mardi 08 janvier 2008
A un moment ou’ tout le pays doit s’attendre au combat contre l’ennemi commun, c’est la grande déception. Chacun tacle l’autre, parce qu’il a été’ le premier a’ tacler. Alors que celui qui tacle tout le monde depuis un quart de siècle, continue a’ se moquer en se fortifiant davantage. La politique a’ la page aujourd’hui, c’est qu’il faut nuire a’ l’adversaire pour laisser l’ennemi en paix. Une politique sublime !
En attendant, la Guinée elle, doit continuer à être dépouillée, divisée, humiliée, par la présence d’une chaise occupée par un vide qui nuit a’ tout un peuple. Eh Mmaridji !!!,
A quand la fin de tout ce mal ; le moment pour la Guinée de se comparer au monde de la tranquillité et du progrès?
Cinquante ans de souffrance ne suffisent toujours pas a’ créer l’unanimité contre un pouvoir décadent, arbitraire et corrompu. Trois cents victimes, surtout par défaut d’hommes en uniforme, les civils pour leur part, manquent d’unité sur l’essentiel. Eux qui auraient pactisé avec le « diable » pour se débarrasser du démon, afin d’au moins venger les innocentes victimes récentes, ajoutées aux moins récentes et finalement engendrer le changement de régime.
Le problème Guinéen n’est-il pas mieux résolu quand le pays est débarrassé de Conté ?
Il est vrai que l’opinion est déçue de la manière dont le Pm et le syndicat continuent a’ observer la feuille de route. Leur tort, ajoute’ au notre ne nous donne toujours pas raison. Toute entente contre Conte est un moindre mal, au jour ou’ nous sommes.
N’est-il pas mieux de se débarrasser du plus redoutable, et ensuite faire face aux discordes internes ? Quelles possibilités avons-nous en tant qu’ensemble d’évincer un pouvoir central aussi autocratique, si ce n’est par la force d’un mouvement de masses plus ou moins similaire aux mois de janvier-février 2007, malgré les défaillances ?
Peut-être il y a lieu, en décrétant la grève, de tirer des leçons sur les causes de l’échec.
Avec les ingrédients actuels, ne serait-il pas mieux de persévérer avec de nouveaux moyens plus pacifiques, mais plus consistants ? Quelle substance gagnons-nous en nous opposant a’ un mouvement de masses qui donne des chances a’ conjuguer au passe’ l’une des dictatures les plus arriérées du continent ? N’y a-t-il pas un moindre mal, quelque soit son nom et les conditions ?
Que Dieu protège la Guinée.
Lamine Sununu Kaba
Washington DC, USA
Pour www.nlsguinee.com