mardi 08 janvier 2008
En marge des travaux qui se tenaient au palais du peuple ce matin sur la résolution de la crise actuelle, plus d’une vingtaine de jeunes armés ont fait éruption au palais pour protester et lancer des attaques contre le SG de la CNTG, Dr Ibrahima Fofanah. Selon un leader de ce groupe de jeune dont ont ignore les motivations, ils seraient venus pour manifester leurs mécontentements vis-à-vis des syndicalistes Fofana et Rabiatou Sera Diallo. « Vive le général Lansana Conté, à bas les syndicats, Faites venir Fofana, nous allons finir avec lui. Fofana est corrompu. Nous ne voulons pas la guerre dans notre pays » tels étaient, entre autres, les slogans que ces jeunes scandaient.
Cependant, quelques temps après, l’escadron mobile de la gendarmerie de Kaloum est venu dégager ces jeunes et chasser tous ceux qui étaient sur place y compris les journalistes « Quittez tous ici. On s’en fou même les journalistes dehors, on ne veut voir personnes si non c’est pas bon » m’a lancé un gendarme alors que je m’apprêtais à interroger un syndicaliste.
Par ailleurs les négociations initiées par la structure de veille, de la crise en cours ont reprit à l’hémicycle guinéen. Ont prit part à la rencontre, les présidents des institutions républicaines, les représentants des confessions religieuses, le conseil économique et social, le conseil nationale de la communication. Pour la première fois cette négociation a été élargie aux partis politiques en Guinée, et à la chambre nationale d’agriculture. Ce sont en toute une trentaine de partis politiques qui ont répondu à l’appel. Les membres des structure de veille ont tenu d’abord à écouter tous les leaders politiques sur les points de vue de sorti de crise. Tour à tour ont prit la parole, Charles Pascal Tolno de PPG, Cellou Dallein Diallo de l’UFDG, Jean Mari Doré de l’UPG, Sékou Konaté de PUP et d’autres.
Certains leaders ont demandé a rencontré les syndicats dans la salle, mais le président de la Assemblée Nationale Aboubacr Somparé, dira que ce n’est pas possible pour le moment et que les rencontres se passent de façon différentes. Les leaders ont tous dit qu’ils ne sont pas d’accord avec l’avis de grève des syndicats et demandent donc l’annulation dudit avis de grève pour le 10 Janvier.
Parmi les propos tenus, on pouvait entendre les leaders de l’opposition tels que :
Charles Pascale Tolno de PPG « Il est temps que la Guinée cesse d’aller de crise en crise »,
Sékou Konaté, SG du PUP « Le palabre va continuer tant que la vérité n’aura pas été dite »
Ismaël Condé du PRPA AG, lié au PDG « Les partis politiques sont exclus des débats politiques. Ils ne jouent plus leur rôle »
Jean Marie Doré SG du UPG «La grève est une bombe atomique des syndicalistes. Il faut qu’il soit possible de vivre de manier organisé dans ce pays »
Cellou Dallein Diallo, président de l’UFDG « Nous demandons à l’inter centrale de supprimer l’avis de grève. »
Dittin Diallo du parti PUD « Je pense qu’on ne doit pas envoyer les gens à la boucherie si on ne peut pas gérer une situation »
En fin d’après midi, les négociations continuaient entre les syndicalistes et la structure de veille pour trouver une solution.
Depuis le palais de peuple
Par Lansana A. Camara
Correspondant de www.nlsguinee.com à Conakry
Pour www.nlsguinee.com