jeudi 10 janvier 2008
Afakoudou! le net est complètement saturé de blablas depuis que l'Inter centrale, un truc qui trustent de soi-disant syndicalistes au bled, a décidé de façon bizarroïde de secouer violemment, au prix d'innocentes autres vies humaines et encore beaucoup, le pouvoir dictatorial du Général Lansana Conté à travers une grève ou du moins une pagaille. Plumitifs et intellos se sont goulûment jetés sur le net. Hum ! Ils ont humé la tambouille. La plupart n'ont pas apprécié la mangeaille. Sans gêne et sans façon, ils l'ont balancé à la poubelle. D'autres au contraire se sont pourléchés les babines d'envie.
Dans l'ensemble c'est comme si eux tous se désaltèrent chez le philosophe français, Bernard-Henri Lévy: "C'est quand le pouvoir s'étiole que les intellectuels relèvent la tête et prennent le relais." Comme c'est la démon-cratie sur le net, alors on lampe, on lape, on boit. Et ça arrose quand même les gosiers.
Franchement, nos plumitifs, et tous nos bons scribouillards et scribouillardes ont tout craché. Néanmoins jetons encore quelques gouttes d'huile dans le feu des bavardages.
Lamine Sunum Kaba, qui est là-bas, là-bas, on dit pays de l'oncle Sam, peinturlure dans ses délayages qu'"à un moment où tout le pays doit s'attendre au combat contre l'ennemi commun, c'est la grande déception." Afakoudou! ça sonne un peu, un tout petit peu révolutionnaire. Il martèle: "La politique à la page aujourd'hui, c'est qu'il faut nuire à l'adversaire pour laisser l'ennemi en paix."
Réfléchissons entre les lignes. L'on comprend que "l'ennemi" cité est Conté. Mais pour que tout soit aussi clair qu'une eau trouble et polluante, dites-nous si vraiment le bateleur qu'est l'actuel premier ministre, Lansana Kouyaté, symbolise "l'adversaire" en question ? En quoi est-il un "adversaire"? Et puis "adversaire" par rapport à qui et à quoi ? L'on se souvient qu'au bord de la Seine, Kouyaté avait pincé fortement une des cordes vibrantes de sa...de son arc en chantonnant d'une voie rocailleuse qu'il ne s'inscrivait pas dans la durée. Peut-être qu'entre temps il a pris goût au pouvoir en virant sa cutis. Cherche-t-il maintenant à se percher plus haut ?
L'on vous jure, la main gauche posée sur le crâne osseux de Lansana Conté, que cette affaire des mauvais "saint-dicalistes" avait été "révolutionnairement" montée pour catapulter Lansana Kouyaté ou l'autre (lisez ma pensée) au pouvoir.
C'est vrai, Lamine Sunum Kaba, le problème guinéen n'est résolu en partie qu'avec l'éviction de Conté du pouvoir. Quant à dire en s'interrogeant malicieusement: "N'est-il pas mieux de se débarrasser du plus redoutable, et ensuite faire face aux discordes internes?" Décortiquons ces maux flouants.
C'est vrai encore que Lansana Conté demeure actuellement le "plus redoutable" à enlever du pouvoir. Mais l'enlever pour "ensuite faire face aux discordes internes". L'on est trop Toto pour discerner votre pensée. Aidez-nous. Allabbé Annabé! Fi Allah! Allah Ko!
"Woila" Toto gobe maintenant: d'abord, débarquer Lansana. Laisser Lansana Kouyaté ou un autre nostalgique du régime sanguinaire de feu Sékou Touré grimper au pouvoir. Ensuite seulement régler les discordes qui feront face au futur régime de Kouyaté. Et si par chance (wallahi souriez!) Kouyaté se révèle plus redoutable dans son futur règne que son prédécesseur, est-ce que l'on ne va pas encore tomber de Charybde en Scylla ? Rassurez-moi sur ça. Sinon il est hors question d'inciter les populations guinéennes à se faire massacrer par l'armée guinéenne afin que "Diahannama Kouyaté" ou un autre ethniciste et ethnocentrique allaité au biberon de la Révolution de Sekou Touré s'empare du trône.
Et puis l'on ne comprend plus rien à rien dans ce montage des syndicalistes. Et c'est en cela que l'on s'accorde en partie, l'on dit bien en partie, avec les blablas du Bâtonnier du désordre des avocats de Cona-cris, Boubacar Sow. Depuis quand un syndicaliste façon peut se cacher derrière une révolte de masse pour soutenir un premier ministre et son gouvernement contre un "Persident" de la Répu-blica ? Depuis le 10 janvier 2008 à Conakry.
Dans leurs verbiages du 08 janvier, ces "chiants-dicalistes" disent se battre, eux, pour le rétablissement du Ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies de l'Information dans ses fonctions." ça, c'est ahurissant ! L'on est sur quelle planète ? ça rime à quoi cette affaire là ? Il y a anguille sous roche. Parce que de nos jours, tous ceux qui aspirent au développement du bled et au bien-être réel, pour une fois, des Guinéennes et des Guinéens bataillent plutôt pour le départ imminent de Conté du pouvoir. Et non pour le parachutage de Kouyaté à la tête de la magistrature suprême par le truchement d'un soulèvement de population pour ramener un certain Justin Morel Junior à son ancien poste. D'ailleurs ce poste n'est pas une propriété de Justin Morel Junior. C'est sûr que dans cette manigance politique des "chiant-dicalistes", il y a quelque chose de louche qui regarde exclusivement Kouyaté et son clan.
En tout cas l'on trouve amusant, d'autre part, que Alpha Condé, le gourou du RPG soit absent en ce moment de cette atmosphère ambiante en Guinée. Il a retrouvé l'air frais de l'hiver parisien à Place d'Italie. Ah, oui c'est à Paris qu'il a festoyé Noël et non pas chaloupant entre la Côte d'Ivoire, le Bourkina Faso et le Gabon. Pourtant la logique voudrait qu'il soit à ce moment précis à Cona-cris. Ou bien y a encore là un topo ! Que les "chiant-dicalistes", le ministre de l'Intérieur Bo Keïta, et "Diahannama Kouyaté" fassent faire aux populations un harakiri et qu'il débarque ensuite là-bas comme le messie? Quel stratagème! "Woila" un qui semble plus raffiné que le stratagème d'antan, non?
Par Benn Pepito
Pour www.nlsguinee.com