes". Pour une plaisanterie risible ils vont bien se marrer. Mais pour un "Bilan et perspectives, un an après les événements de janvier-février 2007", un thème de barbouillage de ce machin qu'est "Demain La Guinée", débattu le samedi 12 décembre dernier à Paris, il ne faut pas quand même trop sucrer "Diahannama Kouyaté" et son clan gouvernemental.

    C'est du vent si "Diahannama Kouyaté" fait dire que "16000 jeunes ont été embauchés". Dans quels secteurs d'activités ont-ils été embauchés? Donnez la liste de ces 16000 jeunes sans inventer des noms et prénoms avec filiation à l'appui, s'il vous plaît! Parce que c'est trop facile de balancer comme ça un chiffre dans les yeux des internautes. Est-ce qu'on peut palper en chair et en os, toucher à la main ces 16000 jeunes embauchés?

    L'on vous dit que "Diahannama Kouyaté" est un enchanteur hors pair. Il en a fait la démonstration lors de sa rencontre avec les "diaspouris" de Paris, le 20 avril 2007 à Saint-Denis. A cette occasion beaucoup d'entre eux avaient ferraillé et décroché un tête-à-tête. D'autres, les plus malins, se sont contentés d'une causette avec Ousmane Doré, le ministre de l'économie et des finances. Des curriculum vitae bourrés de diplômes fabriqués à "Château rouge" à Paris leur avaient été convoyés. D'autres avaient opté pour un main à main rassurant avec déplacement jusqu'à Cona-cris, l'on vous dit, aux fins de surplomber les jaloux et les aigris. Mais tout s'est vite écroulé comme un château de mauvaises cartes. A ce que l'on sache aucun d'entre eux n'a été embauché.

    Mais voilà que certains de nos surannés "diaspouris" reprennent encore espoir! Ils copinent avec Ousmane Doré et misent sur lui. Ils jurent la main sur le palpitant du départ imminent de "Diahannama Kouyaté" de la primature. Son remplaçant serait, semble-t-il, Ousmane Doré. Ils jubilent dans leur fort intérieur. Or le casse tête guinéen n'est plus seulement de mettre tel mec ou telle nounou à la primature. Ah! non. Même si Ousmane Doré est parachuté à la primature, dans l'état actuel des choses en Guinée, il ne pourra rien forger de durable sauf se disqualifier. Il faut absolument enlever avant tout Lansana Conté du pouvoir. Comment ? Par un coup d'Etat militaire sans effusion de sang. C'est possible de détacher le gâteux du pouvoir sans les pétards. N'est-ce pas soldats guinéens?

    L'occasion serait bonne sous le fromager...sans crier trop fort barrage au kilomètre 36 ! Ensuite organiser une sélection démocratique, transparente entre les patriotards lancés dans la course effrénée au pouvoir. Ils sont actuellement tous au bled. Chacun fourbit de son côté sa tactique de conquête du pouvoir. C'est sans "Conté" sur le général dictateur qui, dit-on, s'est juré d'enterrer beaucoup avant de tirer sa révérence. Il faut le combattre comme s'il est bien portant. D'autant plus que des spécialistes du diabète et de la leucémie attestent qu'il pourrait encore traîner 10 ans grâce aux soins suivis et intensifs dont il bénéficie. Soldats...n'attendez plus un vendredi 13.

    Agissez, maintenant. Afakoudou! ce serait une belle façon de remonter le moral à notre Syli national dégringolant.

    Par Benn Pepito
    Pour www.nlsguinee.com



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