samedi 05 janvier 2008
Les établissements scolaires sont restés fermés ce samedi dans la capitale guinéenne, les parents d’élèves ayant, par précaution, décidé pour la plupart de garder leurs enfants à la maison, craignant d’éventuels troubles, a constaté APA sur place.
Les commerces ont rouvert après une fermeture provoquée par les manifestations de la journée de vendredi dans certains quartiers de Conakry, notamment à Matam, Matoto, et Bambeto.
Des villes de l’intérieur avaient également connu des soubresauts, comme Kankan, en Haute Guinée, et NZérékoré en Guinée forestière.
Cecé Loua, le maire de NZérékoré, a déclaré à APA que le calme était revenu dans sa ville suite à la panique qui s’est emparée des populations au lendemain du limogeage du ministre des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC), Justin Morel Junior.
Face à la menace de grève lancée par les syndicalistes pour le 10 janvier, au terme d’une réunion qui s’est tenue vendredi à la Bourse du travail, les populations se préparent comme elles peuvent à revivre la situation de paralysie des activités de l’année dernière.
Celles qui disposent de moyens financiers font des provisions en achetant du riz, denrée de base des Guinéens, dont le prix a subi une hausse à cause de la tension qui règne en ce moment dans le pays.
Ainsi de 120 mille francs guinéens, soit près de 12 mille FCFA, le sac de 50 kg a grimpé à 127 voire 130 mille francs guinéens francs dans certains magasins de la capitale.
Les fonctionnaires ne cachent pas leur impatience, les salaires du mois de décembre n’étant pas encore versés.
Les préparatifs auraient commencé aussi du côté de Labé, ville située à 400 km de Conakry, en Moyenne Guinée, à en croire un responsable local de l’Organisation des Droits de l’Homme (OGDH), qui s’est confié à APA.
Les habitants de cette ville s’étaient illustrés dans leur ardeur dans la lutte pour le changement en Guinée.
Par APA-Conakry, Guinée
Pour www.nlsguinee.com