dimanche 06 janvier 2008
Les populations guinéennes se préparent à revivre des moments de tensions en prévision de la grève que les centrales syndicales guinéennes ont annoncée vendredi pour le 10 janvier 2008, pour dénoncer « les violations » du protocole d’accord du 27 janvier 2007, a constaté APA.
Déjà samedi, les établissements scolaires étaient déserts dans la capitale Conakry, les parents d’élèves ayant par précaution décidé pour la plupart de garder leurs enfants à la maison, craignant d’éventuels troubles dans la cité, a constaté APA sur place.
Les commerces ont rouvert après une fermeture provoquée par les manifestations qui ont marqué la journée du vendredi dans certains quartiers de Conakry, notamment à Matam, Matoto, et Bambeto.
Des villes de l’intérieur du pays avaient également connu des soubresauts, comme Kankan, en Haute Guinée et N’Zérékoré en Guinée Forestière.
Cecé Loua, le maire de N’Zérékoré a déclaré à APA que le calme est revenu dans sa ville, et qu’il y avait eu plus de peur que mal, suite à la panique qui s’était emparée des populations de N’Zérékoré dans la journée du vendredi, après le limogeage la veille du ministre de l’Information et des Nouvlles Technologies de la Communication (NTIC), Justin Morel Junior.
Face à la menace de grève lancée par les syndicalistes au terme d’une réunion qui s’est tenue vendredi à la bourse du travail, pour le 10 janvier prochain, les populations se préparent comme elles le peuvent à revivre le scénario de l’année dernière.
Celles qui disposent de moyens financiers font déjà des provisions, en achetant du riz, denrée de base des Guinéens, dont le prix a subi une hausse à cause de la tension qui règne en ce moment dans le pays.
Ainsi de 120 000 francs guinéens, soit près de 12 000 FCFA, le sac de 50 kg a grimpé jusqu’à 130 000 francs guinéens dans certains magasins de la capitale.
Les fonctionnaires ne cachent pas leur impatience, pour n’avoir pas encore perçu leurs salaires du mois de décembre.
Ces préparatifs se déroulent également à Labé, ville située à près de 400 km de Conakry, en Moyenne Guinée, a déclaré à APA, un responsable local de l’Organisation Guinéenne des Droits de l’Homme (OGDH).
Cette ville s’était illustrée lors de la grève de l’année dernière par une forte mobilisation de ses habitants en faveur du changement.
Par APA-Conakry
Pour www.nlsguinee.com