lundi 07 janvier 2008
Voici presqu'un an que le peuple de guinée sous la direction des syndicalistes et de la société civile, se levait comme un seul homme contre le gouvernement incapable, partiale du général Conté, pour réclamer ses droits les plus légitimes: son droit à la liberté, son droit à l'eau, à l'électricité, à la libre circulation, en un mot son droit au bien-être.
Tous ces droits bafoués par le régime de Conté pendant 23 longues années ne pouvaient être résolus en un seul jour, mais la seule mesure qui pouvait aider à calmer les esprits et permettre à la guinée de prendre un nouvel élan dans le processus de développement du pays était bel et bien le départ inconditionnel de Conté et de son groupe de détourneurs de deniers publics. Mais hélas, nous nous sommes arrêtés à mi-chemin et nous avons plutôt accepter la nomination d'un premier ministre et surtout d'oublier les centaines de morts et des milliers de blessés que nous avons eu durant cette grève.
Il y a eu plein d'erreurs commises lors de ces grèves qui ne favorisaient que la maintenance du Général au pouvoir, et aussi lui permettre de reconstituer son équipe de malversateurs et de fossoyeurs.
Le peuple de guinée avait regretté quelques mois après son acte car l'espoir du changement qui s'était pointé à l'horizon avait fini par se dissiper le plus rapidement que possible.
Notre acte de trahison des martyrs avait découragé tous ceux qui, à travers le monde ont soutenu ce mouvement. Et l'on se pose depuis lors la question de savoir si le guinéen veut réellement le changement.
La guinée étant un pays béni et aimé par le bon Dieu, fait face en ce moment à une autre manifestation de la puissance divine.
Le bon Dieu nous octroi une autre chance de rectifier les tires et surtout de corriger les erreurs commises lors des premières grèves de 2007.
Nous avons un président qui n'a aucune connaissance sur le fonctionnement des structures gouvernementale et républicaines; ce qui compte pour le général c'est envoyer l'argent quant il le demande et cela dans les minutes qui suivent. Cela ne doit pas être étonnant car c'est exactement comme cela que ça se passe dans l'armée, et n'oublions pas que nous sommes tous militaires de l'armée guinéenne sous le commandement d'un général qui donne des ordres et l'on exécute sans hésitation ni murmures.
Il faut que le général parte pour que l'on bouge, il faut que le général parte pour que l'on puisse créer une guinée unie et prospère, dotée d'un Etat de droit et de liberté.
Cette seconde chance de la part du bon Dieu serait-il la dernière?
Profitons-en et agissons !
Par Malick Diané
Depuis Columbus-Ohio
Pour www.nlsguinee.com