lundi 14 janvier 2008
L’organisation mondiale de l santé OMS à travers ses différents bureaux de représentation vient de publier officiellement le rapport sur la santé dans le monde au compte de l’année 2007. Le document comprend en tout une vingtaine de page qui résume bi en la situation sanitaire dans le monde entier. Ce diagnostic, touche tous les domaines d’intervention de la médecine moderne. Il s’agit par exemple des gestes chirurgicaux essentiel qui sauvent des vies et préviennent des incapacités.
A ce niveau il est indiqué dans le document que l’OMS développe son programme de formation des personnels soignants aux actes chirurgicaux et anélastiques d’urgence essentiels dans les pays au revenu moyen ou inférieur. Ce programme déjà en place dans 22 pays renforcera la capacité des services de santé au premier échelon (hôpitaux et centres de santé ruraux et de district) à assurer des interventions chirurgicaux simples mais essentielles dans un nombre croissant de région en développement. Des interventions chirurgicaux pouvant dans bien des cas éviter des décès et des incapacités à vie en cas d’accident de circulation routières, d’actes de violence interpersonnels, de complication dans la grossesse, d’anomalie congénitale de fracture, de brûlure ou d’infection aigu.
Selon l’OMS, ces pathologies sont conjointement responsables de quelques 11 % des années de vie saine perdues. Les traumatismes sont à eux seuls la cause de plus de 5 millions de décès par an, soit d’un décès sur dix dans le monde. « Pourquoi un enfant devrait-il mourir d’une appendicite et pourquoi une mère et son enfant devraient-ils succomber à la suite d’une dystocie alors que des gestes chirurgicaux simples leur sauveraient la vie ? » s’est demander le Dr Meena Cherian, responsable du programme chirurgie à l’OMS.
Dans le rapport selon l’avis également partagé, le problème de la chirurgie résident essentiellement dans la médiocrité des infrastructures et l’insuffisance des effectifs de professionnels de soins de santé (et leur formation), qui font obstacle à la prestation appropriée en temps voulu de service chirurgicaux essentiel. C’est pourquoi l’organisation mondiale de la santé et ses partenaires appelle à intensifier la recherche pour améliorer la sécurité des patients. Ces domaines de recherche sont entre autres : l’infection nosocomiales qui touche quelques1,4 millions de personnes, la réaction indésirable des médicaments, de la chirurgie et anesthésie, d’injection à risque qui est à l’origine de 1,3 millions de décès chaque année dans le monde et une dépense annuelle de 535 millions de dollars de frais médicaux direct.
Enfin il ya l’avènement des effets indésirables de médicaments. Pour réduire ses effets, l’OMS préconise que pour qu’un médicament donne les résultats recherché et n’ait que des effets indésirables limités, les firmes pharmaceutiques sont tenus par la législation de la plupart des pays de tester leurs produits sur des volontaires sains et des malades avant qu’ils ne soient disponibles généralement. Les essais doivent être approuvés par des comités d’éthique et des autorités de réglementation compétentes. Les volontaires doivent êtres conscients des risques liés aux essais et donner leurs consentement éclairé.
Sur le volet de réduction de la mortalité maternelle, le rapport constate que la mortalité maternelle diminue dans les pays à revenu intermédiaire, mais les progrès restent trop lents dans les pays à faible revenu. Ainsi, les taux sur la mortalité maternelle qui exprime le nombre de décès pour 100.000 naissances vivantes diminue trop lentement pour permettre d’atteindre le cinquième Objectif du Millénaire pour le Développement (OMD), à savoir réduire de trois quart d’ici 2015 le nombre des femmes qui meurent pendante une grossesse ou ors d’un accouchement. Alors qu’il faut réduire annuellement de 5,5 % le taux de mortalité entre 1990 et 2015 pour atteindre l’objectif fixé, les chiffres publiés aujourd’hui par l’OMS, l’UNECEF, le FNUAP et la Banque Mondiale font apparaître une diminution annelle inférieur à 1%. En 2005 on a dénombré 536.000 décès maternels contre 575.000 en 1990, 99 % de ces décès étant enregistrés dans les pays en développement.
La nouvelle estimation de la mortalité maternelle montre que, si la situation s’améliore dans les pays à revenu moyen, la baisse annuelle entre 1990 et 2005 en Afrique subsaharienne n’a été que de 0,1%. Un peu plus de la moitié des décès maternelle(270.000) ont été enregistrés dans l’Afrique subsaharienne et 188.000 en Assise du sud. La probabilité pour une jeune fille de 15 ans de décéder d’une complication liée à une grossesse ou un accouchement au cours de sa vie est le plus forte en Afrique où elle atteint 1 pour 26.
Ainsi donc pour réduire le taux de mortalité maternelle, le rapport souligne qu’il faut donner la priorité à l’amélioration des soins de santé destinés aux femmes et assurer l’accès universel aux services de santé génésique. Cela suppose notamment un accès à la planification familiale, la prévention des grossesses non désirées et la fourniture de soins de haute qualité pendant la grossesse et lors de l’accouchement, notamment des soins obstétricaux d’urgence.
Par Lansana A. Camara, Conakry
Correspondant de www.nlsguinee.com à Conakry
Pour www.nlsguinee.com