lundi 07 janvier 2008
Syndicalistes et gouvernement absents. Passation de service attendu au ministère de la communication.
Ce lundi 07 décembre, il s'est tenu une grande rencontre de concertation pour la résolution de la crise actuelle dans le gouvernement. Les présidents des institutions républicaines avaient fait appel à la structure de veille à travers un communiqué radiodiffusé hier.
Ainsi, étaient présents dans la salle, le président de la Assemblée nationale Aboubacar Somparé, le président du conseil économique et social Michel Kamano, le président de la cour suprême Lamine Sidimé et d’autres invités de marques.
Toutefois le gouvernement et les syndicats n’étaient pas représentés, selon une source bien informée l’inter centrale était en discussion avec l’équipe gouvernementale, à la primature. Il y avait également les chefs religieux et le patronat guinéen dirigé par Youssouf Diallo. Devant cette absence notoire des syndicalistes et du gouvernement, la réunion, n’a pu être tenue comme prévu. Et pour tous travaux, c’est le président de la Cour Suprême, Me Lamine Sidimé qui fera un compte rendu des différentes démarches entamées jusque là pour la résolution de la crise. Selon lui, le président reste encore ferme sur sa décision de limogeage de Justin Morel Junior à la tête du ministère de la communication et des NTIC. Et pour convaincre au nom du président de la république, Lamine Sidimé dira que le chef de l’Etat n’était pas du tout content de l’attitude du gouvernement qui, on le sait avait démentit l’authenticité de son discours de l’an. Voici, le goûte d'eau qui a fait déborder la vase.
A présent selon certaines informations qui circulent actuellement dans la cité, la passation de service entre le ministre de la communication sortant Justin Morel Junior et celui entrant Issa Condé se déroulera dans la l’après midi au ministère de la communication et des nouvelles technologies d'information, à Boulbinet auprès du camp militaire des bérets rouge" Koundara" dans l’enceinte de la RTG.
Aux dernières nouvelles, aucune solution favorable n’est encore trouvée et par le gouvernement encore moins par la structure de veille jusque là muette.
Pendant ce temps, la date butoir de l’ultimatum du 10 janvier, lancée dans l’avis de grève des syndicalistes s’approche à petit pas. C’est autant dire que si rien n’est fait d’ici le jeudi, le pays risque de nouveau d’entrer dans un mouvement de revendication et de révolte populaire, dont les conséquences seront catastrophiques au point de vu humain et matériel.
Cependant, cet appel des syndicalistes risque de ne pas être entendu par les populations car les principaux partis politiques ainsi qu’une bonne partie des guinéens trouvent que les syndicalistes se transforment de plus en plus en comité de soutien à Lansana Kouyaté et à son gouvernement qui, à son tour, n’a pas respecté la feuille de route.
Attendons de voir, nous vous tiendrons au courant de l'évolution de la situation les jours à venir.
Par Lansana A. Camara
Correspondant de www.nlsguinee.com à Conakry
Pour www.nlsguinee.com